2019 : Un 3e congrès Choosing Wisely Canada en collaboration avec l’AMQ

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2019 : Un 3e congrès Choosing Wisely Canada, en collaboration avec l’AMQ

2019 marquera une autre étape importante des travaux de l’Association médicale du Québec (AMQ) dans le domaine du surdiagnostic. Après avoir sonné l’alarme au sujet de l’optimisation de la pratique clinique en 2013, organisé le 1er Symposium québécois sur le surdiagnostic en 2014, été l’hôte de la 5e édition de la conférence internationale Preventing Overdiagnosis à Québec en 2017, l’AMQ organise avec Choosing Wisely Canada la 3e édition de la conférence annuelle de cette organisation qui se tiendra en mai 2019 à Montréal.

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C’est un mariage tout naturel entre les deux organisations puisqu’elles travaillent de concert à la réduction des tests et des traitements inutiles dans les soins de santé depuis le tout début de la campagne Choisir avec soin en 2014. Le dossier prenant de l’ampleur, Choosing Wisely Canada a créé depuis des chapitres dans chacune des provinces canadiennes afin de s’assurer que son mandat et ses actions s’enracinent partout au Canada. Ces chapitres sont chapeautés par différents organismes selon les provinces. Au Québec, l’AMQ coordonne les activités de Choisir avec soin Québec afin de développer une vision provinciale sur la pertinence des soins médicaux et d’agir concrètement pour lutter contre le surdiagnostic. L’AMQ travaille en partenariat avec la Direction collaboration et partenariat patient (DCPP) de l’Université de Montréal, l’Alliance des patients pour la santé du Québec, ainsi que les facultés de médecine de l’Université Laval et de l’Université McGill.

Cet enjeu incontournable qu’est le surdiagnostic suscite de plus en plus d’intérêt, comme le prouve le nombre de participants aux deux premières éditions du congrès de Choosing Wisely Canada : l’événement qui se tenait à Calgary en 2017 a accueilli près de 300 participants, celui de Toronto en 2018, 350 personnes. Et l’AMQ était bien présente à ces deux congrès !

L’édition 2019 ne sera pas en reste. Conférences, ateliers de travail, réseautage, développement des compétences et partage d’expériences seront au rendez-vous lors de ce congrès bilingue. Les participants pourront obtenir des crédits DPC. Deux représentantes de l’AMQ font partie du comité organisateur : Dre Guylène Thériault, membre du conseil d’administration de l’AMQ et conférencière sur les sujets du surdiagnostic, du dépistage et de la décision éclairée, ainsi que Mme Audrey Leduc, coordonnatrice aux projets de pertinence clinique. L’AMQ collabore au processus de sélection des conférenciers, à l’organisation de l’événement ainsi qu’à sa promotion auprès des médecins, des ordres professionnels dans le domaine de la santé, des organismes de patients et des partenaires du réseau de la santé.

Surveillez les prochaines parutions de l’AMQ-info. Nous vous y dévoilerons bientôt le thème du congrès Choosing Wisely Canada 2019, son programme ainsi que les modalités d’inscription !

 

Collectif : l’AMQ poursuit ses rencontres avec les chefs des partis

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Collectif : l’AMQ poursuit ses rencontres avec les chefs des partis

L’Association médicale du Québec (AMQ) et ses partenaires du Collectif, l’Alliance des patients pour la santé (APS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux (ACSSSS) ont rencontré au cours de l’été les chefs du Parti québécois et de Québec Solidaire pour leur présenter les actions prioritaires proposées pour améliorer le système de santé. Le Collectif avait aussi auparavant déjà rencontré les porte-paroles en santé des différents partis d’opposition, le ministre de la Santé et des Services sociaux ainsi que plusieurs organismes et d’anciens ministres et sous-ministres de la santé.  

Ces rencontres ont permis de constater que plusieurs aspects des programmes des différentes formations politiques rejoignent les thématiques des actions prioritaires du Collectif (lire Élections 2018 : Les actions prioritaires en santé), cependant certaines solutions qu’ils prônent n’y répondent pas ou sont même en opposition avec les directions et actions recommandées.

Le Collectif estime que le système de santé vit une crise profonde et qu’il nécessite des correctifs urgents.

Parmi ses actions prioritaires, il propose une réorganisation des services de première ligne et rappelle l’importance de mettre autant d’efforts, d’énergie et de ressources en prévention que ce qui est consacré aux soins et aux services eux-mêmes. 

Il est aussi nécessaire de revoir les modes de rémunération des médecins pour favoriser le travail d'équipe et la collaboration avec les autres professionnels ainsi que les modes de financement du système de santé.

De plus, les prochaines initiatives en matière de gouvernance doivent permettre de rapprocher les prises de décisions du terrain, de la population, des patients et des usagers.

Enfin, il faut miser sur la relève et pour cela améliorer l’organisation et les conditions de travail et de pratique afin d’éliminer la précarité, d’éviter la surcharge et d’assurer un milieu de travail sain.

De l’importance de soutenir les médecins gestionnaires

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De l’importance de soutenir les médecins gestionnaires

Michele PelletierChef de service d’urgence, membre de l’exécutif d’un Conseil des médecins, dentistes et pharmaciens (CMDP), directrice des services professionnels (DSP), consultante en gestion, directrice de l’organisation des services et des affaires médicales à l’AQESSS (la défunte Association québécoise d'établissements de santé et de services sociaux) : la carrière en gestion de la Dre Michèle Pelletier est impressionnante. Aujourd’hui encore, la trésorière du conseil d’administration de l’Association médicale du Québec se passionne pour cette pratique indispensable dans le réseau de la santé, mais trop souvent mal aimée des médecins. Elle siège au comité exécutif pour le Regroupement de médecins gestionnaires. Ce regroupement créé en 2015 guide les décisions et les actions de l’AMQ en matière de soutien et de réseautage pour les médecins gestionnaires.

AMQ : Pourquoi est-ce important pour vous de vous engager auprès des médecins gestionnaires?

Dre Pelletier : Les médecins se retrouvent gestionnaires par intérêt personnel ou parce qu’ils ont un leadership naturel, mais souvent ils ne sont pas formés pour cela. Alors, ils se retrouvent directement dans une situation de gestion sans aucune expérience et sans jamais avoir joué un rôle de type « cadre intermédiaire » comme c’est la règle dans les autres directions. Les médecins ne sont donc pas ou peu préparés et peu ou mal soutenus. Pourtant, quand ils acceptent un poste de gestionnaire, ils ont la possibilité de faire avancer beaucoup de choses en matière d’accès, de qualité, de pertinence et de performance.

AMQ : Pour le Regroupement de médecins gestionnaires, si le système de santé veut améliorer sa performance, il doit miser sur la cogestion entre le corps médical et l’organisation des établissements. Pouvez-vous nous en dire plus?

Dre Pelletier : Si l’on veut que les établissements soient plus performants, il faut que les médecins jouent leur rôle de gestionnaire de façon synchronisée avec l’organisation des établissements. Autrement, sur le terrain, il y a des tensions. Quand les médecins font de la gestion, c’est souvent pour gérer leur département, mais ils le font rarement avec une vision globale de ce que cela signifie pour l’établissement. Aussi, ils peuvent lancer des projets qui selon eux sont porteurs en matière de qualité ou de pertinence, mais l’établissement ne suit pas toujours. De leur côté, les établissements peuvent prendre des mesures pour améliorer l’accès, mais si les médecins gestionnaires ne sont pas impliqués, cela ne donnera rien. Pour arriver à la plus grande efficacité possible, il faut que l’organisation de l’établissement et celle du monde médical se synchronisent. C’est de cela que dépend l’avenir.

AMQ : Après la réforme qu’a subie le réseau de la santé, où est la place de la cogestion et du leadership médical?  

Dre Pelletier : Lors de la réforme structurelle de 2015, les nouveaux plans d’organisation des établissements, en grande partie imposés par le MSSS, prévoyaient des structures par secteurs d’activité traditionnels, alors que dans les établissements à cette époque, l’AQESSS testait des modèles de cogestion par programme clientèle. Ainsi on avait par exemple des cogestionnaires pour les personnes âgées ce qui leur permettait de couvrir tout le continuum de soins, que ce soit à l’urgence, à l’hôpital, en réadaptation, en hébergement, etc. Et ce modèle de cogestion peut aussi s’appliquer à de plus petites unités de gestion. Pendant les trois dernières années, il y a eu tellement de changements que les gestionnaires ne pouvaient pas vraiment faire autre chose que de s’adapter à la réforme, aux nouveaux établissements et à leur taille, au nouvel environnement et aux nouvelles structures. Aujourd’hui, avec le Comité exécutif du Regroupement de médecins gestionnaires, on s’entend pour dire qu’il faut revenir à ce que l’on voulait mettre en place avant, et donc qu’il faut former des équipes à être cogestionnaires. Nous travaillons donc sur des modules de formation qui au-delà du b.a.-ba de la gestion et des lois sur la santé, seront communs aux médecins gestionnaires et aux gestionnaires d’établissement. 

AMQ : Et plus généralement, quel type de gestion devons-nous mettre en place pour l’avenir du réseau?

Dre Pelletier : Il faut une gestion beaucoup plus décentralisée, mais avec des objectifs de performance clairs, réalistes, mesurables, les bases de la bonne gestion finalement.  Nous devons donc développer des indicateurs de résultats transparents, connus de tous, adoptés par tous, et suivre publiquement leur degré d’atteinte. Il faut aussi former les médecins gestionnaires et les gestionnaires d’établissements à se comprendre, car la plupart du temps, ils ne parlent pas le même langage. Avec une formation adéquate, les médecins deviennent plus compétents et plus stratégiques, ce qui leur permet de participer davantage à l’organisation des établissements. Or, c’est important, parce que si les médecins n’ont pas l’impression de pouvoir faire changer les choses, ils ne s’impliquent pas.

AMQ : Qui doit développer les indicateurs de résultats ?

Dre Pelletier : Il est certain que le ministère de la Santé et des Services sociaux devrait jouer son rôle dans ce domaine. Les indicateurs développés jusqu’à maintenant sont plus basés sur des volumes liés à des attentes électorales que sur les bénéfices réels pour la santé de la population. En partenariat avec le Commissaire à la santé et au bien-être et des organismes comme l’INESSS et l’AMQ, le ministère devrait se donner les moyens de développer des indicateurs de performance basés sur les données probantes. Une fois rendus publics, ils permettraient aux établissements de se comparer entre eux et cela créerait une certaine compétition ou à tout le moins une émulation qui pousserait les établissements à viser l’excellence et à s’entraider pour y arriver.

AMQ : Pourquoi est-il important que l’AMQ continue de s’investir dans la formation des gestionnaires?

Dre Pelletier : Compte tenu de la mission de l’AMQ et de ses actions relatives à la formation en leadership médical, au professionnalisme médical, à la gouvernance clinique et au surdiagnostic, il apparaît naturel que l’AMQ développe des services à l’intention des médecins gestionnaires. De plus, l’AMQ est le seul regroupement et le seul organisme qui a l’objectivité et la neutralité nécessaires pour envisager une formation dans un but de cogestion. Bien sûr, il faut que les médecins soient bien outillés en matière de sens tactique et de sens politique, mais il faut aussi que les gestionnaires d’établissement de leur côté apprennent à partager le pouvoir. Les deux groupes doivent comprendre les contraintes de l’autre groupe et voir ce qu’ils peuvent faire ensemble, d’où l’importance de les soutenir et de les former ensemble, et ce, à tous les niveaux, que ce soit pour un poste de cadre supérieur ou celui d’un directeur dans un GMF.

AMQ : Qu’est-ce qu’un bon gestionnaire en 2018?

Dre Pelletier : Pour moi, le plus important est qu’un gestionnaire comprenne qu’il ne peut pas grand-chose seul. Il doit d’abord toujours être à l’écoute de la clientèle et des besoins de la population. Après, bien sûr son rôle c’est d’avoir une vision globale, de donner les orientations et de bien communiquer pour être compris. Il est important qu’il choisisse bien ses collaborateurs et ses employés, qu’il leur fasse confiance et leur donne de la rétroaction en continu. C’est lui qui peut donner tout leur sens aux actions entreprises et il est important que ceux qui travaillent avec lui sachent où il va. Enfin, il ne faut pas oublier de célébrer les succès.  

 

 

Élections 2018 : des candidats médecins

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Élections 2018 : des candidats médecins

Dr Gaétan Barrette – PLQ

COLLINE Gaetan BarretteCandidat dans la circonscription de La Pinière

Gaétan Barrette est diplômé en médecine et en radiologie diagnostique à l'Université de Montréal, après avoir entamé son parcours universitaire à l'Université de Grenoble, en France. Il a aussi complété un fellowship en radiologie vasculaire et interventionnelle à l’université de San Diego.   

Il commence sa carrière à l’Hôpital de Chicoutimi avant d’exercer à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont et devient aussi copropriétaire de deux cliniques privées de radiologie.

Gaétan Barrette a été président de l'Association des radiologistes du Québec de 1998 à 2006 et président de la Fédération des médecins spécialistes du Québec de 2006 à 2014.

Lors de l'élection générale québécoise de 2012, il est candidat pour la Coalition Avenir Québec dans la circonscription de Terrebonne. Élu député libéral dans La Pinière en avril 2014, il est nommé ministre de la Santé et des Services sociaux du cabinet Couillard.

Dr Philippe Couillard – PLQ

COLLINE couillard philippe petitCandidat dans la circonscription de Roberval

Diplômé en médecine en 1979 et en neurochirurgie en 1985 de l'Université de Montréal, Philippe Couillard est le chirurgien-chef du Service de neurochirurgie de l'Hôpital Saint-Luc de 1989 à 1992 et est cofondateur du Service de neurochirurgie de Dhahran, en Arabie saoudite, où il travaille de 1992 à 1996. Il est professeur à la Faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke de 1996 à 2003, ainsi que chirurgien-chef et directeur du Département de chirurgie du Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke de 2000 à 2003.

Élu député libéral dans Mont-Royal en 2003, Philippe Couillard a été réélu dans Jean-Talon en 2007. Il a été ministre de la Santé et des Services sociaux dans le cabinet Charest d’avril 2003 à juin 2008. Élu député dans la circonscription de Roberval en avril 2014, il devient par le fait même le 31premier ministre du Québec.   

Dr Éric Tremblay – PQ

COLLINE eric tremblay 500x500Candidat dans la circonscription de Repentigny

Diplômé en médecine en 1991 à l’Université McGill, le Dr Éric Tremblay complète sa certification en médecine de famille au Centre hospitalier St-Mary’s, en 1993.

Il exerce toute sa carrière comme médecin traitant dans cet établissement montréalais aux soins intensifs, en médecine hospitalière et en soins palliatifs. Il se consacre par ailleurs, de 2004 à 2006, aux soins à domicile pour le CLSC Plateau Mont-Royal et travaille aux urgences d’un établissement hospitalier en Australie pendant un an.

Depuis 2016, le Dr Tremblay siège au conseil d’administration de Médecins québécois pour le régime public (MQRP) 2016. Il en est le vice-président depuis 2017.

Dr Lionel Carmant - CAQ

COLLINE CarmantCandidat dans la circonscription de Taillon

Diplômé en médecine de l’Université de Sherbrooke en 1986, puis en neurologie pédiatrique de l’Université McGill en 1992, Lionel Carmant complète aussi un fellowship en épilepsie pédiatrique à l’Université de Harvard en 1994.

Professeur de neurosciences et de pédiatrie à l’Université de Montréal, Lionel Carmant occupe également le poste de directeur du service de neurologie au CHU Sainte-Justine ainsi que celui de directeur médical du projet CIRENE, qui vise à améliorer le dépistage et l’intervention auprès d’enfants ayant des troubles de neurodéveloppement.

Le Dr Carmant fait de la recherche translationnelle sur les mécanismes des dommages cérébraux induits par l’épilepsie causant non seulement une déficience intellectuelle, mais aussi l’autisme en combinant recherche fondamentale et clinique.

 

 

Élections 2018 : les actions prioritaires en santé

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Élections 2018 : les actions prioritaires en santé

Face aux problèmes persistants du système de santé et de services sociaux québécois, des organismes dont la culture, la mission et les positions sont pourtant divergentes ont jugé nécessaire d’unir leurs voix. Un des principaux objectifs de ce Collectif est de faire émerger un débat constructif sur les enjeux du système de santé. Pour faciliter la tâche du prochain gouvernement, l'Alliance des patients pour la santé (APS), l'Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux (ACSSSS), l'Association médicale du Québec (AMQ) et la Confédération des syndicats nationaux (CSN), ont réussi à dégager des consensus autour d’actions prioritaires.

Ces actions complémentaires vont dans cinq directions :

  • La première ligne
  • La prévention
  • Les modes de rémunération et de financement
  • La gouvernance
  • La relève

Pour en apprendre plus sur les actions prioritaires prônées par le Collectif, consultez notre série d’animations.

 

 

 

 

 

Est-ce que les promesses en santé pourraient influencer votre vote aux prochaines élections?

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Faut-il revoir l’organisation des soins aux aînés ?

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En partant à la rencontre des médecins dans leur milieu, l’AMQ a pu constater que nombre de ses membres s’investissent dans l’amélioration des soins et services au quotidien. De belles initiatives voient le jour un peu partout. Certaines gagneraient à être implantées ou adaptées ailleurs, mais pour cela encore faut-il savoir qu’elles existent! 

Si vous avez mis en place un projet qui mériterait d’être connu ou si vous connaissez des collègues membres qui l’ont fait, n’hésitez pas à communiquer avec l'AMQ. Cela nous fera plaisir de présenter vos réussites.

Faut-il revoir l’organisation des soins aux aînés ?

Stéphane LemireD’ici 2031, on estime que le Québec comprendra plus de deux millions de personnes de 65 ans et plus. Si le système de santé québécois veut être en mesure de prendre en charge la santé de ses aînés, il doit se transformer. Alors que le gouvernement fédéral vient de nommer Mme Filomena Tassi, Ministre des Aînés (lire l’article Une nouvelle ministre pour les aînés au Canada), au Québec on mise sur le maintien à domicile des aînés avec une première politique gouvernementale sur le vieillissement : Vieillir et vivre ensemble, chez soi, dans sa communauté, au Québec.

Pourtant, selon certains, la façon dont on pratique la gériatrie au Québec pourrait être bonifiée afin d’offrir aux aînés des services en santé plus appropriés. Gériatre et membre de l’AMQ, le Dr Stéphane Lemire, par exemple, a essayé pendant deux ans une nouvelle approche avec la gériatrie sociale. Pour lui, il existe « des lacunes dans l’organisation des soins aux aînés, notamment le manque de proximité des services dans les communautés. »

Vers plus d’autonomie décisionnelle des aînés

Avec la gériatrie sociale, le Dr Lemire estime que l’on maximise l’autonomie des personnes. Elle permet en effet d’intégrer les soins médicaux dans une approche globale de la santé de l’aîné avec des composantes de prévention, de diagnostics et l’établissement d’un plan de réhabilitation au besoin. Or, si les services actuels recoupent une partie de cela, ils n’offrent pas tout et surtout pas nécessairement dans le respect inconditionnel de la volonté des aînés. La gériatrie sociale, elle, permet de ne pas juste tenir compte de l’autonomie fonctionnelle, mais aussi de l’autonomie décisionnelle.

« J’ai vu plusieurs personnes qui avaient des problèmes iatrogéniques, causés par une approche biomédicale traditionnelle dans laquelle on vise des chiffres de pression par la médication sans prendre en compte la qualité de vie », explique le Dr Lemire.

Donner des soins aux aînés ne consiste pas seulement à redonner la santé aux patients, que ce soit en diminuant les symptômes de certaines maladies, ou en améliorant leur autonomie, mais aussi à faire un suivi en matière de qualité de vie et de participation sociale quand ils retournent chez eux. Dans un milieu communautaire, un patient va faire des activités, entrer en contact avec des gens et être en mesure de se rebâtir un réseau. « Il y a beaucoup d’isolement, de solitude chez les personnes aînées, et les prendre en charge ne consiste pas seulement à ajuster leurs médicaments ou faire appel à un ergothérapeute pour les évaluer, mais aussi parfois de donner un sens à leur vie », précise le Dr Lemire.

De l’importance de la proximité des soins

Un des fondements de la gériatrie sociale est la proximité des intervenants avec les aînés et le recours à toute une équipe interdisciplinaire traditionnelle, avec des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des travailleurs sociaux, etc., qui les suivent. Trop souvent, dans notre réseau de santé, on dirige les personnes âgées vers des ressources en fonction de leur niveau de santé ce qui les force à s’adapter à de nouveaux soignants et des équipes dont ils ne comprennent pas toujours le fonctionnement.

Les intervenants communautaires connaissent bien les personnes et souvent ils les ont vus développer des maladies chroniques, être hospitalisés, retourner à la maison, subir une perte d’autonomie, etc. Toute cette connaissance est importante et rien ne peut la remplacer : « Quand on n’a pas d’ancrage dans la communauté, comme médecin, que ce soit en gériatrie ou en gériatrie sociale, on manque tout ce savoir », souligne le Lemire.

Pendant deux ans, cette approche a été utilisée dans un centre communautaire de la Basse-Ville de Québec, dans le quartier Saint-Roch, et cela s’est révélé très concluant. Mais l’expérience a tourné court, faute d’avoir trouvé un moyen pour arrimer la gériatrie sociale à une structure existante dans le réseau.

« Il y a plusieurs obstacles financiers à l’implantation de la gériatrie sociale. Elle ne peut pas être soutenue que par la communauté, donc il doit y avoir un certain partage de ressources avec le service public, sans pour autant que le réseau public prenne le contrôle absolu de ces services », précise Élie Belley-Pelletier, le directeur général de la Fondation AGES qui participait au projet lancé par le Dr Lemire.

Des enjeux spécifiques

Les deux hommes sont donc retournés à leur table à dessin. « L’idée reste d’amener l’expertise de la gériatrie dans la communauté. Tout le monde est d’accord sur la nécessité de rapprocher les soins des personnes dans les milieux de vie », relate le Dr Lemire. Ainsi, cette fois, le gériatre veut se concentrer sur une dyade médecin-infirmière pour amener l’expertise gériatrique dans la communauté.

Pour toutes sortes de raisons, notamment la peur d’attraper des maladies ou de se faire placer, mais aussi parfois parce qu’elles ont reçu des services qui ne correspondaient pas réellement à leur réalité, les populations vulnérables consultent plus tard « quand la situation est pire ». En étant dans leur milieu de vie, cette dyade serait en contact avec les intervenants, une proximité nécessaire puisque « ce sont souvent eux qui préviennent que telle ou telle personne a changé », explique le Dr Lemire.

Autres enjeux des soins aux aînés: le nombre de gériatres – pas assez nombreux pour travailler à la fois à l’hôpital et en communauté – mais aussi le fait que cette spécialité n’est pas forcément celle qui attire le plus les étudiants. Deux problématiques reliées pour le Dr Lemire, puisque la gériatrie est « super intéressante », mais que la façon dont on donne les soins en gériatrie en ce moment n’est pas « stimulante. [...] Ce n’est pas normal, comme gériatre d’être un spécialiste en maladie chronique et en perte d’autonomie, mais de s’occuper des gens exclusivement à l’hôpital le temps de leur hospitalisation », précise-t-il.

Bref, les étudiants en médecine se rendent vite compte de la différence entre ce qu’est le rôle du gériatre et ce qu’on leur fait faire sur le terrain. Et cela n’a rien à voir avec une question d’âgisme. Le Dr Lemire reconnaît qu’il y en a dans le réseau comme partout dans la société, mais ne pense pas que « les médecins n’aiment pas soigner les aînés, et heureusement, car ils représentent 50 % des patients dans les hôpitaux et 25 % à 40 % de la pratique des médecins ».

 

 

IFMSA 2018 : des échanges internationaux sur des thèmes universels

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IFMSA 2018 : des échanges internationaux sur des thèmes universels

Plus de 800 étudiants en médecine de partout dans le monde se sont rencontrés à Montréal, du 2 au 5 août derniers, lors de la tenue du Symposium de la santé de la Fédération internationale des associations d’étudiants en médecine (IFMSA). L’Association médicale du Québec (AMQ) est très fière d’avoir été le commanditaire principal de l’événement car elle considère que les étudiants en médecine, future génération de médecins d’où qu’ils soient à travers le monde, sont l’avenir de la profession. Mais aussi parce que le thème progressiste de cette année, la responsabilité sociale, concorde avec la vision et la mission de l’AMQ.

Une soirée de lancement inspirante

Lors de la soirée d’ouverture, Mme Claudel P-Desrosiers, présidente du Symposium et membre de l’AMQ, a livré un message stimulant. Pour elle, cette association a les moyens de ses ambitions, ne serait-ce que parce qu’elle est capable de faire naître des amitiés internationales, de permettre à ses membres de grandir ensemble et de développer leur potentiel en plus d’être une source d’inspiration les uns pour les autres. Bref, de permettre à ces futurs médecins de devenir des leaders qui ont compris qu’ils ont une responsabilité sociale qui va au-delà de la santé des populations.

IFMSA COMITE ORGANISATEUR

Le comité organisateur du Symposium.

La Dre Yun Jen, présidente sortante de l’AMQ, a poursuivi sur ce thème de la responsabilité sociale des médecins d’aujourd’hui. « De plus en plus, les médecins sont sensibles à cette nouvelle vision de la médecine. La profession est en transformation. Une nouvelle définition du professionnalisme émerge. Nous, médecins d’aujourd’hui et de demain, avons une double responsabilité envers la collectivité, en plus de notre responsabilité individuelle envers nos patients : nous devons utiliser les ressources de façon optimale et nous soucier de la santé populationnelle, a-t-elle déclaré. Nous devons tous travailler pour le développement durable de nos sociétés et la pérennité de nos systèmes de santé. Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre l’avenir de nos générations futures. Nous devons avoir une vision à long terme qui tient compte des dimensions environnementale, sociale et économique des activités de ce développement. Et la médecine en fait partie. »

IFMSA YUN MOT OUVERTURE

La Dre Yun Jen a abordé les thèmes de la responsabilité sociale et du développement durable.

Le Dr Marcoux, président de l’Association médicale canadienne, s’est aussi adressé aux participants. Il a abordé le fait que la médecine est en changement et que les médecins d’aujourd’hui et de demain ont un rôle crucial à jouer étant donné que les avancées technologiques ont repoussé les frontières de l’impossible. Les patients doivent être considérés comme des partenaires et non des consommateurs, a par ailleurs ajouté le Dr Marcoux avant de rappeler aux jeunes participants que cette profession est maintenant la leur. Pour trouver des solutions aux problèmes de leur profession, il faut qu’ils soient prêts à penser différemment. 

IFMSA LAURENT OUVERTURE

Le Dr Laurent Marcoux a parlé de redéfinition de la profession médicale.

Des sujets universels

L’AMQ et l’AMC ont aussi animé conjointement deux ateliers sur des sujets universels : l’aide médicale à mourir et le professionnalisme.

Le samedi matin, la Dre Yun Jen de l’AMQ ainsi que Mme Cécile Bensimon, directeur, Éthique et Affaires professionnelles de l’AMC, ont sensibilisé les quelque 50 futurs médecins participant à l’atelier sur l’aide médicale à mourir aux questions éthiques en plus de dresser le portrait de la situation au Québec et au Canada.

IFMSA YUN AIDE MEDICALE A MOURIR

L’aide médicale à mourir a suscité beaucoup d’intérêt de la part des participants.

Le médecin doit-il absolument protéger le côté sacré de la vie ou doit-il être à l’écoute des besoins du patient et agir par compassion ? Est-ce toujours tout blanc ou tout noir ? Dans la vraie vie, le médecin peut aussi se situer entre ces deux pôles. Afin de pouvoir aborder la question dans une perspective éthique, le médecin et le futur médecin doivent entreprendre une démarche afin d’établir leurs propres positions respectives fondées sur leurs valeurs. La notion d’autonomie du patient a aussi été abordée ainsi que celle d’objection de conscience des médecins.

Comment cela s’applique-t-il au quotidien pour les médecins québécois et canadiens ? Les deux présentatrices ont clairement expliqué les situations provinciale et nationale ainsi que le flou dans l’interprétation de la loi. En effet, la loi québécoise parle de mort imminente, tandis qu’au Canada, c’est plutôt la notion de mort raisonnablement prévisible qui prévaut. Le Québec est donc plus sévère que le Canada mais la loi fédérale a préséance sur la loi provinciale. Ce vide juridique devra être clarifié devant les tribunaux. Pour le moment, les médecins québécois se retrouvent dans un climat d’incertitude et d’incompréhension. Les prochains défis auxquels seront confrontés les médecins ont aussi été abordés : l’élargissement de l’aide médicale à mourir dans des cas de santé mentale, de mineurs matures et de demandes d’aide anticipée.

Plusieurs participants ont exprimé leur préoccupation quant au rôle du médecin dans ce processus et le fait que le curriculum de leur faculté n’abordait peu ou pas le côté humain de l’aide médicale à mourir. Mais le principal message qui est ressorti de cet échange est le fait que la façon de voir la médecine est en train de changer. Ce n’est pas protéger la vie à tout prix, c’est répondre aux besoins de la population.

Le dimanche matin, Mme Bensimon, de l’AMC, et Dr Abdo Shabah, membre des conseils d’administration de l’AMQ et de l’AMC, ont abordé le thème du professionnalisme médical devant quelque 40 participants. Après avoir brossé le tableau de la situation à l'échelle nationale et provinciale, ils ont défini les notions de professionnalisme et de contrat social, et présenté le rôle du médecin par rapport aux attentes de la population. Ils ont aussi fait la différence entre l’éthique, qui relève des valeurs, et la déontologie, qui touche plutôt la pratique et les normes de pratique.

IFMSA ABDO PROFESSIONNNALISME

Les participants ont bien compris que le professionnalisme médical est en redéfinition et qu’ils font partie de cette réflexion.

L’AMQ et l’AMC considèrent que le professionnalisme est un enjeu pour l’avenir de la pratique et de nos systèmes de santé. C’est pourquoi ils en ont fait un dossier prioritaire. L’AMC vient de rendre publics sa Charte des valeurs communes, le Code d’éthique et de la profession, ainsi que le Cadre de responsabilisation. De son côté, l’AMQ est partie en tournée à travers le Québec pour discuter avec les médecins de cet enjeu et de pistes de solution telles que le leadership et la gouvernance clinique.

Les participants à cet atelier ont exprimé leur désir de parler de leadership davantage et mieux dans le cadre de leur curriculum. « Leadership » n’égale pas seulement « médecins gestionnaires » mais aussi « professionnalisme médical ». En réponse à leur questionnement quant au niveau d’engagement de chacun par rapport au leadership, les conférenciers leur ont démontré que cela peut se vivre de plusieurs façons : faire de la formation continue sur des sujets autres que cliniques, s’investir dans un projet à l’hôpital, démarrer un nouveau projet, innover, prendre une nouvelle responsabilité. Là encore, le principal message qui s’est dégagé de cette période de commentaires est le fait que le professionnalisme médical est en redéfinition… tout comme la façon de voir la médecine.

 

 

Inscrivez le 20e congrès de l’AMQ à votre agenda

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Inscrivez le 20e congrès de l’AMQ à votre agenda

L’an prochain, l’Association médicale du Québec (AMQ) invite les médecins à participer à la 20e édition de son Congrès qui se tiendra les vendredi 26 et samedi 27 avril à Montréal. Cet événement sera composé de conférences sur un thème qui sera prochainement dévoilé et réunira les membres de l’AMQ pour une assemblée générale lors de laquelle sera désigné le nouveau président de l’association qui succèdera au Dr Hugo Viens, l’actuel président. Une soirée d’intronisation du nouveau président clôturera le Congrès.

Notez dès maintenant ces dates dans votre agenda.

Afin de recevoir le programme du Congrès dès qu’il sera disponible, écrivez à admin@amq.ca.

 

Inscrivez-vous au prochain laboratoire de solutions pour la cogestion GMF/Établissement

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Inscrivez-vous au prochain laboratoire de solutions pour la cogestion GMF/Établissement

Vous êtes gestionnaire d’un GMF ou en établissement et vous vous intéressez à la cogestion ? Avez-vous entendu parler du laboratoire de solutions pour la cogestion GMF/Établissement proposé par l’Association médicale du Québec ?

Il s'agit d'une approche de formation qui mise sur les interactions entre les participants pour améliorer la pratique professionnelle. Pendant un atelier d’une journée rassemblant des médecins gestionnaires et des gestionnaires clinico-administratifs, chaque participant expose une situation vécue qui est étudiée par le groupe. À la fin, les participants seront en mesure notamment d’élargir leurs capacités d'action et de réflexion, d’être plus efficaces dans leur pratique professionnelle liée à leurs fonctions de gestion et aussi de résoudre en mode collaboratif des problématiques complexes vécues dans leur pratique professionnelle.

 

Cette formation accréditée sera animée par Marie Côté et André Fortin. Mme Côté est experte en développement organisationnel, transformation, coaching et codéveloppement chez La Gestion Réinventée, entreprise qu’elle a créée en 2016 après la parution de son livre La Gestion réinventée : l’avenir est entre vos mains! M. Fortin accompagne les entreprises depuis 25 ans. Il s’intéresse aux processus d’innovation, aux approches collaboratives et fait la promotion d’une vision participative et rigoureuse qui table sur l’intelligence collective des groupes et sur la diversité des individus.

La prochaine session de cette formation se déroulera à Montréal le 26 octobre 2018 et sera suivi d’une rencontre de bilan le 7 ou le 14 décembre au choix des participants.

Vous pouvez vous inscrire en visitant l’offre de service pour les Médecins Gestionnaires sur le site Web.

 

 

La légalisation du cannabis aura-t-elle un effet sur votre pratique?

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Résultats du sondage de Juin :

La légalisation du cannabis aura-t-elle un effet sur votre pratique?

 

Dans la dernière édition de l’AMQ-info, a été publié un court sondage sur la légalisation du cannabis dont le projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale du Québec le 12 juin dernier. L’AMQ a interrogé ses membres pour savoir si celle-ci aura un effet sur la pratique des médecins. 69 % des répondants au sondage estiment que oui. Afin de faire face à ce changement, plusieurs d’entre eux pensent avoir besoin des services suivants :

  • Un accès facilité aux intervenants pouvant aider les jeunes montrant des signes de dépendance, comme des intervenants en toxicomanie, des psychologues, des psychoéducateurs et des psychiatres;
  • Des outils permettant de tenir des actions de prévention auprès notamment des jeunes;
  • Une formation sur les effets du cannabis sur la santé;
  • Une meilleure connaissance des signes avant-coureurs et des symptômes des problèmes de santé liés au cannabis.

Parmi les points principaux de la Loi 157, on peut citer la création de la SQDC (Société Québécoise du Cannabis), la tolérance zéro pour la conduite automobile après avoir consommé du cannabis, la détermination de l’âge légal pour la possession et l’achat de cannabis ou encore le financement minimal de 25 millions de dollars par année, durant cinq ans, pour des activités en prévention et en recherche en matière de cannabis.

Cette loi prévoit également l’imposition d’une limite à la quantité qui peut être possédée à un domicile (150 grammes de cannabis séché ou son équivalent peu importe le nombre de résidents) et aussi l’interdiction de cultiver du cannabis non thérapeutique à des fins personnelles, et ce, malgré le rejet du gouvernement Trudeau de l’amendement donnant le pouvoir aux provinces d’interdire ou non cette pratique.

Consultez et répondez au nouveau sondage de cette édition de l’AMQ-info en cliquant ici.

 

Le programme du prochain Colloque médecins gestionnaires est disponible!

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Le programme du prochain Colloque médecins gestionnaires est disponible!

colloque medecins gestionnaires 2018Stimuler votre sens politique et apprendre à gérer des médecins autonomes : voilà la combinaison gagnante pour faciliter votre travail à titre de médecin gestionnaire. Vous savez aussi qu’il est impossible d’éviter tous les conflits, mais vous pouvez certainement aiguiser vos capacités à les anticiper et à mettre en place les bonnes stratégies pour en minimiser les effets négatifs. C’est ce que vous apprendrez lors du 4e Colloque pour les médecins gestionnaires de l’AMQ où se succèderont plusieurs conférenciers autour du thème « Prévention des conflits : de la confrontation à la collaboration » le vendredi 30 novembre 2018 à l’Hôtel Vogue de Montréal.

Le programme préliminaire est désormais disponible sur le site Web du colloque.

Le Dr Hugo Viens ouvrira la matinée de conférences par une lecture post-électorale sur les enjeux politiques nouveaux et actuels qui touchent les médecins gestionnaires et leur environnement de travail.

Ensuite, Mylaine Breton et Luc Provost présenteront des modèles efficaces d’organisation médicale ainsi qu’une analyse des enjeux modernes de gouvernance clinique. Cette conférence permettra aux médecins gestionnaires de mieux délimiter la marge de manœuvre dont ils disposent afin d’encadrer leur équipe.

Pour aider les médecins gestionnaires à décoder leur contexte politique afin d’influencer plus efficacement, Pierre Lainey du département de management de HEC Montréal tiendra une conférence intitulée « Le sens politique : être stratégique dans l’exercice de l’influence. »

Parfois, il est possible d’éviter un conflit ou d’en réduire son intensité en agissant en amont. Andrée Cyr, coach et formatrice, débutera l’après-midi par une conférence sur les signes avant-coureurs d’un conflit. Cette présentation sera suivie d’une séance de travail qui permettra aux participants d’identifier et de prioriser les actions stratégiques à entreprendre pour anticiper un conflit.

Les conflits en milieu de travail peuvent aussi avoir lieu à cause d’un membre aux comportements dits toxiques au sein de l’équipe. Jean Poitras, du département de la Gestion des ressources humaines de HEC Montréal, aidera les participants à protéger leur équipe contre les personnalités toxiques en donnant quelques stratégies pour reprendre le pouvoir d’agir sur leur climat de travail.

Le coût d’inscription de 370 $ est le même que l’an dernier. Les places étant limitées, il vous est conseillé de vous inscrire rapidement si vous souhaitez y participer.

Pour accéder au formulaire d’inscription, cliquez ici ou visitez colloqueamq.ca.