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Commissaire à la santé : Droit de vie ou de mort du gouvernement Couillard sur les organismes de surveillance (Communiqué)

mardi 22 mars 2016

Montréal, le 21 mars 2016 -  L’Association médicale du Québec s’oppose fortement à l’abrogation de la Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être qui permettra ainsi au gouvernement de faire taire la critique en éliminant cet acteur indépendant du réseau de la santé. Encore une fois, le gouvernement s’arroge le droit de vie ou de mort sur les organismes de surveillance du système de santé. L’AMQ déclare qu’il est plus important que jamais, compte tenu de l’ampleur de la réforme en cours dans le réseau de la santé, de maintenir le mandat du Commissaire afin que la société québécoise bénéficie d’un mécanisme de reddition de comptes et d’imputabilité crédible et indépendant.

Depuis sa création en 2005, le Commissaire à la santé s’est prononcé, de façon neutre, sur les enjeux majeurs du réseau de la santé, entre autres les soins de première ligne, les soins chroniques, le financement du réseau, la rémunération des médecins et le panier de services. En éliminant cette instance, le gouvernement Couillard envoie le message très clair qu’il est le seul maître à bord et qu’il ne tolère pas la critique.

« Notre système de santé est en profonde mutation depuis l’entrée en vigueur des lois 10 et 20. Et le ministre de la santé continue de chambarder les institutions et les façons de faire, a déclaré Dre Yun Jen, présidente de l’Association médicale du Québec. Dans ce contexte de mouvance extrême, il est primordial de non seulement maintenir le mandat du Commissaire à la santé, mais de le renforcer. Le fait de transférer ces pouvoirs au ministre lui-même élimine toute neutralité. Comment pourra-t-il critiquer ses propres décisions ? »