Communiqué juin 2011 - Sondage national des médecins : des résultats qui valorisent les solutions préconisées par l’AMQ


PROBLÈMES D’ACCESSIBILITÉ AUX SOINS DE SANTÉ : L’AMQ RÉAGIT!

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Montréal, 29 juin 2011 – Le sondage réalisé par l’Association médicale canadienne, le Collège Royal des médecins et chirurgiens du Canada et le Collège des médecins de famille du Canada a permis de mettre en lumière l’une des causes principales du problème d’accessibilité aux soins de santé: la croissance du nombre de patients atteints de maladies chroniques.

Bien que consciente des impacts de cet enjeu sur la population et sur le travail des médecins, l’Association médicale du Québec (AMQ) tient à rappeler que le Québec a les moyens d’améliorer sa situation. Notons d’ailleurs qu’à l’échelle nationale, c’est au Québec que l’on trouve le plus de médecins qui sont prêts à accepter de nouveaux patients. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : 66% se disent prêts à prendre davantage de patients.

L’AMQ s’intéresse depuis  quelques années déjà au phénomène des maladies chroniques et a organisé des conférences et des débats sur la question. « L’AMQ a par ailleurs initié des missions d’étude et d’observation à Vancouver et à Cleveland ce printemps pour regarder des modèles efficients et transférables au Québec », rappelle la présidente de l’AMQ, la Dre Ruth Vander Stelt. La réflexion engagée depuis quelque temps se transforme déjà en pistes de solutions. 

L’AMQ considère qu’une adaptation majeure de l’organisation des services de santé est une condition sine qua non pour répondre à ce défi d’actualité de façon proactive. La clé du succès : une organisation efficiente et bien coordonnée des services médicaux et professionnels de première ligne avec une équipe autour du patient.

Lors de ses missions à Cleveland et à Vancouver, en partenariat avec Bell, l’AMQ a noté que le médecin de famille dans son milieu de pratique, en cabinet privé, doit être épaulé par une équipe interdisciplinaire sur place (ou à proximité) et travailler avec des outils performants pour assurer un suivi systématique auprès des malades chroniques. Les systèmes d’information doivent continuer de s’intégrer aux pratiques, afin d’augmenter l’efficience du travail et de favoriser la gestion de la santé de toute la population et, principalement, des personnes atteintes de maladies chroniques.

« Les patients et leurs proches constituent également des acteurs de premier plan dans la gestion des maladies chroniques et, par ricochet, dans les solutions face au problème d’accessibilité aux soins. L’éducation et la promotion des saines habitudes de vie en font partie », souligne la présidente de l’AMQ. En effet, en participant activement à la prise de décision et à l’application de leur plan de soins et de suivi, les patients deviennent de réels partenaires dans le monitorage de leur état de santé, et le nombre de visites à l’hôpital diminue.

La rémunération des médecins est également un élément incontournable des solutions avancées. Les discussions en cours entre le ministère de la Santé et des Services sociaux et la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec nous permettent d’espérer que des changements significatifs seront apportés afin de mieux adapter la rémunération à la prise en charge des maladies chroniques. Plusieurs modèles d’organisation ont déjà démontré que des incitatifs financiers contribuent à l’accessibilité et à la continuité du suivi des patients. Ces mêmes incitatifs peuvent également pousser les médecins à voir davantage de patients dits « vulnérables » et à travailler de pair avec une équipe interdisciplinaire.

 

Sondage national des médecins : des résultats qui valorisent les solutions préconisées par l’AMQ

Les médecins du Québec, tant les omnipraticiens que les spécialistes, ont répondu au sondage dans des proportions respectives de 18% et de 14%, ce qui témoigne d’un grand intérêt face aux questions soulevées.

 S’il est un premier constat qui ressort des résultats du sondage, c’est que les pratiques médicales et hospitalières sont très différentes entre le Québec et les autres provinces. À titre d’exemple, 34% des médecins canadiens travaillent principalement en centre hospitalier, alors que c’est le cas pour 47% des médecins du Québec. Par conséquent, les médecins québécois disposent naturellement de moins de temps pour pratiquer en clinique. Cela rappelle l’importance primordiale qui doit être accordée à la transformation de l’organisation des soins.

Autre élément marquant : seulement 24% des médecins du Québec disent travailler dans des environnements reliés les uns aux autres par voie informatique. Incidemment, plus du trois quart d’entre eux jugent ne pas connaître suffisamment l’état de santé de leur population atteinte de maladies chroniques. Ces derniers chiffres mettent en lumière l’importance de l’implantation du dossier électronique afin de faire circuler l’information sur l’état de santé du patient et ainsi augmenter l’efficience de son monitorage.

L'AMQ regroupe près de 10 000 omnipraticiens, spécialistes, résidents et étudiants en médecine. Sa devise « médecins en action » illustre sa mission de rassembler l'ensemble des membres de la communauté médicale du Québec pour améliorer les conditions de pratique de la médecine et la santé de la population québécoise.

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Source :   Direction des Affaires publiques
               Association médicale du Québec

Renseignements :  Annabelle B.Beaudry
                           Conseillère en communication
                           514 866-0660 poste 242 
                           annabelle.beaudry@amq.ca