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En partant à la rencontre des médecins dans leur milieu, l’AMQ a pu constater que nombre de ses membres s’investissent dans l’amélioration des soins et services au quotidien. De belles initiatives voient le jour un peu partout. Certaines gagneraient à être implantées ou adaptées ailleurs, mais pour cela encore faut-il savoir qu’elles existent! 

Si vous avez mis en place un projet qui mériterait d’être connu ou si vous connaissez des collègues membres qui l’ont fait, n’hésitez pas à communiquer avec l'AMQ. Cela nous fera plaisir de présenter vos réussites.

Mathieu Nadeau-Vallée : leadership en recherche


Mathieu Nadeau Vallee2Étudiant en troisième année de médecine et membre de l’AMQ, Mathieu Nadeau-Vallée vient de recevoir un prix au Temple de la renommée médicale canadienne. Depuis 2015, cette institution récompense en effet des étudiants en médecine de deuxième année qui ont fait leurs preuves en leadership communautaire, ont manifesté une aptitude spéciale pour les communications et se sont intéressés à l'avancement des connaissances. Chaque université peut présenter un seul candidat.

« C’est surtout pour mes travaux de recherche que l’on m’a remis ce prix », souligne Mathieu Nadeau-Vallée. Lors de son doctorat en pharmacologie, il a en effet participé, sous la direction du Dr Sylvain Chemtob, néonatalogiste, pharmacologue et chercheur au CHU Sainte-Justine, à des recherches qui permettraient de réduire les risques de naissance prématurée.

Encore aujourd’hui, quelque 10 % des naissances dans le monde sont prématurées. La prématurité est la cause principale de mortalité et des morbidités périnatales, car l’on ne sait toujours pas la prévenir. « Pour l’instant, on peut seulement se baser sur les antécédents en matière de travail préterme ou sur des mesures de la longueur du col de l’utérus à certains moments de la grossesse par échographie. Mais au mieux on est capable de détecter 10 % de la réelle population à risque, ce qui est largement insuffisant », souligne Mathieu Nadeau-Vallée.

Réduire l’inflammation de l’utérus pour prévenir les naissances prématurées

Lorsqu’il a rencontré le Dr Chemtob, celui-ci travaillait sur la piste d’agents anti-inflammatoires pour réduire le nombre de naissances prématurées. Mathieu Nadeau-Vallée lui a montré son intérêt à travailler avec lui, et le professeur lui a confié une molécule qu’il a développée avec des collègues pour la tester sur des souris. Cet agent thérapeutique est une minuscule molécule, bien plus petite que celles qui avaient été développées jusqu’alors pour agir contre l’interleukine-1, un messager étroitement lié à l’inflammation des tissus de l’utérus. « On pensait que l’inflammation avait un rôle probant dans le travail préterme, explique Mathieu Nadeau-Vallée, et de fait, quand on a administré à des souris qui accoucheraient prématurément, elles ont accouché à terme de souriceaux en santé. »

Une première! Jusqu’à présent en agissant contre l’interleukine-1, les chercheurs interféraient avec des mécanismes de protection essentiels au fœtus ce qui entraînait des effets secondaires néfastes sur ce dernier et sur la mère. Au contraire, la molécule codéveloppée par le Dr Chemtob a un effet bénéfique aussi bien sur la prématurité que sur la santé du fœtus. Avec sa collègue Alexandra Beaudry-Richard, également étudiante en médecine, Mathieu Nadeau-Vallée vient de publier un nouvel article dans Nature Scientific Reports dans lequel il fait part de ses derniers travaux. « On a administré la molécule à des souris qui accoucheraient prématurément, mais cette fois en s’intéressant au développement de la rétine des souriceaux parce que l’on sait que les bébés prématurés sont à risque de cécité en raison de la rétinopathie des prématurés. » Là encore les travaux sont concluants et la molécule est capable de renverser l’inflammation chez les souris en plus d’avoir de très bons résultats au niveau de la rétinopathie.  

Allier la clinique et la recherche fondamentale

Mathieu Nadeau Vallee1Tout comme son mentor, Mathieu Nadeau-Vallée veut devenir clinicien-chercheur et c’est pourquoi il a entrepris des études de médecine en parallèle de son doctorat de pharmacologie. Avoir une formation en recherche fondamentale et une carrière de clinicien est en effet l’idéal selon lui pour « générer des hypothèses en clinique et de pouvoir les tester en laboratoire ».

Il a d’ailleurs déjà donné des cours de sciences fondamentales appliquées à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. « C’est important de donner ce genre de cours à ceux qui sont intéressés en médecine », explique-t-il. Il voit en effet beaucoup d’étudiants de sa cohorte qui, durant leur été, se dirigent vers une formation en laboratoire. Il n’hésite pas d’ailleurs à en présenter au Dr Chemtob. « Lorsque je suis allé le voir comme chercheur, j’ai rencontré un mentor potentiel avec qui j’ai beaucoup apprécié avoir des discussions scientifiques », explique-t-il.

Mathieu Nadeau-Vallée se verrait bien plus tard opter pour une résidence en médecine interne. « Très curieux de nature, j’aime aller au fond des choses et je trouve qu’en médecine interne il y a un aspect diagnostique très intéressant. »  En attendant, il travaille sur sa thèse en plus de suivre ses cours de médecine.

Les étudiants Olivia Monton de la faculté de médecine de l’Université McGill, Dax Bourcier de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et Mathieu Allard de la faculté de médecine de l’Université Laval se sont également mérité un prix du Temple de la renommée médicale canadienne en 2018.  

 

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