4e colloque médecins gestionnaires : des conférenciers et des experts en prévention et gestion des conflits

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4e colloque médecins gestionnaires : des conférenciers et des experts en prévention et gestion des conflits

Visuel Home ColloqueMG2018Comment mobiliser son équipe? Comment repérer les conflits potentiels? Comment reconnaître un individu toxique? Voici plusieurs questions auxquelles répondront des conférenciers et des experts lors du 4e Colloque pour les médecins gestionnaires de l’AMQ sur le thème « Prévention des conflits : de la confrontation à la collaboration », qui se tiendra le vendredi 30 novembre 2018 à l’Hôtel Vogue de Montréal.

Le Dr Hugo Viens, président de l'Association médicale du Québec, débutera le colloque par un point sur les récentes élections provinciales et proposera un survol des enjeux médico-politiques nouveaux et actuels qui touchent les médecins gestionnaires.

Par la suite, Mme Mylaine Breton, professeure agrégée de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke, M. Luc Provost, PDG de l'Association des cliniques médicales du Québec, et le Dr Jean Rodrigue présenteront des modèles efficaces d’organisation médicale ainsi qu’une analyse des enjeux modernes de gouvernance clinique.

M. Pierre Lainey, maître d’enseignement du Département de management, HEC Montréal, abordera, entre autres, les méthodes et les contextes appropriés pour déployer des habiletés politiques en tant que médecin gestionnaire.

Mme Andrée Cyr, coach et formatrice, et le Dr Michel Desjardins proposeront une étude de cas qui permettra aux participants de reconnaître les signes avant-coureurs d'un conflit.

M. Jean Poitras, professeur titulaire du Département de la Gestion des ressources humaines, HEC Montréal, présentera des moyens concrets de rendre une équipe moins vulnérable aux personnalités toxiques.

Le programme de la journée est disponible sur le site Web du colloque.

Le coût d’inscription de 370 $ est le même que l’an dernier. Les places étant limitées, il vous est conseillé de vous inscrire rapidement si vous souhaitez y participer.

Pour accéder au formulaire d’inscription, cliquez ici ou visitez colloqueamq.ca.

 

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Décision partagée et réalité virtuelle

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Décision partagée et réalité virtuelle

L’AMQ et Choisir avec soin Québec ont présenté un nouvel outil de lutte au surdiagnostic et à la surmédicalisation lors du congrès de la FMOQ Le surdiagnostic et vous? : une animation en réalité virtuelle pour aider les médecins à vivre une immersion au cœur d’une décision partagée.

La réalité virtuelle est en effet un outil très intéressant pour simuler des situations complexes à reproduire dans la réalité. Cela permet également aux utilisateurs de voir comment ils réagiraient dans la vraie vie et d’avoir un retour immédiat sur leurs façons d’agir.

SurdiagnosticFMOQ

Avec l’animation de l’AMQ et Choisir avec soin Québec, vous vous retrouvez en pleine consultation avec une patiente de 50 ans venue voir son médecin pour un pap test. Les choses se compliquent quand elle parle de la lettre qu’elle a reçue à propos du dépistage du cancer du sein.

S’ensuit alors un échange dans lequel vous pouvez intervenir pour décider de la façon dont le médecin va réagir. Une animatrice revient sur votre choix s’il s’éloigne des pratiques exemplaires et vous conseille la marche à suivre pour aider votre patiente à prendre une décision éclairée. 

Si vous êtes intéressés par l’expérience sachez que vous pourrez essayer notre animation lors du Colloque médecins gestionnaires de l’AMQ et lors du Congrès de l’AMQ.

 

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Élections de la CAQ : un trio pour la santé

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Élections de la CAQ : un trio pour la santé

McCannLes jeux sont faits. Le nouveau premier ministre du Québec, M. François Legault, a choisi pour prendre en charge la santé un trio qu’il a qualifié « d’extraordinaire » dans son discours d’investiture. Comme annoncé pendant la campagne électorale, il a nommé Mme Danielle McCann, ministre de la Santé et des Services sociaux.

Travailleuse sociale de formation, Mme McCann détient également un baccalauréat en Sciences de l’éducation ainsi qu’une maîtrise en administration des affaires.

Après avoir occupé plusieurs postes de gestion dans des CLSC et CHSLD de la région de Montréal, elle est chargée de mettre en place le Centre de santé et de services sociaux du Sud-Ouest-Verdun, ce qui implique la fusion d’un hôpital de soins aigus, de deux centres locaux de services communautaires et de trois centres d’hébergement. En 2012, elle devient présidente-directrice générale de l’Agence de santé et de services sociaux de Montréal. Responsable d’un budget de plus de 6 milliards de dollars, elle doit y coordonner des services impliquant plus de 60 établissements de santé et de services sociaux. 

Le jour de sa nomination, elle a déclaré que sa priorité serait d’apporter un changement de ton dans les rapports avec ses partenaires du réseau de la santé et des services sociaux.

Un départ sous le signe de la collaboration

« Nous, ce qu’on va faire, c’est vraiment de la collaboration, de la consultation. On va travailler avec tout le monde, on va faire des rencontres avec les médecins, les infirmières, les intervenants, les usagers », a-t-elle souligné. Elle compte aussi « décentraliser beaucoup en consultation avec les équipes ».

Mme McCann a aussi confirmé que son gouvernement « allait cesser les augmentations salariales » et qu’il était important d’accélérer le processus pour obtenir des données comparatives avec l’Ontario, comme l’a demandé le premier ministre. Elle estime qu’il est possible de négocier « de bonne foi » avec les médecins spécialistes afin de trouver des solutions gagnantes-gagnantes pour les médecins, les citoyens et l’ensemble du réseau.   

Une ministre des Aînés et des Proches aidants

COLLINE BlaisMme Marguerite Blais a, quant à elle, été nommée ministre responsable des Aînés et des Proches aidants. Ancienne animatrice de télévision et de radio, elle a été ministre responsable des Aînés de 2007 à 2012 pour le gouvernement libéral. Elle connait donc bien les enjeux concernant les aînés, mais aussi ceux des proches aidants puisqu’elle s’est occupée de son mari après que celui-ci ait reçu un diagnostic de glioblastome pendant qu’elle était encore députée.

Difficile cependant de savoir dès à présent quelle sera l’étendue de ses pouvoirs. Si un ministre responsable est sur un pied d’égalité avec un ministre en titre, que, comme lui, il assume la responsabilité de l'effectif, des activités, des programmes et des crédits afférents, ses fonctions peuvent en revanche dépendre de ce qui est inscrit dans le décret qui les concerne. Il peut en effet être responsable de l'application d'une loi, d'une partie de loi et des organismes qui en découlent.    

Un ministre pour la petite enfance

CarmantLe Dr Lionel Carmant a annoncé qu’il renonçait à la médecine pour les quatre prochaines années et qu’il se consacrerait complètement à ses tâches de ministre délégué et de député. Jusqu’à son élection le 1er octobre dernier, le neurologue était directeur du service de neurologie au CHU Sainte-Justine et professeur de neurosciences et de pédiatrie à l’Université de Montréal.

Comme ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, il aura entre autres la charge du dossier de la petite enfance et des troubles d’apprentissage chez les enfants. Ce sera également lui qui pilotera la révision de la loi sur l’encadrement du cannabis adoptée sous le gouvernement de Philippe Couillard. Le gouvernement caquiste veut qu’il soit clair pour tous que ce dossier est et sera abordé sous l’angle de la santé. Pendant la campagne électorale, la CAQ a dit vouloir faire passer de 18 à 21 ans l’âge légal pour acheter du cannabis et en interdire la consommation dans les lieux publics. 

La santé reste un dossier prioritaire du nouveau gouvernement. Dans son discours d’investiture, M. Legault a rappelé qu’il se donnait pour mission première de faire en sorte « que lorsqu'un Québécois est malade, il puisse voir rapidement un médecin ou une infirmière sans devoir engorger les urgences ». Il engage aussi son gouvernement à « traiter les aînés en perte d'autonomie avec toute la dignité qu'ils méritent », à mieux aider les parents d'enfants handicapés et à mieux soutenir les proches aidants.  

Les porte-paroles des oppositions

Ce n’est pas aux questions de Gaétan Barrette, que la nouvelle ministre de la Santé, Danielle McCann devra répondre à l’Assemblée nationale. C’est le député libéral André Fortin, précédemment aux transports, qui est chargé de représenter l’opposition officielle en matière de santé et de santé publique. 

Du côté du Parti Québécois, le porte-parole en santé sera Sylvain Gaudreault. Ce député devra également défendre les dossiers traitant d’environnement, de lutte contre les changements climatiques et d’énergie.

Enfin, à Québec Solidaire, c’est Sol Zanetti qui sera le responsable en matière de santé et de services sociaux en plus de d’occuper des questions de souveraineté, d’institutions démocratiques et des relations intergouvernementales canadiennes.

 

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Étudiants : c’est le temps de préparer vos entrevues du CaRMS!

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Étudiants : c’est le temps de préparer vos entrevues du CaRMS!

À la fin de vos études de médecine, vous devez passer les entrevues du Service canadien de jumelage des résidents, le CaRMS. Ces entrevues jouent un rôle essentiel dans votre avenir professionnel car elles vous permettent d’obtenir un poste de formation médicale dans une faculté de médecine au Canada.

Cette étape importante et obligatoire peut être assez stressante. C’est pourquoi l’Association médicale canadienne a mis en place un programme gratuit qui vous permet de perfectionner vos techniques d’entrevue et d’obtenir des conseils de résidents afin de d’avoir plus de chances de décrocher le poste convoité.

Voici quelques témoignages d’étudiants qui ont suivi ce programme l’an dernier :

« Ce programme de préparation à l'entretien m'a été extrêmement utile!
Les commentaires que nous obtenons chacun d’autres étudiants et résidents sont constructifs,
amicaux et directement applicables en entrevue. Je le recommanderais à tous! »

« Les résidents ont été attentifs et ont formulé des commentaires très utiles et constructifs.
Cela m'a aidé dans la préparation de mon entretien et m'a également donné confiance en moi. »

« Très utile! Cela nous donne une bonne idée des questions qui peuvent
nous être posées en entrevue et nous bénéficions de toutes les informations utiles. »

Ce programme est offert de novembre à janvier. Les dates seront annoncées prochainement.
Pour en savoir plus, visitez cma.ca.  

 

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Le Comité étudiant 2018-2019 prend la relève !

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Le Comité étudiant 2018-2019 prend la relève !

La nouvelle présidente du Comité étudiant de l’Association médicale du Québec vient de composer son équipe pour l’année 2018-2019. En effet, des représentants des quatre facultés de médecine travailleront de concert avec Mme Salma Rehimini (voir l’entrevue de Mme Rehimini) qui prend la relève de M. Alexandre Elhalwi, président sortant. Ce dernier est maintenant membre du conseil d’administration de l’AMQ et continue de mettre à profit son expérience au sein du Comité. Merci à Alexandre pour son engagement et son leadership pendant son mandat de deux ans à la présidence, ainsi qu’aux étudiants qui ont quitté les rangs de l’équipe.

Voici le nouveau Comité :

Université Laval

  • Mihn-Duc Ngo
  • Julie Abou Samra
  • Isabelle Desbiens

Université de Sherbrooke

  • Stéphanie Roux
  • Nickolas Gagnon
  • Davy Vanderweyen

Université de Montréal

  • Catherine Nguyen
  • Raymond Rui Min Zuo
  • Angèle Lam Giang Trinh, vice-présidente sortante

Université McGill

  • Anson Lee
  • Lara Fesdekjian
  • Alexandre Elhalwi, président sortant
  • Vanessa Danielova, vice-présidente
  • Salma Rehimini, présidente

 

 

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Les messages Twitter et Facebook du mois

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L’actualité médicale, le devenir de la profession médicale et les enjeux en santé vous intéressent ? Venez rejoindre notre communauté sur les réseaux sociaux, là où les leaders d’opinion s’expriment ! Nos communautés prennent de l’ampleur. Suivez-nous et échangez avec nous !

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Mathieu Nadeau-Vallée : leadership en recherche

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En partant à la rencontre des médecins dans leur milieu, l’AMQ a pu constater que nombre de ses membres s’investissent dans l’amélioration des soins et services au quotidien. De belles initiatives voient le jour un peu partout. Certaines gagneraient à être implantées ou adaptées ailleurs, mais pour cela encore faut-il savoir qu’elles existent! 

Si vous avez mis en place un projet qui mériterait d’être connu ou si vous connaissez des collègues membres qui l’ont fait, n’hésitez pas à communiquer avec l'AMQ. Cela nous fera plaisir de présenter vos réussites.

Mathieu Nadeau-Vallée : leadership en recherche


Mathieu Nadeau Vallee2Étudiant en troisième année de médecine et membre de l’AMQ, Mathieu Nadeau-Vallée vient de recevoir un prix au Temple de la renommée médicale canadienne. Depuis 2015, cette institution récompense en effet des étudiants en médecine de deuxième année qui ont fait leurs preuves en leadership communautaire, ont manifesté une aptitude spéciale pour les communications et se sont intéressés à l'avancement des connaissances. Chaque université peut présenter un seul candidat.

« C’est surtout pour mes travaux de recherche que l’on m’a remis ce prix », souligne Mathieu Nadeau-Vallée. Lors de son doctorat en pharmacologie, il a en effet participé, sous la direction du Dr Sylvain Chemtob, néonatalogiste, pharmacologue et chercheur au CHU Sainte-Justine, à des recherches qui permettraient de réduire les risques de naissance prématurée.

Encore aujourd’hui, quelque 10 % des naissances dans le monde sont prématurées. La prématurité est la cause principale de mortalité et des morbidités périnatales, car l’on ne sait toujours pas la prévenir. « Pour l’instant, on peut seulement se baser sur les antécédents en matière de travail préterme ou sur des mesures de la longueur du col de l’utérus à certains moments de la grossesse par échographie. Mais au mieux on est capable de détecter 10 % de la réelle population à risque, ce qui est largement insuffisant », souligne Mathieu Nadeau-Vallée.

Réduire l’inflammation de l’utérus pour prévenir les naissances prématurées

Lorsqu’il a rencontré le Dr Chemtob, celui-ci travaillait sur la piste d’agents anti-inflammatoires pour réduire le nombre de naissances prématurées. Mathieu Nadeau-Vallée lui a montré son intérêt à travailler avec lui, et le professeur lui a confié une molécule qu’il a développée avec des collègues pour la tester sur des souris. Cet agent thérapeutique est une minuscule molécule, bien plus petite que celles qui avaient été développées jusqu’alors pour agir contre l’interleukine-1, un messager étroitement lié à l’inflammation des tissus de l’utérus. « On pensait que l’inflammation avait un rôle probant dans le travail préterme, explique Mathieu Nadeau-Vallée, et de fait, quand on a administré à des souris qui accoucheraient prématurément, elles ont accouché à terme de souriceaux en santé. »

Une première! Jusqu’à présent en agissant contre l’interleukine-1, les chercheurs interféraient avec des mécanismes de protection essentiels au fœtus ce qui entraînait des effets secondaires néfastes sur ce dernier et sur la mère. Au contraire, la molécule codéveloppée par le Dr Chemtob a un effet bénéfique aussi bien sur la prématurité que sur la santé du fœtus. Avec sa collègue Alexandra Beaudry-Richard, également étudiante en médecine, Mathieu Nadeau-Vallée vient de publier un nouvel article dans Nature Scientific Reports dans lequel il fait part de ses derniers travaux. « On a administré la molécule à des souris qui accoucheraient prématurément, mais cette fois en s’intéressant au développement de la rétine des souriceaux parce que l’on sait que les bébés prématurés sont à risque de cécité en raison de la rétinopathie des prématurés. » Là encore les travaux sont concluants et la molécule est capable de renverser l’inflammation chez les souris en plus d’avoir de très bons résultats au niveau de la rétinopathie.  

Allier la clinique et la recherche fondamentale

Mathieu Nadeau Vallee1Tout comme son mentor, Mathieu Nadeau-Vallée veut devenir clinicien-chercheur et c’est pourquoi il a entrepris des études de médecine en parallèle de son doctorat de pharmacologie. Avoir une formation en recherche fondamentale et une carrière de clinicien est en effet l’idéal selon lui pour « générer des hypothèses en clinique et de pouvoir les tester en laboratoire ».

Il a d’ailleurs déjà donné des cours de sciences fondamentales appliquées à la faculté de médecine de l’Université de Montréal. « C’est important de donner ce genre de cours à ceux qui sont intéressés en médecine », explique-t-il. Il voit en effet beaucoup d’étudiants de sa cohorte qui, durant leur été, se dirigent vers une formation en laboratoire. Il n’hésite pas d’ailleurs à en présenter au Dr Chemtob. « Lorsque je suis allé le voir comme chercheur, j’ai rencontré un mentor potentiel avec qui j’ai beaucoup apprécié avoir des discussions scientifiques », explique-t-il.

Mathieu Nadeau-Vallée se verrait bien plus tard opter pour une résidence en médecine interne. « Très curieux de nature, j’aime aller au fond des choses et je trouve qu’en médecine interne il y a un aspect diagnostique très intéressant. »  En attendant, il travaille sur sa thèse en plus de suivre ses cours de médecine.

Les étudiants Olivia Monton de la faculté de médecine de l’Université McGill, Dax Bourcier de la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke et Mathieu Allard de la faculté de médecine de l’Université Laval se sont également mérité un prix du Temple de la renommée médicale canadienne en 2018.  

 

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Charte de modération des commentaires de l’AMQ-Info

L’AMQ est ravie de vous donner la parole et de vous inviter à commenter ses articles. L’idée est de favoriser les échanges de qualité entre les membres. Nous avons choisi une modération a priori des commentaires.
Ainsi, vos messages seront lus avant d'être publiés afin d'assurer à tous un lieu d’échanges convivial.  
Pour que votre commentaire soit publié, nous vous invitons donc à respecter les règles suivantes :

• N'abusez pas des lettres majuscules : commenter en majuscule revient à crier;
• N'écrivez pas de propos à caractère discriminatoire : les propos racistes, sexistes, etc., ne sont évidemment pas tolérés;
• N'écrivez pas de propos à caractère agressif ou violent : vous pouvez ne pas être d’accord avec ce que vous lisez, sans pour autant réagir de façon disproportionnée;
• N’insultez personne : comme médecins, nous sommes tous tenus à faire preuve de collégialité entre nous.

Merci.
Nous vous souhaitons de bonnes discussions

 

Panel sur l’avenir de la médecine de famille

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Panel sur l’avenir de la médecine de famille

ACTION Panel MedecinsdefamilleLe Dr Hugo Viens, président de l’AMQ, a participé dernièrement à un panel sur l’avenir de la médecine de famille organisé par le département de médecine de famille de l’université McGill et modéré par son directeur, le Dr Howard Bergman. Une centaine d’étudiants de toutes les facultés de médecine du Québec et de l’Université d’Ottawa sont venus écouter ses échanges avec la Dre Julie Lalancette, directrice de planification et régionalisation à la FMOQ, le Dr Guillaume Charbonneau, président du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC) et le Dr Frédéric Turgeon, président du Collège québécois des médecins de famille (CQMF).

La Dre Julie Lalancette a lancé le débat en observant qu’il y a encore bien du travail à faire en matière de conciliation travail/famille et d’intégration des professionnels pour évoluer de la collaboration vers le travail en équipe. Pour elle cependant, ce sont les enjeux en matière de santé numérique en bouleversant les rapports médecins-patients et surtout les enjeux économiques du système de santé qui risquent de marquer le plus les prochaines années. En effet, dans un système de santé public, les médecins ne peuvent faire abstraction du contrôle des coûts et doivent donc regarder leur pratique et la pertinence de ce qu’ils font.

Dans la bonne direction

Pour le Dr Charbonneau, malgré le gros nuage gris qu’il y a au-dessus de la médecine en général et plus particulièrement de la médecine de famille au Québec, la pratique est aussi intéressante si ce n’est plus qu’il y a dix ans et cela va continuer. Les nuages changeront peut-être en fonction des politiques, mais il y en a toujours eu, et il faut faire confiance aux organisations médicales pour passer au travers.

Le président du CFMC est ainsi revenu sur les différents mandats des collèges et des fédérations, rappelant qu’au Québec il faut aussi compter avec l’AMQ qui, contrairement à ce qui se passe dans les autres provinces, a surtout un rôle d’innovation. Toutes ces organisations soutiennent la médecine de famille et c’est ce qui fait que dans 10 ans elle sera encore plus intéressante.

Selon lui, au Québec, nous allons dans la bonne direction puisque les médecins ont délaissé la pratique solo et se sont organisés en groupe de médecine de famille, ce qui permet de travailler en équipe avec d’autres professionnels. On a donc déjà adopté le modèle de l’avenir.

Il estime aussi que dans un futur très proche, les médecins auront enfin accès aux données qui vont leur permettre d’améliorer la pratique et la formation continue traditionnelle. Enfin, si les patients sont de plus en plus nombreux à pouvoir consulter dans la journée leur médecin de famille, l’accès va aussi s’améliorer chez les médecins spécialistes à qui on va demander une plus grande imputabilité.

Le médecin comme accompagnateur

De son côté, le Dr Turgeon observe que la société a beaucoup évolué depuis qu’il a commencé à exercer, mais qu’en médecine de famille le centre de la pratique reste le relationnel avec les patients. Le médecin de famille accompagne en effet ses patients tout au long de leur vie, et cela amène un lien particulier très riche. Un lien qui ne changera pas, bien au contraire, et qui selon lui devrait prendre de plus en plus d’importance.

Dans la société tout va de plus en plus vite et si tous les Google de ce monde peuvent être des mines d’information, cela peut aussi devenir des puits où l’on se perd a-t-il expliqué. Les gens ont donc besoin de cohérence. Or, le médecin de famille a une place unique pour porter ce message et accompagner les gens dans l’évolution de la société.

Sur le terrain, il rappelle aussi que l’on assiste à de gros changements. Ainsi aujourd’hui au Québec, plus de 7000 des 9000 médecins de famille en pratique exercent dans des groupes de médecine de famille, ce qui est unique au Canada. De plus, alors que des données montrent que l’on a énormément d’avantages à avoir des équipes larges, les groupes de médecine de famille ne cessent de s’élargir.

Et le meilleur est à venir puisque l’on est encore en train d’apprendre les possibilités du travail en équipe que cette structure rend possible au niveau opérationnel et fonctionnel. L’avenir nous dira donc si c’est une évolution ou une révolution, mais c’est sûr qu’à travers ces équipes de première ligne, le médecin de famille aura un rôle fort de coordination et de communication.

Une génération de leaders nés

En présentant le Dr Viens, le Dr Bergman a souligné le rôle très important de l’AMQ, une organisation à part au Québec qui permet de stimuler le débat sur les politiques de santé et l’innovation. Le président de l’AMQ a commencé par expliquer aux étudiants qu’ils avaient des talents et des connaissances que leurs prédécesseurs n’avaient pas, rappelant par exemple qu’au moment où il était au secondaire, le seul ordinateur de son école permettait de chercher quel livre emprunter à la bibliothèque! Pour lui, la nouvelle génération en est une de leaders nés, habitués à se prononcer, à s’exprimer et à faire ce qu’il faut pour améliorer les choses. Il a donc confiance que même si la situation semble actuellement un peu sombre, le système de santé évoluera pour le mieux au cours des prochaines années.  

Déjà la plupart des médecins de famille ne travaillent plus en solo, mais en équipe, et il existe maintenant des outils pour rejoindre les spécialistes et communiquer entre professionnels. Outils que la nouvelle génération intègre bien plus facilement que ses aînés dans leur pratique. La médecine de famille de l’avenir permettra donc de répondre aux besoins des patients et non pas à ceux du système ou des organisations.

Les médecins ont en effet une responsabilité pour que le système de santé public reste viable à long terme. On sait maintenant que les déterminants sociaux sont plus importants que les systèmes de soin en eux-mêmes pour garantir une bonne santé à la population. Il est donc indispensable d’améliorer les trajectoires de soins et de les rendre moins coûteuses ainsi que de mettre en place des pratiques plus intégratives. Or, c’est à la portée des médecins qui doivent être les leaders du renouveau du système de santé, dit le Dr Viens, puisqu’ils sont les mieux placés pour mettre en place la multidisciplinarité, la révision des modes de rémunération, l’organisation des systèmes et surtout le travail d’équipe. 

 

 

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Quels sont, selon vous, les principaux facteurs responsables de l'épuisement professionnel des médecins

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Résultats du sondage de septembre sur les soins de fin de vie

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Salma Rehimini : présidente du Comité étudiant de l’AMQ

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Salma Rehimini : présidente du Comité étudiant de l’AMQ

ACTION SalmaÉtudiante en 2e année à la faculté de médecine de l’université McGill et nouvelle présidente du Comité étudiant de l’Association médicale du Québec, Salma Rehimini s’est rendu compte très jeune qu’elle voulait soigner les autres. « Je préférais mes petits jouets de médecin à mes poupées, fait-elle remarquer, et j’aimais être celle qui prenait soin de ma grand-mère ou de ma mère quand elles étaient malades. »

Au fil des années cette volonté s’est cristallisée, car pour elle tout part de la santé. « C’est la chose la plus importante pour un être humain. Sans elle, on ne peut rien faire. Et c’est pourquoi je l’ai toujours priorisée et valorisée », souligne-t-elle. C’est d’ailleurs devenu le moteur de sa motivation que ce soit à l’école ou dans ses projets de tous les jours. Et des projets, l’étudiante n’en a jamais manqué.

Un leadership reconnu

Au cégep, elle s’est engagée auprès de jeunes filles de sa communauté afin de les aider à « trouver leur place dans la société comme femme ». Elle a également participé à la création d’un organisme, Exporte Supporte, qui amasse des articles scolaires pour les redistribuer à des enfants démunis. Ses bons résultats scolaires et ses nombreux engagements lui ont valu d’être en lice pour obtenir une Bourse Loran. Coparrainée par 25 universités canadiennes, cette bourse est remise chaque année à une trentaine d’étudiants considérés comme des leaders potentiels de demain. Les bénéficiaires qui reçoivent 100 000 $ répartis sur une période de quatre ans sont jumelés avec un mentor pendant leurs études et peuvent participer à différents stages d’été formateurs. L’argent est bienvenu, c’est sûr, explique Mme Rehimini, mais ce sont surtout les rencontres, y compris pendant le processus de sélection, avec d’autres étudiants leaders de toutes provinces du Canada et de nombreuses personnalités de tous les milieux qui sont pour elle « extrêmement précieuses ».

S’y mettre un projet à la fois

Repérée très jeune comme une leader Mme Rehimini estime cependant qu’il n’y a pas un leadership au féminin. « C’est une notion universelle qui n’a pas à appartenir à un genre ou un autre, une personne ou une autre. » Et si tout le monde n’a pas besoin de devenir un leader, ceux qui le veulent le peuvent tous. Il suffit juste « d’être une personne travaillante et qui veut s’y mettre ou s’engager pour mener une équipe vers un objectif commun ».

Venant d’une famille très politisée et elle-même intéressée par la politique, Mme Rehimini s’est rapidement tournée vers l’AMQ quand elle a commencé ses études de médecine. Dans le cadre d’une entrevue, l’AMQ lui a posé plusieurs questions sur son engagement dans le Comité étudiant.

AMQ-INFO : Pourquoi vous êtes-vous engagée dans le Comité étudiant de l’AMQ?

Salma Rehimini : C’est très rare de pouvoir développer son côté politique. Or, l’AMQ est une association qui met l’emphase sur le professionnalisme et sur l’éducation médico-politique des jeunes étudiants en médecine. Quand je suis arrivée en médecine, le comité étudiant nous a dit à quel point cette organisation valorise ces aspects, et à quel point c’est important pour les étudiants en médecine de s’y connaître en politique parce qu’en tant que médecin on est aussi des leaders et que l’on va devoir aussi être des « advocates » comme on dit en anglais, des défendeurs de notre profession.

AMQ-INFO : Cela vous parle?

Je suis en amour avec cette philosophie, parce que c’est vraiment ce que je pense et quand j’ai vu qu’il y avait une organisation qui travaillait sur cette philosophie et sur ces valeurs, j’ai été séduite et j’ai tout de suite voulu rejoindre l’équipe. J’ai été membre active l’année dernière et cette année je voulais encore plus donner de profondeur à mon engagement et j’ai postulé comme candidate au poste de présidente.

AMQ-INFO : Que voulez-vous apporter?

Le Comité des étudiants de l’AMQ a de belles valeurs et de bons objectifs. Mais cela ne fait pas longtemps que nous existons et, ces dernières années, le Comité a vécu plusieurs transformations majeures dans son administration interne, dans ses projets et sa façon de procéder. Donc nous sommes encore en train de nous demander quel rythme adopter, quelles activités garder, lesquelles ajouter, etc.  Dans mon mandat cette année, je voudrais stabiliser le Comité et mettre en place une certaine routine autour d’un canevas. Je veux donc construire une base solide. D’année en année, nous sommes de plus en plus connus, nous avons une plus grande portée et c’est agréable à voir, mais pour assurer cette progression il faut des bases solides. C’est donc ce que je vais essayer de construire cette année, des bases solides, pour pouvoir continuer notre belle expansion, je dirais exponentielle.

AMQ-INFO : Quels sont les projets qui vous tiennent le plus à cœur?

Nous appuyons des initiatives étudiantes. Chaque année nous donnons plus de financement pour ces projets et nous en sommes très contents, car cela montre à nos collègues que nous les appuyons et que nous soutenons leur leadership, qui n’est autrement malheureusement pas suffisamment exploité dans notre curriculum. J’aime ce projet parce qu’on donne aux étudiants un endroit où ils peuvent exprimer leur leadership, on leur offre un environnement favorable pour mener de l’avant leurs initiatives.

AMQ-INFO : Où espérez-vous voir la profession médicale dans cinq ans?

J’espère qu’on va vraiment améliorer le contrat social qu’on a avec nos patients. C’est très, très décevant de voir qu’aujourd’hui les patients ne nous font pas autant confiance qu’avant ou qu’ils ont l’impression que nous ne faisons pas preuve d’autant de compassion qu’auparavant ou même que notre expertise n’est plus aussi bonne qu’avant. C’est vraiment décevant parce que la relation patient-médecin est au cœur de la médecine. Voir que l’on a échoué à ce niveau-là, c’est pour moi un échec complet. Et ce que j’espère par-dessous tout c’est que l’on va réussir à rétablir ce lien de confiance avec le patient.

AMQ-INFO : En quoi est-ce important?

Le lien de confiance est au cœur de notre travail, c’est la base. C’est pour ça personnellement que j’ai choisi la médecine, pour la relation avec le patient, pour parler avec des patients, pour les aider. Mais comment vais-je pouvoir leur apporter une aide s’ils ne me font pas confiance? J’espère donc vraiment que nous allons pouvoir renouer avec cette confiance à travers toutes nos implications, notre volonté de mieux se conscientiser en tant que futurs médecins sur ce que les patients vivent et sur les besoins de la médecine actuelle. Nous devons aussi continuer à chercher d’autres solutions, car même si on trouve des solutions actuellement, je suis sûre qu’il y en a plein d’autres. Et j’espère juste que nous allons continuer de travailler sur ce volet, parce que c’est vraiment central à notre profession. On ne peut pas se considérer médecin ou un bon médecin sans cela.

 

 

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Un sondage de l’AMC révèle un niveau élevé d’épuisement professionnel chez les médecins canadiens

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Un sondage de l’AMC révèle un niveau élevé d’épuisement professionnel chez les médecins canadiens

Le 10 octobre dernier, l’Association médicale canadienne rendait public le rapport Sondage national de l’AMC sur la santé des médecins : un instantané national. Cette étude fait écho à l’enjeu de l’amélioration de la santé et du bien-être des médecins.  Selon ce rapport, même si 82 % des médecins et des résidents disent avoir une résilience élevée, un médecin sur quatre affirme ressentir un fort épuisement professionnel et un sur trois présenterait des symptômes de dépression, ce qui laisse sous-tendre que le problème de l’épuisement dépasse les facteurs personnels pour en inclure des systémiques.

Ce sondage réalisé auprès des médecins canadiens démontre que les médecins résidents sont 48 % plus susceptibles de signaler leur épuisement professionnel, et 95 % plus à risque de présenter des symptômes de dépression. Les femmes médecins, quant à elles, sont plus susceptibles que leurs collègues masculins de signaler leur épuisement professionnel (23 % supérieur) et plus à risque de présenter des symptômes de dépression (32 % supérieur).

La plupart des médecins disent connaître les services de santé à leur disposition mais beaucoup d’entre eux n’utilisent pas ces services notamment parce qu’ils ont un malaise à demander de l’aide ou parce que la situation ne leur semble pas assez grave.

La santé des médecins est une préoccupation importante car « […] Non seulement les problèmes de santé des médecins leur nuisent directement, mais les études ont démontré qu'ils peuvent aussi avoir des répercussions sur les soins aux patients, explique la Dre Gigi Osler, présidente de l'AMC. Il est important de comprendre le mieux possible la situation et de mieux aider les médecins, surtout au début de leur carrière. »

Pour connaître tous les résultats de ce sondage, consultez Sondage national de l'AMC sur la santé des médecins : un instantané national.

 

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