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IPS et diagnostics

Le Collège des médecins du Québec (CMQ) a adopté le 22 février une résolution visant à permettre aux infirmières praticiennes spécialisées (IPS) de poser des diagnostics pour certains problèmes de santé courants en lien avec leurs spécialités, par exemple les infections urinaires, les otites et les infections transmissibles sexuellement. Elles pourront aussi diagnostiquer six maladies chroniques : le diabète, l’hypertension, l’hypercholestérolémie, l’asthme, la maladie pulmonaire obstructive chronique et l’hypothyroïdie. 

Depuis 2007, les IPS pouvaient amorcer le traitement de ces affections, mais ne pouvaient les diagnostiquer officiellement et leurs diagnostics devaient être confirmés par les médecins dans les 30 jours, ce qui n’est plus nécessaire dès à présent.

Il faudra cependant encore attendre quelques mois avant que les IPS puissent poser des diagnostics. Le CMQ et l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ) doivent élaborer conjointement un projet de règlement qui devra être soumis à une adoption lors du prochain conseil d’administration du Collège, le 26 avril prochain. Le règlement sera ensuite transmis à l’Office des professions, puis devra être approuvé par le gouvernement du Québec.

Il est à noter que le Parti Québécois a fait adopter unanimement à l’Assemblée nationale une motion demandant au gouvernement « de mettre fin dans les meilleurs délais possibles à la rémunération des médecins liée à la surveillance générale des activités médicales des IPS en soins de première ligne ».

Un groupe de médecine familiale reçoit 30 000 $ par année pour la « supervision » d’une IPS par les médecins et 30 000 $ pour l’utilisation du bureau, de matériel et de personnel par l’IPS. 

La ministre de la Santé et des Services sociaux, Danielle McCann, a promis de donner suite à cette motion, mais la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ) s’y oppose. Les deux n’ont en effet pas la même interprétation de la « supervision » d’une IPS. Pour la ministre comme pour le CMQ la supervision d’une IPS consiste en une « surveillance générale » des activités médicales de l’IPS, alors que la FMOQ y voit plutôt un travail de « collaboration interprofessionnelle » soit une discussion de cas. Et selon la fédération, le médecin doit être rémunéré pour son travail de collaboration avec l’IPS. Un point de vue partagé par l’Association des infirmières praticiennes spécialisées du Québec (AIPSQ).

 

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