Adoption de la loi sur le cannabis récréatif

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Adoption de la loi sur le cannabis récréatif

Le 12 juin dernier, l’Assemblée nationale du Québec a adopté le projet de loi n° 157 : Loi constituant la Société québécoise du cannabis, édictant la Loi encadrant le cannabis et modifiant diverses dispositions en matière de sécurité routière.

Le Québec devait produire un cadre législatif en raison de la volonté du gouvernement fédéral de légaliser l’usage du cannabis non thérapeutique au cours de l’été 2018.

« La légalisation du cannabis ne doit pas être perçue comme un message de banalisation ni un signal de normalisation, bien au contraire. C'est justement parce que le cannabis pose des risques pour la santé qu'il est nécessaire de l'encadrer », a souligné Lucie Charlebois, ministre déléguée à la Réadaptation, à la Protection de la jeunesse, à la Santé publique et aux Saines habitudes de vie, lors de la conférence de presse qui a suivi l’adoption de la Loi.

La Loi 157 a été adoptée avec 61 voix pour, 46 contre et aucune abstention. Les députés du Parti libéral du Québec et de Québec solidaire ont voté pour, ceux du Parti québécois (PQ) et de la Coalition Avenir Québec (CAQ) contre. Les premiers voulaient que l’on interdise la consommation de marijuana dans les lieux publics et que ce soit Québec, et non Ottawa, qui gère la production du cannabis. Enfin, le chef péquiste s'est dit « très préoccupé » des liens potentiels entre les propriétaires des entreprises de production de cannabis et les paradis fiscaux. Les députés de la CAQ, eux, n’étaient pas d’accord pour que l’on fixe à 18 ans l'âge légal pour consommer du cannabis, et non à 21 ans comme ils le souhaitaient.

L’étude du projet de loi 157 a nécessité 136 heures de travaux parlementaires, conduit à l’adoption de 138 amendements et requis près de 7 mois de travail.

Alors que la loi québécoise interdit la culture de cannabis récréatif à domicile, le gouvernement fédéral propose de laisser aux Canadiens le droit de posséder jusqu’à quatre plants à la maison. Le Sénat a d’ailleurs recommandé au fédéral d’adopter un amendement qui reconnaît le droit des provinces d'interdire la culture à domicile. Le premier ministre du Canada, M. Justin Trudeau, a cependant confirmé que la culture à domicile sera autorisée partout au pays dans le projet de loi sur la légalisation du cannabis (C-45). Mme Lucie Charlebois affirme que le Québec est prêt à défendre sa position sur ce point de litige devant les tribunaux.

Depositphotos 16975317 originalLes points principaux de la Loi 157 :

  • création de la SQDC (Société Québécoise du Cannabis) pour faciliter l’atteinte des objectifs de santé et de sécurité publiques;
  • financement minimal de 25 millions de dollars par année, durant cinq ans, pour des activités en prévention et en recherche en matière de cannabis;
  • interdiction aux mineurs de posséder du cannabis;
  • imposition d’une limite à la quantité qui peut être possédée à un domicile (150 grammes de cannabis séché ou son équivalent peu importe le nombre de résidents);
  • interdiction de cultiver du cannabis non thérapeutique à des fins personnelles;
  • restrictions d’usage du cannabis dans certains lieux;
  • création d’un comité de vigilance pour conseiller le ministre de la Santé et des Services sociaux au regard de ce nouveau phénomène;
  • tolérance zéro pour la conduite automobile après avoir consommé du cannabis;
  • âge légal pour la possession et l’achat de cannabis ainsi que pour être admis dans un point de vente de cannabis fixé à 18 ans.

Pour consulter la Loi, cliquez ici.

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Appel de candidatures pour le comité des affaires professionnelles

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Appel de candidatures pour le comité des affaires professionnelles

Les enjeux de la santé sont importants pour vous? Vous souhaitez être actif sur le terrain? C’est le moment de vous engager pour influencer favorablement le professionnalisme médical et la qualité des soins de santé pour toute la société.

Le Comité des affaires professionnelles sera élargi à sept membres afin d’être plus représentatif des pratiques, des milieux et des générations. Il relève du conseil d’administration (CA) de l’Association médicale du Québec (AMQ) et lui fait rapport directement.

Son mandat est d’assurer une veille des enjeux émergents et de conseiller le CA sur ces enjeux. Ses membres peuvent relayer les attentes de leurs milieux et évaluer la réceptivité aux messages de l’AMQ. De plus, conjointement avec le CA, le Comité est chargé d’identifier des dossiers qui demandent des recherches et des consultations approfondies. L’étude de ces dossiers par le Comité aide le CA à définir à moyen ou long terme les positions de l’AMQ.

Pour en savoir plus ou pour envoyer votre candidature pour le Comité des affaires professionnelles, communiquez avec Catherine Hamel à catherine.hamel@amq.ca.

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Baisse de cotisation AMC-AMQ

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Baisse de cotisation AMC-AMQ

Plusieurs membres se sont montrés inquiets ou surpris dernièrement en raison de la décision de l’AMC de vendre Gestion Financière MD à la Banque Scotia. Pourtant, une des conséquences directes de cette transaction est la baisse de la cotisation de l’AMQ.

Les membres de l’AMQ dont le mois d’adhésion est juin ou un des mois subséquents peuvent se prévaloir des nouveaux tarifs pour leur renouvellement.

Cotisation :

  • Membre en pratique: tout membre qui n'est pas couvert par une autre catégorie.  510 $
  • Première année de pratique : année suivant la fin de la résidence.  190 $
  • Temps partiel : membre en pratique qui exerce/pratique/facture moins de 20 heures par semaine.  363 $
  • Postuniversitaire : membre non en pratique et détenteur d'une bourse de recherche ou d'enseignement.  291 $
  • Retraité/retraité honoraire : membre à la retraite qui ne reçoit aucun revenu de sa profession.  138 $
  • Résident : membre inscrit au programme de résidence.  91 $
  • Étudiant : membre inscrit dans une faculté de médecine au Québec.  Gratuit
  • Maternité : membre en congé de maternité, veuillez communiquer avec nous.  Réduction

Pour plus de renseignements, communiquez avec le Service aux membres de l'Association médicale du Québec via le site Web ou par téléphone au 514 866-0660 ou sans frais au 1 800 363-3932.

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Concours pour les résidents et les étudiants

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Concours pour les résidents et les étudiants

Vous êtes résidents ou étudiants ? Vous utilisez les outils cliniques DynaMed Plus (en ligne ou sur l’application mobile) ou le CPS sur l’application mobile RxTx ? Tentez votre chance de gagner l’un des trois prix de 1000 $ offert par Joule.

Pour participer, il suffit de partager d’ici au 26 juillet une photo qui montre comment vous utilisez ces ressources cliniques par courriel ou sur Twitter ou Instagram, en y ajoutant le mot-clic #ConcoursRessourcesJoule. Pour accéder aux règlements et aux détails complets du concours, cliquez ici.

Si vous ne connaissez pas DynaMed Plus et le CPS c’est l’occasion de les découvrir.

DynaMed Plus est un outil clinique qui propose des options de traitement fondées sur des données probantes et des renseignements sur les médicaments tirés de la base de données Micromedex, des guides et des images ainsi que des illustrations médicales canadiennes et internationales. Cet outil est mis à jour quotidiennement grâce à une revue systématique de la littérature médicale. 

Le CPS, mis à jour chaque semaine, comprend plus de 2000 monographies de médicaments, de vaccins et de produits de santé naturels rédigées par les fabricants. Il permet aussi d’avoir accès à des calculatrices médicales interactives ainsi qu’aux avis de Santé Canada dans les 48 heures suivant leur publication.  

Dynamed

 

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Des médecins de famille adoptent les recommandations de Choisir avec soin

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Des médecins de famille adoptent les recommandations de Choisir avec soin

Le 25 mai dernier a eu lieu la journée annuelle de la recherche et de l’amélioration de la qualité présentées par le Département de médecine de famille et de médecine d’urgence de l’Université de Sherbrooke.

À l’occasion de cet événement, les résidents et les professeurs de médecine de famille et d'urgence ont pu présenter les résultats de leur projet de recherche et/ou de l'évaluation de la qualité de l'exercice professionnel. Au total, c’est plus de 30 projets d’érudition répartis dans 3 grandes catégories (recherche, innovation pédagogique et amélioration ou évaluation de la qualité) qui ont été soumis au jury pour évaluation.

Parmi ces initiatives, plusieurs reprenaient des recommandations de la campagne Choisir avec soin :

tableau choisiravecsoin sherbrooke

 

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Discussions autour des solutions pour améliorer le système de santé

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Discussions autour des solutions pour améliorer le système de santé

Depuis des années, partout au Canada, les systèmes de santé essaient d’améliorer leur efficience et leur performance. Pourtant, toutes les réformes mises en place semblent avoir peu d’effets et les innovations locales qui fonctionnent ne sont pas implantées à la grandeur du pays. L’émission de webdiffusion Sixth Estate a donc décidé d’inviter quatre experts afin qu’ils puissent débattre des transformations nécessaires pour faire changer la situation.

HUgo 6thEstate7M. Mike Villeneuve, directeur général de l’Association des infirmières et infirmiers du Canada (AIIC), a mis la table en parlant des préoccupations de son association. « Cela fait des années que nous rencontrons les mêmes problèmes et malgré toutes les discussions, il n’y a pas beaucoup d’actions », a-t-il notamment souligné. Selon lui, plus les années passent, plus il y a un décalage entre les besoins de la population et les services qu’offre le système de santé. « La population n’a pas seulement besoin de soins aigus, mais de plus en plus de soins à long terme, de soins de fin de vie et de soins palliatifs », a-t-il ajouté. L’AIIC se pose donc des questions sur la façon dont il faut déployer ses membres pour répondre efficacement à ces besoins, tout en étant bien consciente qu’au sein même de la profession d’infirmière, tout n’est pas simple. Pas facile en effet de s’entendre sur la personne mieux placée pour s’occuper des malades chroniques entre les infirmières cliniciennes, les infirmières praticiennes, etc., sans parler des obstacles que peuvent rencontrer les infirmières quand elles veulent pratiquer dans des cliniques sans médecin. 

Pour le Dr Hugo Viens, président de l'Association médicale du Québec, la relation entre médecins et infirmières évolue et tout le débat sur les compétences de chacun commence à être périmé. La nouvelle génération de médecins est beaucoup plus ouverte à des modèles collaboratifs de prise en charge des patients, notamment par et avec des infirmières.

Pertinence et prévention

L’enjeu actuel principal concerne plutôt les coûts en santé, qui représentent plus de 50 % du budget au Québec alors que l’on se concentre surtout sur des soins et des traitements pour des soins aigus. Notre système de santé n’est en effet pas adapté au vieillissement de la population et à la prise en charge des maladies chroniques. « Nous devons agir en amont pour intervenir plus tôt dans les maladies ou éviter des maladies par la prévention et l’éducation », a souligné le Dr Viens.

Un autre enjeu d’importance est le surdiagnostic et la surmédicalisation si l’on veut pouvoir continuer de se payer un système de santé dans les années à venir, alors que nous savons aujourd’hui que jusqu’à 30 % des interventions sont probablement inutiles. « Plusieurs tests et hospitalisations pourraient être évités en intervenant seulement dans les cas où cela est nécessaire. Et dans notre société nous avons tendance à médicaliser des problématiques comme le vieillissement ou la prévention, alors qu’elles pourraient être prises en charge autrement », a expliqué le Dr Viens. Il a aussi souligné que « nous sommes dans un modèle où nous estimons souvent qu’il faut en faire plus, alors que parfois en faire moins, c’est mieux. »

Pour le Dr Viens, le mode de rémunération actuel met l’accent sur l’importance du volume, mais il faudrait aussi tenir compte de la valeur d’un soin. Or, « plus nous avons de technologies à notre disposition plus nous voulons les utiliser, par exemple pour détecter des cancers toujours plus tôt. Alors que l’on sait maintenant que la détection précoce de certains cancers ne change pas forcément ses effets sur les taux de mortalité. »  C’est parfois plus facile pour un médecin de prescrire un test que d’expliquer pourquoi il n’est pas nécessaire, d’où l’importance de faire de l’éducation auprès des patients et donc de faire connaître des initiatives comme les recommandations de Choisir avec soin.

Adapter les solutions efficaces pour les implanter partout

Mme Maria Judd, vice-présidente programmes à la Fondation canadienne pour l’amélioration des services de santé, a expliqué l’importance que les gouvernements et les intervenants travaillent ensemble s’ils veulent réussir à résoudre le problème. Le mandat de sa Fondation est de chercher des innovations qui ont fait leurs preuves et de favoriser leur mise en place à la grandeur du Canada. « Puisque nous savons que les maladies chroniques sont un véritable enjeu de santé, nous avons identifié le projet INSPIRED, un programme collaboratif qui facilite le maintien à domicile de patients atteints de maladie pulmonaire obstructive chronique (MPOC) développé par le Dr. Graham Rocker et son équipe à Halifax et nous aidons maintenant à le répandre. »

Ce programme a permis six mois après son implantation de faire diminuer de 64 % les réadmissions à l’hôpital et de 52 % les visites à l’urgence, « mais le plus important, c’est qu’une majorité de personnes disaient avoir retrouvé leur vie… Il est très important de savoir ce qui fonctionne et de soutenir ceux qui veulent implanter ces solutions pour les adapter à leur milieu. » Pour Maria Judd, l’éducation aux patients atteints de maladie chronique est primordiale : « ils doivent apprendre à connaître leur maladie et à la gérer par eux-mêmes, avec leur famille et la communauté. » 

Par ailleurs, pour elle, si on a tant de mal au Canada à mettre en place et à diffuser les initiatives efficaces, c’est parce que nos systèmes de santé sont surchargés et n’ont pas la capacité d’adopter de nouvelles façons de faire. C'est pourquoi il faut intervenir afin de permettre le renforcement des capacités d'amélioration. Les gens qui travaillent dans le système de santé doivent comprendre qu’ils ont tous deux fonctions en fait : « le premier est d’offrir des soins à leurs patients et le second est de se demander comment le faire mieux. »

Améliorer plutôt que d’essayer de transformer

De son côté, M. Damien Contandriopoulos, professeur à l'École des sciences infirmières de l'Université de Victoria, estime que les systèmes de santé n’ont pas tant besoin de changer que de s’améliorer. « Les dépenses de santé en dollars constants ont doublé depuis les années 90, donc dans les 30 dernières années, mais je serais curieux de savoir qui a l’impression que les systèmes de santé se sont améliorés pendant ce temps. » Il est pour lui incompréhensible qu’alors que nous n’avons jamais eu tant d’argent en santé, ainsi que de médecins et d’infirmières au Canada, les systèmes de santé s’effondrent pourtant.  

Il faut donc comprendre que la source du problème est profonde, notamment parce que selon lui nous vivons dans un pays « où avoir plus de 50 ans est une maladie chronique! » En effet, Damien Contandriopoulos a rappelé que selon une étude, parue il y a déjà 10 ans, à peu près 100 % des gens de plus de 50 ans sont « techniquement malades » en Amérique du Nord si l’on suit à la lettre les lignes directrices. Aussi, plus de 97 % des plus de 50 ans dépassent les seuils des trois maladies chroniques les plus communes : cholestérol, hypertension et diabète. 

Pour ce chercheur, un autre enjeu de nos difficultés à améliorer les choses vient du fait que personne ne dirige le changement au sein du système de santé ce qui permet aux groupes d'intérêts de résister chaque fois qu’une transformation signifie que l’on doit déplacer de l'argent.   

Maria Judd croit cependant qu’il est possible de mettre en place de petits changements qui vont apporter des améliorations. Or, quand ces changements font leur preuve au niveau local et que l’on s’aperçoit des bienfaits ou des économies qu’ils apportent à un niveau plus large, il est plus facile alors de les étendre.

HUgo 6thEstate6Pour le Dr Viens, bien que tout le monde soit d'accord sur les problèmes et les solutions, les professionnels de la santé travaillent encore en silo. Pour améliorer la situation, il faut revoir l’organisation des services et travailler à la constitution d'équipes dans lesquels les professionnels de la santé prendront en charge ensemble les patients au lieu d’être plusieurs à effectuer les mêmes actes. De plus, selon lui, il ne faut pas s’étonner si les gens continuent d’engorger les urgences. Ce n’est pas seulement parce qu’il n’est pas toujours facile d’avoir un rendez-vous chez le médecin de famille, mais aussi parce que le système fait en sorte que les patients (et parfois les médecins) restent persuadés qu’ils seront plus rapidement traités en allant à l’hôpital que dans le bureau d’un médecin. 

 

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Élection provinciale : le collectif 15 solutions présente ses exigences aux partis politiques

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Élection provinciale : le collectif 15 solutions présente ses exigences aux partis politiques  

À quelque mois des élections, le 19 juin dernier, l’Association médicale du Québec (AMQ), l’Alliance des patients pour la santé (APS), la Confédération des syndicats nationaux (CSN) et l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux (ACSSSS) ont exigé des partis politiques qu’ils prennent des engagements fermes en matière de santé.  

Le Collectif a demandé aux partis politiques d’inclure des actions prioritaires faisant consensus dans leur plateforme électorale et de s’engager, s’ils forment le prochain gouvernement, à assurer leur mise en œuvre au cours des deux premières années du mandat.

Cet été, le Collectif entend rencontrer les chefs des quatre principales formations politiques québécoises afin de leur présenter des actions prioritaires. Il produira également un « bulletin de notes » de chacune d’entre elles en fonction des actions qui auront été intégrées dans les plateformes électorales.

Le Collectif entend bien sûr soutenir le gouvernement qui sera élu dans la mise en place des actions prioritaires. Ce dernier pourra donc agir en santé dès son élection et en commençant le travail en collaboration avec les principaux acteurs du réseau : patients, médecins, intervenants du réseau et gestionnaires. Du jamais vu!

ACSSSS logo APS logo    AMQ en action    CSN logo

Les actions prioritaires

1)     Organisation des services de 1ère ligne

  • Élargir les champs de pratique des différents professionnels de la santé et mieux définir les interrelations pour renforcer le travail interdisciplinaire.
  • Maintenir les CLSC et renforcer leur rôle notamment pour la coordination et la prestation des soins et services à domicile aux aînés et aux personnes vulnérables, ce qui implique l’octroi des ressources humaines et financières nécessaires à leur mission.
  • Élaborer une véritable Politique des proches aidants afin de reconnaître leur apport essentiel à la prestation des soins et services.

2)     La prévention: agir sur les déterminants de la santé

  • Dédier 5 % des dépenses de programmes de santé et des services sociaux à la santé publique, conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé et de l’Association pour la santé publique du Québec.
  • Créer des plateformes, des « hubs », sur le territoire de chaque CISSS / CIUSSS, dotés d’un budget suffisant pour soutenir des initiatives locales, initiées, proposées et portées par le milieu et visant la prévention et la promotion de la santé.

3)     Les différents modes de financement et de rémunération

  • Améliorer la collecte, la circulation et le partage des données anonymisées et identifier les indicateurs reconnus qui permettront l’évaluation de la performance du réseau, notamment en matière de pertinence, de coûts et d’efficience.
  • Faire une plus grande place dans le système de rémunération des médecins aux modèles alternatifs favorisant le travail interdisciplinaire, à l’instar d’autres provinces canadiennes, et en s’appuyant sur les conclusions des recherches déjà effectuées par le Commissaire à la santé et au bien-être.
  • Moderniser le financement des établissements du réseau pour l’établir non plus uniquement sur une base historique, mais également en fonction des services rendus et des impacts positifs sur la santé et le bien-être de la population locale.

4)     La gouvernance

  • Effectuer des modifications législatives afin de rendre aux instances des établissements du réseau de la santé et des services sociaux une réelle autonomie et ainsi favoriser la décentralisation.
  • Obliger les établissements à tenir des consultations auprès des parties prenantes, incluant obligatoirement les patients, les usagers et les intervenants du réseau, pour s’assurer d’un meilleur arrimage entre l’offre de service et les besoins.
  • Mettre en place un Comité national de patients.
  • Créer un Conseil national des associations de patients et d’usagers, consultatif au ministre de la Santé et des Services sociaux.

5)     La relève

  • Favoriser la reconnaissance des diplômes et de l’expérience acquise à l’étranger.
  • Déployer des activités de pairage, de codéveloppement, de coaching et de mentorat par les pairs pour accroître la rétention du personnel et faciliter l’intégration.
  • Améliorer l’organisation et les conditions de travail et de pratique afin d’éliminer la précarité, d’éviter la surcharge et d’assurer un milieu de travail sain.
  • Mener des campagnes publiques afin de valoriser l’apport, le rôle et le travail des professionnels et des intervenants du réseau de la santé et des services sociaux.

Pour en apprendre plus sur le Collectif, visitez 15solutions.org.

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Les inscriptions pour le Colloque médecins gestionnaires de l’AMQ sont ouvertes

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Les inscriptions pour le Colloque médecins gestionnaires de l’AMQ sont ouvertes

4e Colloque MG Logo

Le thème du prochain Colloque médecins gestionnaires de l’Association médicale du Québec a été annoncé et les inscriptions sont ouvertes. C’est autour du sujet « Prévention des conflits : de la confrontation à la collaboration » que se dérouleront des conférences, ateliers et étude de cas.

Il est impossible aux médecins gestionnaires d’éviter tous les conflits, mais ils peuvent certainement aiguiser leurs capacités à les anticiper et à mettre en place les bonnes stratégies pour en minimiser les effets négatifs. C’est là l’objectif principal de ce 4e colloque.

L’événement se déroulera le vendredi 30 novembre 2018 à l’hôtel Vogue de Montréal. Vous pouvez consulter le programme préliminaire détaillé en visitant le site Web colloqueamq.ca

Le coût d’inscription de 370 $ est le même que l’an dernier. Les places étant limitées, il vous est conseillé de vous inscrire rapidement si vous souhaitez y participer.

Pour accéder au formulaire d’inscription, cliquez-ici ou visitez colloqueamq.ca.

 

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Les médecins doivent faire connaître les modèles à succès

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En partant à la rencontre des médecins dans leur milieu, l’AMQ a pu constater que nombre de ses membres s’investissent dans l’amélioration des soins et services au quotidien. De belles initiatives voient le jour un peu partout. Certaines gagneraient à être implantées ou adaptées ailleurs, mais pour cela encore faut-il savoir qu’elles existent! 

Si vous avez mis en place un projet qui mériterait d’être connu ou si vous connaissez des collègues membres qui l’ont fait, n’hésitez pas à communiquer avec l'AMQ. Cela nous fera plaisir de présenter vos réussites.

Les médecins doivent faire connaître les modèles à succès

Comme plusieurs des membres de l’AMQ, le Dr George Michaels, médecin de famille montréalais, estime qu’il faut revoir nos façons de faire si nous voulons répondre aux besoins de la population en matière de santé.

Persuadé que le patient doit être au centre des soins et de l’organisation des services de santé, ce médecin a toujours milité en ce sens, que ce soit à l’époque où il pratiquait et enseignait à l’hôpital St. Mary ou dans la clinique-MDCM, un groupe de médecine familiale (GMF) du Centre-Ouest de Montréal, dont il est aujourd’hui responsable.

DrViens DrGeorgesMichaels

Le Dr George Michaels a invité le président de l’AMQ, le Dr Hugo Viens,
à visiter la clinique-MDCM pour discuter avec lui de l’importance
que les médecins s’organisent.

« J’ai réussi à montrer à mes anciens collègues qu’un hôpital d’enseignement pouvait devenir un établissement centré sur le patient, et je suis persuadé qu’il doit en être de même avec un GMF », explique le Dr Michael. Pour lui, la continuité des soins et des services est primordiale et un GMF est une structure particulièrement bien adaptée à la prise en charge d’une population si tous les professionnels de la santé, médecins spécialistes et médecins de famille y compris, oublient la pratique en silo et collaborent.

Supprimer les silos pour centrer les soins sur les patients

La clinique-MDCM a été transformée en GMF en novembre 2016. Avec ses 33 médecins de famille, elle prend en charge plus de 37 000 patients inscrits pour qui elle obtient un taux d’assiduité de près de 82 %. Des médecins spécialistes y travaillent aussi. Pour le Dr Michaels, les médecins de famille et les spécialistes doivent s’occuper ensemble du suivi des patients : « Ils doivent se parler. Un médecin de famille doit pouvoir appeler un spécialiste pour lui référer un patient ou lui poser une question, mais le spécialiste doit aussi être en mesure de demander à un médecin de famille de prendre en charge un patient qu’il traite ou a traité. » Lorsque le Dr Michaels exerçait à l’hôpital St. Mary, il y a 20 à 30 ans, chacun pratiquait en silo et il a fallu casser le mur entre spécialistes et médecin de famille. Aujourd’hui, il faut faire de même dans les GMF entre les médecins et les autres professionnels de santé.

La clinique-MDCM, un GMF de niveau 9 comprend aussi des infirmières cliniciennes et des infirmières praticiennes, des travailleurs sociaux, un département de nutrition et les services d’une pharmacienne. Lors de l’intégration de ces professionnels, « nous avons voulu mettre l’accent sur la collaboration et la confiance », souligne le Dr Michaels, persuadé que le succès appelle le succès.

S’organiser entre médecins pour être mieux écoutés

Pour le Dr Michaels, les médecins doivent s’organiser s’ils veulent que leur pratique évolue pour le mieux. Selon lui, il faut faire comprendre aux gestionnaires et à la population que le modèle GMF, encore trop mal connu, est capable de répondre aux besoins en santé d’une population. Dans le CIUSSS auquel appartient la clinique-MDCM, les 14 GMF ont quelque 265 000 patients inscrits sur une population de 320 000 personnes, soit plus des deux tiers de la population du territoire couvert. Selon les discussions de la table de concertation des GMF de ce CIUSSS, si chaque médecin prenait 33 patients de plus, ils pourraient vider le Guichet d'accès à un médecin de famille (GAMF).

De plus, les bons taux d’assiduité de plusieurs GMF du CIUSSS Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal montrent que c’est possible de répondre aux besoins de cette population, y compris ceux des patients les plus vulnérables, ceux qui ont des besoins complexes ou sont en perte d’autonomie et nécessitent donc des soins à domicile.

Alors que près de 80 % des Québécois ont maintenant un médecin de famille, il est clair pour le Dr Michaels que l’assiduité et la capacité des médecins à vider les guichets d’accès sont des enjeux prioritaires de la première ligne. Il estime qu’il faudrait donc que les GMF se regroupent pour mieux se faire entendre des décideurs au niveau des CISSS, CIUSSS ainsi que du ministère de la Santé et des Services sociaux. Ils sont en effet capables de devenir des points de service responsables de la prise en charge et du suivi de la population d’un quartier, pour peu qu’on leur associe les Plans régionaux d'effectifs médicaux (PREM) nécessaires.

 DrGeorgesMichaels

 

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Les prochaines formations offertes par l’AMQ

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Les prochaines formations offertes par l’AMQ

logo leadershipmedicalFormations en leadership médical – PLI

 

  • Orchestrer le changement et l'innovation 
    SAGUENAY - 19 et 20 septembre 2018

La mise en relation des personnes avec les organisations afin de bâtir une vision commune et un engagement menant à l’action constitue le thème central de ce cours. Par l’entremise des théories en gestion du changement, vous apprendrez à élaborer des stratégies visant à motiver, mettre en œuvre et assurer la continuité du changement, en surmontant du même coup toute résistance au changement. À travers la présentation et la discussion d’enjeux et d’exercices concrets, vous aborderez différents sujets parmi lesquels la mise en place d’un milieu de travail capable d’adaptation et la gestion des effets du changement.
Crédits DPC : 14

 

  • Connaissance de soi et leadership efficace 
    QUÉBEC - 26, 27 et 28 septembre 2018

Savoir gérer ses communications est essentiel. Se connaître l’est également. Ce cours en développement professionnel continu vous initiera aux qualités personnelles requises pour un leadership médical efficace. À partir de la théorie de l’intelligence émotionnelle, vous améliorerez votre capacité à influencer et diriger votre environnement, par l’intermédiaire de techniques et d’exercices adaptés. À la fin de ce cours, vous découvrirez quel est le type de leadership médical qui vous convient et vous serez à même d’en constater l’efficacité.
Crédits DPC : 17,25

 

  • Négociation et gestion des conflits
    MONTRÉAL - 17 au 19 octobre 2018

Ce cours vous permettra de développer des stratégies pour gérer les conflits dans une organisation, d’éviter les écueils résultant de ces conflits et d’en faire une gestion efficace pouvant augmenter la créativité et l’innovation. Au moyen d’un exercice de négociation, vous développerez une approche planifiée et vous mettrez en pratique des techniques éprouvées afin d’obtenir des résultats dans les relations interpersonnelles.
Crédits DPC : 21

 

Pour en savoir plus et pour vous inscrire, visitez www.amq.ca/formation ou communiquez avec l'AMQ.

 

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Optimiser la pratique médicale, une priorité pour développer le professionnalisme médical

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Optimiser la pratique médicale, une priorité pour développer le professionnalisme médical

Dans le cadre de la Tournée sur le professionnalisme, organisée par l’Association médicale du Québec partout à travers la province, un sondage a été effectué auprès des membres lors de la publication du bulletin Parlons professionnalisme

Ce sondage avait pour objectif de voir quelle priorité les médecins mettaient de l’avant pour développer le professionnalisme médical. Quatre choix de réponse étaient proposés :

  • Optimiser la pratique médicale (ex : lutte au surdiagnostic, travail interdisciplinaire, etc.);
  • Valoriser les rôles de gestion occupés par les médecins;
  • Assurer une prise en charge collective de l’ensemble de la population (responsabilité populationnelle);
  • Favoriser un meilleur partage de l’information clinique entre les divers professionnels.

Une majorité de répondants a choisi l’optimisation de la pratique médicale. Limiter le surdiagnostic et le surtraitement, renforcer l’interdisciplinarité, réduire la complexité administrative, développer les outils d’aide au diagnostic pour faciliter la prise de décision sont, selon eux, des voies prioritaires pour faire progresser le professionnalisme médical.

RÉSULTATS DU SONDAGE

Parmi les avenues proposées, selon vous, laquelle est prioritaire afin de développer le professionnalisme médical ?

Optimiser la pratique médicale (ex : lutte au surdiagnostic, travail interdisciplinaire, etc.) 40 %
Valoriser les rôles de gestion occupés par les médecins 14 %
Assurer une prise en charge collective de l’ensemble de la population (responsabilité populationnelle) 23 %
Favoriser un meilleur partage de l’information clinique entre les divers professionnels 23 %
Autres 0 %

 

Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez consulter le rapport complet de la Tournée sur le professionnalisme, publié en avril dernier lors de la Journée annuelle de l’AMQ.

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Pensez-vous que la légalisation du cannabis récréatif aura un effet sur votre pratique

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