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Colloque des médecins gestionnaires 2018

Action Gestionnaires2018 4Très couru avec plus d’une centaine de participants, le 4e Colloque des médecins gestionnaires de l’AMQ a eu lieu le 30 novembre dernier à Montréal. En introduction, le président de l’AMQ, le Dr Hugo Viens, a présenté une lecture postélectorale des enjeux médico-politiques.

Par la suite, dans une conférence très appréciée, M. Pierre Lainey, maître d’enseignement au département de management de HEC Montréal, a souligné l’importance pour les médecins gestionnaires de développer leur sens politique. On peut en effet avoir beaucoup de pouvoir selon lui, mais zéro influence! Or pour exercer un leadership efficace, il faut être en mesure de décoder son environnement, de savoir s’appuyer sur ses alliés et de faire en sorte que ses opposants aient intérêt à devenir des alliés. Le sens politique, loin d’être une affaire de manipulation, est en fait une stratégie pour développer son influence.

Pierre Lainey voit en effet l’influence comme « la capacité de faire faire aux autres ce que vous voulez qu’ils fassent », ce qui implique d’être ou de devenir aux yeux de vos alliés comme à ceux de vos opposants celui qui livre la marchandise. D’où l’importance de développer des alliances pour être en mesure d’influencer ses adversaires par le biais de ses alliés quand on ne peut le faire directement. Une stratégie qui doit se faire de façon ouverte puisque pour M. Lainey « si l’autre sait ce que vous voulez, ce n’est pas de la manipulation, mais bien de l’influence. »

Le Dr Daniel Roux, responsable du groupe de médecine familiale, clinique Nouvelle-Beauce, et membre du comité exécutif du Regroupement de médecins gestionnaires de l’AMQ.

M. Jean Poitras, psychologue et professeur titulaire au département de la Gestion des ressources humaines de HEC Montréal, réfléchit quant à lui à la façon de canaliser des individus dits « toxiques ». Mauvaise nouvelle, vous ne les ferez pas changer : « un castor restera toujours un castor », explique en effet le psychologue. Pire encore, il ne sert à rien d’attendre que ces personnes partent ou se rendent compte d’elles-mêmes qu’elles font des dégâts : ce genre d’individu fonctionne mieux quand son environnement est à son image et donc toxique !  De plus, les organisations s’en séparent rarement, que ce soit parce qu’elles ne reconnaissent pas leur toxicité (les « toxiques » savent aussi se montrer charmants, intelligents et productifs et sont peu souvent dénoncés par crainte de représailles) ou parce qu’elles ne croient pas pouvoir se passer d’eux.

La seule solution qui reste, puisqu’il est impossible de gérer l’individu toxique, est donc de gérer l’environnement dans lequel il évolue en l’assainissant s’il a été perverti ou en le préservant s’il est encore sain.  « La situation ne sera pas parfaite, ni comme avant, mais le milieu de travail redeviendra ainsi fonctionnel, » explique M. Poitras. Il propose d’agir sur trois axes de façon à contenir l’individu toxique.

Il est en effet nécessaire de lui opposer un groupe solidaire qui aura convenu d’un pacte d’assistance mutuelle. Un bon point de départ peut être d’établir un code de vie des comportements professionnels et/ou de rédiger des politiques décisionnelles afin de limiter les comportements admis.

Aussi, comme un individu toxique s’appuie habituellement sur des acolytes qui sont délaissés par le groupe ou trouvent intérêt à le seconder, il faut commencer par rallier ces collègues. Une fois réintégrés dans le groupe, ils deviendront des alliés pour contenir l’individu toxique. Enfin, il faut continuer d’engager le groupe dans les décisions pour désamorcer les nouvelles tentatives de l’individu toxique de pervertir.

ACTION Colloque médecins gestionnaires1

 

ACTION Colloque médecins gestionnaires2

 

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