Cannabis : hausse de l’âge légal à 21 ans

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Cannabis : hausse de l’âge légal à 21 ans

Comme promis au cours de la campagne électorale, la CAQ a déposé un projet de loi pour hausser l’âge légal requis pour consommer du cannabis.  « Je veux envoyer un message très clair aux jeunes: c’est dangereux, la consommation de cannabis et cela peut entraîner des problèmes graves comme la schizophrénie, » a souligné le premier ministre François Legault. S’il avait pu, le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux M. Lionel Carmant, aurait fait passer l’âge minimal requis de 18 à 25 ans. En le fixant à 21 ans, il dit avoir fait un « compromis entre la science et l’acceptabilité sociale ». 

Le projet de loi 2 a reçu l’appui de la Fédération des médecins spécialistes du Québec (FMSQ), de l’Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ) et de l’Association des médecins d’urgence du Québec (AMUQ). En revanche, l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et l'Association des spécialistes en médecine préventive du Québec, tout en considérant le cannabis comme une substance comportant des risques, a tenu a rappelé qu’« hausser l'âge légal pour l'achat et la possession de cannabis va à l'encontre des conclusions des consultations ayant eu lieu à travers le Québec et du Forum d'experts qui étaient 60 à 67 % en faveur d'un âge légal cohérent avec celui du tabac et de l'alcool ».

Selon la santé publique, les études démontrent « clairement » qu'il est préférable de retarder au maximum la première consommation de cannabis, ce qui nécessite bien sûr de lutter contre les risques de banalisation, mais la science de la prévention montre aussi qu'il y a de meilleurs moyens que la répression. 

L’AMPQ reconnaît qu’il y a deux écoles de pensée qui ont des opinions partagées sur le sujet. Selon elle, il est vrai que les jeunes qui consomment déjà du cannabis continueront à le faire indépendamment de l'âge légal. « Mais, pour d'autres, cette barrière reportera le début de la consommation et protégera ces jeunes que les psychiatres et urgentologues voient si souvent en psychose à leurs urgences », a souligné la Dre Karine J. Igartua, présidente de l’AMPQ.

De son côté, la FMSQ assure que chaque spécialité aborde le sujet d’un angle bien particulier, mais que 71,8 % de ses membres sont en désaccord avec une légalisation à partir de 18 ans alors que plus de 80 % préconisent une légalisation à 21 ou 25 ans pour des raisons de santé.

Sur Twitter, le clivage entre les effets cliniques et sociaux de la hausse à 21 ans a entraîné tout un débat entre plusieurs médecins.

 

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Colloque des médecins gestionnaires 2018

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Colloque des médecins gestionnaires 2018

Action Gestionnaires2018 4Très couru avec plus d’une centaine de participants, le 4e Colloque des médecins gestionnaires de l’AMQ a eu lieu le 30 novembre dernier à Montréal. En introduction, le président de l’AMQ, le Dr Hugo Viens, a présenté une lecture postélectorale des enjeux médico-politiques.

Par la suite, dans une conférence très appréciée, M. Pierre Lainey, maître d’enseignement au département de management de HEC Montréal, a souligné l’importance pour les médecins gestionnaires de développer leur sens politique. On peut en effet avoir beaucoup de pouvoir selon lui, mais zéro influence! Or pour exercer un leadership efficace, il faut être en mesure de décoder son environnement, de savoir s’appuyer sur ses alliés et de faire en sorte que ses opposants aient intérêt à devenir des alliés. Le sens politique, loin d’être une affaire de manipulation, est en fait une stratégie pour développer son influence.

Pierre Lainey voit en effet l’influence comme « la capacité de faire faire aux autres ce que vous voulez qu’ils fassent », ce qui implique d’être ou de devenir aux yeux de vos alliés comme à ceux de vos opposants celui qui livre la marchandise. D’où l’importance de développer des alliances pour être en mesure d’influencer ses adversaires par le biais de ses alliés quand on ne peut le faire directement. Une stratégie qui doit se faire de façon ouverte puisque pour M. Lainey « si l’autre sait ce que vous voulez, ce n’est pas de la manipulation, mais bien de l’influence. »

Le Dr Daniel Roux, responsable du groupe de médecine familiale, clinique Nouvelle-Beauce, et membre du comité exécutif du Regroupement de médecins gestionnaires de l’AMQ.

M. Jean Poitras, psychologue et professeur titulaire au département de la Gestion des ressources humaines de HEC Montréal, réfléchit quant à lui à la façon de canaliser des individus dits « toxiques ». Mauvaise nouvelle, vous ne les ferez pas changer : « un castor restera toujours un castor », explique en effet le psychologue. Pire encore, il ne sert à rien d’attendre que ces personnes partent ou se rendent compte d’elles-mêmes qu’elles font des dégâts : ce genre d’individu fonctionne mieux quand son environnement est à son image et donc toxique !  De plus, les organisations s’en séparent rarement, que ce soit parce qu’elles ne reconnaissent pas leur toxicité (les « toxiques » savent aussi se montrer charmants, intelligents et productifs et sont peu souvent dénoncés par crainte de représailles) ou parce qu’elles ne croient pas pouvoir se passer d’eux.

La seule solution qui reste, puisqu’il est impossible de gérer l’individu toxique, est donc de gérer l’environnement dans lequel il évolue en l’assainissant s’il a été perverti ou en le préservant s’il est encore sain.  « La situation ne sera pas parfaite, ni comme avant, mais le milieu de travail redeviendra ainsi fonctionnel, » explique M. Poitras. Il propose d’agir sur trois axes de façon à contenir l’individu toxique.

Il est en effet nécessaire de lui opposer un groupe solidaire qui aura convenu d’un pacte d’assistance mutuelle. Un bon point de départ peut être d’établir un code de vie des comportements professionnels et/ou de rédiger des politiques décisionnelles afin de limiter les comportements admis.

Aussi, comme un individu toxique s’appuie habituellement sur des acolytes qui sont délaissés par le groupe ou trouvent intérêt à le seconder, il faut commencer par rallier ces collègues. Une fois réintégrés dans le groupe, ils deviendront des alliés pour contenir l’individu toxique. Enfin, il faut continuer d’engager le groupe dans les décisions pour désamorcer les nouvelles tentatives de l’individu toxique de pervertir.

ACTION Colloque médecins gestionnaires1

 

ACTION Colloque médecins gestionnaires2

 

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Congrès national de Choisir avec soin à Montréal : les inscriptions sont ouvertes !

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Congrès national de Choisir avec soin à Montréal : les inscriptions sont ouvertes !

Le surdiagnostic vous intéresse ? Vous voulez voir de quelle façon cette approche de la médecine pourrait influencer votre pratique ? Vous voulez pouvoir en discuter avec vos patients ? Il est maintenant temps de vous inscrire au 4e Congrès national Choisir avec soin qui se tiendra le lundi 27 mai prochain au Centre Mont-Royal, à Montréal. En partenariat avec l’Association médicale canadienne et en collaboration avec l’Association médicale du Québec, cet événement se déroulera sous le thème Le surdiagnostic : Passez à l’action.

Les animateurs de groupe sont fins prêts pour discuter avec vous dans le cadre des ateliers suivants :

  • Implantation en milieu hospitalier (amélioration de la qualité) : M. Sébastien Landry, directeur des services médicaux de l’Hôpital Montfort, et Dr Jeremy Friedman, pédiatre au SickKids Hospital
  • Audit et rétroaction (mesure et évaluation) : Dre Kelly Burak, gastroentérologue, et Dr Shawn Dowling, urgentiste, tous deux de l’Université de Calgary
  • Révision des processus – « De-implementation » (déprescription) : M. Jeremy Grimshaw, Implementation Scientist à l’Institut de recherche de l’Hôpital d’Ottawa
  • Enseignement et apprentissage au premier cycle de Choisir avec soin (formation médicale) : Dre Kimberly Wintemute, médecin de famille au North York General Family Health Team
  • Engagement des patients et du public (mobilisation des patients) : Dre Karen Born, responsable du transfert des connaissances, et Mme Amy Ma, représentante des patients et du public, toutes deux de Choosing Wisely Canada

Veuillez noter que le congrès sera accrédité (DPC) et que de la traduction simultanée sera disponible.

Réservez votre place en vous inscrivant dès maintenant. Toutes les éditions du Congrès annuel Choisir avec soin se sont tenues à guichets fermés…

  • Inscription avant le 1er avril : 175 $
  • Inscription après le 1er avril : 200 $ (jusqu’à épuisement des places)

Pour vous inscrire : https://choisiravecsoin.org/cwc2019/

Au plaisir de discuter pertinence des soins et de déprescription avec vous !

 

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Cours en préconférence de la conférence canadienne de 2019 sur le leadership des médecins

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Cours en préconférence de la conférence canadienne de 2019 sur le leadership des médecins

Pendant les deux jours précédant la prochaine Conférence canadienne sur le leadership des médecins, soit les 24 et 25 avril 2019, différentes formations en leadership seront offertes aux médecins :

• Building and Leading Teams (en anglais seulement) – 2 jours :

Les médecins sont contraints d'agir en tant qu'experts - non seulement à cause de leur formation, mais aussi parce que la structure et la culture du système de santé les forcent à jouer ce rôle d'expert. En conséquence, les médecins peuvent avoir des difficultés à pratiquer la pensée systémique et à s’impliquer dans la transformation du système de santé et de soins de la maladie. Ce cours aide les médecins à comprendre et à mettre en pratique la pensée systémique de manière interactive.

• Leading with Emotional Intelligence (en anglais seulement) – 2 jours :

L’intelligence émotionnelle (IE) est considérée comme une compétence essentielle en matière de leadership dans le secteur de la santé, où a été prouvé son impact sur l’efficacité dans tous les contextes cliniques, de la salle de conférence au bureau du président, en passant par le lit et le chevet. L'IE peut être définie comme la capacité d'identifier, d'exprimer et de gérer vos propres émotions et celles des autres, afin de motiver, de gérer le stress et d'aider à prendre les bonnes décisions. Il a été démontré que l'IE avait un impact sur la qualité des soins, la communication, le stress et l'épuisement professionnel. Ce cours s'adresse à tous les médecins, peu importe où ils se trouvent dans leur cheminement de carrière, car les compétences émotionnelles sont toujours pertinentes.

• Personal Leadership: Identifying your Core Values & Vision (en anglais seulement) – 2 jours :

Pour diriger les autres, vous devez d'abord vous connaître. Le leadership personnel et la conscience de soi consistent à avoir un sens aigu de soi et à connaître ses forces et ses faiblesses. Ce cours de base favorise une plus grande prise de conscience de vous-même lorsque vous apprenez à examiner vos valeurs et vos principes, vos schémas de pensée, vos hypothèses et votre vision du leadership.

• CSPL Leading Coalitions: Navigating Cultural and Professional Silos (en anglais seulement) – 1 jour, le 25 avril :

La complexité croissante du système de santé nécessite la formation de coalitions réussies entre parties prenantes partageant des valeurs et des intérêts différents. Les coalitions sont des relations stratégiques entre organisations, sociétés / associations, agences communautaires et autres organismes indépendants ayant pour objectif de travailler ensemble à la réalisation d'un objectif commun. Ce cours aide les intervenants du système de santé, en particulier les médecins, à comprendre les différents types de coalitions, à relever les défis et les opportunités de la diversité culturelle et à acquérir les compétences et la théorie nécessaires pour les conduire à l’obtention de résultats. À l'aide d'exercices expérimentaux et interactifs, des coalitions à la fois virtuelles et réalistes seront créées, ainsi que des situations provoquant des réactions viscérales à l'expérience des différences culturelles et des malentendus au sein des coalitions.

• SAEGIS Nouveau — Culture juste – 1 jour, le 25 avril :

Apprenez comment créer et gérer une « culture juste ». Une culture juste établit une mentalité organisationnelle cohérente qui a une incidence positive sur le milieu de travail et les résultats des travaux accomplis. Elle permet à une organisation de gérer de façon juste et uniforme les erreurs, sans toutefois punir automatiquement les responsables. Elle permet aussi d’analyser la conception des systèmes et les comportements humains pour comprendre ce qui s’est passé et pourquoi. Cette analyse permet un véritable apprentissage et une réelle amélioration des systèmes. Au cœur de son application est le Just Culture AlgorithmTM, un outil efficace pour fournir une analyse juste et uniforme des choix comportementaux humains et de la façon dont ils devraient être gérés.

Pour rappel, la conférence canadienne de 2019 sur le leadership des médecins se déroulera à Montréal les 26 et 27 avril 2019 à l’hôtel Fairmont Reine Élisabeth autour du thème : « Diversité, inclusion et engagement: le défi du leadership ».

 

Pour en savoir plus et pour vous inscrire, visitez www.physicianleadershipconference.com.

 

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Deux membres de l’AMQ récipiendaire d’un prix Profession Santé

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Deux membres de l’AMQ récipiendaires d’un prix Profession Santé

Les Dres Anne Fournier et Guylène Thériault, membres de l’AMQ ont reçu un Prix profession Santé 2018. La Dre Fournier dans la catégorie Pratique novatrice, pour avoir créé un service de clinique itinérante en cardiologie pédiatrique et la Dre Thériault, membre du conseil d’administration de l’AMQ, dans la catégorie Partage des connaissances, pour sa lutte contre le surdiagnostic.

Les prix Profession Santé sont remis par le magazine du même nom à des médecins, des infirmières et des pharmaciens qui se démarquent en développant des méthodes novatrices, des collaborations interdisciplinaires ou pour leur enseignement.  

Le Dr Gilles Brousseau a proposé la candidature de la Dre Thériault pour souligner son travail d’auteure de synthèses et de fiches d’information rédigées dans le but de faciliter la prise de décision partagée et l’optimisation de l’entrevue en vue de réduire le surdiagnostic.

La médecin de famille est également reconnue comme une présentatrice hors pair pour ses conférences et ateliers traitant de la qualité scientifique de l’information et de la pertinence des actes. Elle a aussi adapté en français l’outil d’aide à l’analyse de la littérature, EBMPICO, basé sur l’approche PICO (patient/population/intervention/indicateur/comparateur/contrôle/résultat). Cet outil vise à rendre accessible la recherche d’une réponse à une question clinique selon les étapes d’une approche de médecine factuelle (evidence-based medicine). 

La clinique itinérante en cardiologie pédiatrique de la Dre Fournier est maintenant étendue à plus d’une douzaine d’établissements, de l’Abitibi aux Laurentides, de l’Outaouais à la Mauricie, sur un territoire grand comme un pays d’Europe. Elle « a permis d’éviter aux familles 400 000 kilomètres en déplacements », a souligné le Dr Jean-Luc Bigras, chef du service de cardiologie pédiatrique au CHU Sainte-Justine, dans sa mise en candidature.

La cardiologue pédiatrique du CHU Sainte-Justine, accompagnée d'une technologue, rencontre une trentaine de patients par jour, quatre jours par semaine, que ce soit à Gatineau, Trois-Rivières ou encore Amos.

Toutes nos félicitations aux récipiendaires !

 

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Introduction à la gestion médicale : Comprendre et assumer son rôle dans l’organisation

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Introduction à la gestion médicale : Comprendre et assumer son rôle dans l’organisation

La nouvelle formation intitulée Introduction à la gestion médicale, offerte par l’Association médicale du Québec, est destinée aux établissements de santé publics qui souhaitent permettre aux médecins gestionnaires de renforcer leur autonomie et d’accroître leur pouvoir d’influence.

Cette formation aborde les connaissances de base sur les composantes structurelles, financières, humaines et légales qui façonnent l’environnement de travail des médecins gestionnaires. Ces connaissances sont primordiales pour qu’ils puissent réellement s’approprier leur rôle de gestionnaire et s’acquitter plus aisément des responsabilités qui leur sont confiées.

Les formateurs, un expert en gestion et un médecin ayant occupé des fonctions de gestion, proposeront aux participants des exercices pratiques, des jeux de rôles, des études de cas et des exposés théoriques complètement adaptés à la réalité des participants. Cette formation est ainsi personnalisée en fonction des règles et du fonctionnement de chaque établissement de santé qui la demande.

La formation est accréditée (DPC).

Pour en savoir plus, visitez la section Offre de service dans le menu Médecins gestionnaires du site Web de l’AMQ ou communiquez avec Catherine Hamel par courriel à catherine.hamel@amq.ca.

 

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La spirale des nouvelles technologies

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La spirale des nouvelles technologies

adam headshotMédecin spécialiste en médecine interne générale et entrepreneur en technologie de la santé, le Dr Adam Hofmann s’est joint au conseil d’administration de l’AMQ en avril 2018. Il est le créateur d’une application Web et mobile qui permet aux médecins de communiquer plus efficacement. Il écrit aussi régulièrement dans les médias anglophones sur les effets des technologies en santé. L’AMQ-info est donc allé à sa rencontre pour essayer de comprendre la difficile relation des médecins québécois avec les nouvelles technologies. Difficile de comprendre pourquoi, à une époque où tout le monde à plus ou moins adopté les cellulaires, les transactions en ligne et possèdent des objets connectés, une partie des médecins québécois hésitent encore à migrer vers des dossiers médicaux électroniques.

Le Dr Hofmann reconnaît qu’il y a là en effet un paradoxe : « c’est vrai que les médecins sont en général des gens qui ont un grand intérêt pour la science et les innovations. Il suffit de voir avec quelle facilité ils composent au cours d’une carrière avec les nouveautés pharmacologiques ou les avancées génétiques. Mais ils ne sont pas forcément à la hauteur en matière de communication ou de diffusion de l’innovation. » Il faut dire que la plupart au Québec sont pris dans des milieux sur lesquels ils n’ont pas vraiment de contrôle. C’est en effet en général le réseau public de santé qui fournit aux médecins leur environnement de travail. « L’exemple le plus criant est que nous utilisons encore des fax pour nous envoyer des demandes de consultation entre médecins : une technologie des années 90 qui n’est ni sécuritaire, ni efficace! », regrette le Dr Hofmann.

Sortir du paradoxe informatique québécois en santé

Mais selon lui, pour passer à autre chose, il faudrait que le gouvernement « mette la pression » sur les médecins tout en les soutenant afin qu’ils intègrent les nouvelles technologies existantes. « Si on leur donne les outils, ils finiront par les absorber dans leur pratique quotidienne lorsqu'ils réaliseront, entre autres, qu'ils sont plus sécuritaires, plus efficaces et leur font gagner du temps », explique-t-il.

On peut néanmoins se demander pourquoi c’est si long au Québec, alors que plusieurs autres provinces canadiennes ont des réseaux publics beaucoup plus informatisés, avec des dossiers électroniques fonctionnels depuis plusieurs années. « Si on est honnêtes, on doit reconnaître que les susceptibilités sont moindres entre les autres provinces canadiennes ou avec les États-Unis. Il est donc plus facile de faire adopter en Colombie-Britannique ou en Ontario, une technologie développée en Alberta par exemple. Mais il y a aussi tout simplement moins de canaux de communication pour la diffusion de nouvelles technologies entre le Québec et l'extérieur, en grande partie à cause de la barrière de la langue », rappelle le Dr Hofmann.

Alors oui, pour lui, on peut se lamenter que le Québec est trop lent en matière d’innovation. Mais on peut aussi décider que c’est une occasion à saisir puisque cela devrait nous permettre d’éviter certaines erreurs de ceux qui nous ont précédés et de bâtir de meilleurs systèmes. « Nous avons la chance de pouvoir capitaliser sur cela, alors faisons-le », recommande le Dr Hofmann. Les États-Unis sont très en avance sur nous en matière de dossiers électroniques médicaux et pourtant nos voisins continuent de découvrir des effets inattendus à leur intégration dans leurs milieux de pratique, comme le raconte très bien le Dr Atul Gawande dans une incontournable chronique écrite pour le The New Yorker, Why Doctors Hate Their Computers. Le dossier médical électronique est maintenant bien plus qu’un simple outil à la disposition du médecin pour le suivi de ses patients. Les hôpitaux s’en servent pour améliorer la pertinence et la qualité des soins, la sécurité des patients, le suivi des protocoles et des bonnes pratiques, définir les besoins populationnels d’un territoire, etc. Cela ne se fait pas sans heurts puisque le médecin voit accroître ses tâches de bureau pour entrer des données informatiques et alourdit d’autant sa pratique. Des études montrent d’ailleurs que c’est l’un des facteurs de l’augmentation de l’épuisement professionnel chez les médecins américains depuis 2014. Plusieurs hôpitaux ont déjà développé des solutions organisationnelles et technologiques à ces nouveaux défis, mais de plus en plus de personnes comprennent que le travail d’adaptation est un éternel recommencement.

Multiplication des nouvelles technologies

Et cela va également être un des enjeux de l’intelligence artificielle. C’est une technologie encore balbutiante et il va être primordial de bien en évaluer les bénéfices possibles, mais aussi les autres effets, rappelle le Dr Hofmann pour qui il est évident qu’il va y avoir des ratés et que nous allons devoir apprendre à toujours garder les médecins et les patients dans l’équation.

Est-il pour autant possible d’ignorer l’intelligence artificielle ou les objets en santé connectés qui se multiplient? Non répond-il. Il existe déjà des solutions qui ont fait leurs preuves. Au printemps dernier, une étude a démontré qu’un système d’intelligence artificielle, plus précisément, un réseau neuronal convolutif, pouvait se révéler plus efficace que des dermatologues pour reconnaître des lésions de la peau et des grains de beauté. D’autres avancées du même genre ont eu lieu en radiologie, en pédiatrie, etc. 

Nous sommes embarqués dans une spirale innovante sans fin et il est maintenant impossible de reculer sous peine de ne plus être en mesure d’offrir aux patients les soins auxquels ils sont en droit de s’attendre. Les médecins doivent donc apprendre à composer avec ces avancées pour qu’elles deviennent complémentaires à leur pratique.

 

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Charte de modération des commentaires de l’AMQ-Info

L’AMQ est ravie de vous donner la parole et de vous inviter à commenter ses articles. L’idée est de favoriser les échanges de qualité entre les membres. Nous avons choisi une modération a priori des commentaires.
Ainsi, vos messages seront lus avant d'être publiés afin d'assurer à tous un lieu d’échanges convivial.  
Pour que votre commentaire soit publié, nous vous invitons donc à respecter les règles suivantes :

• N'abusez pas des lettres majuscules : commenter en majuscule revient à crier;
• N'écrivez pas de propos à caractère discriminatoire : les propos racistes, sexistes, etc., ne sont évidemment pas tolérés;
• N'écrivez pas de propos à caractère agressif ou violent : vous pouvez ne pas être d’accord avec ce que vous lisez, sans pour autant réagir de façon disproportionnée;
• N’insultez personne : comme médecins, nous sommes tous tenus à faire preuve de collégialité entre nous.

Merci.
Nous vous souhaitons de bonnes discussions

 

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Partenariat entre Le Point en santé et services sociaux et l’AMQ

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Partenariat entre Le Point en santé et services sociaux et l’AMQ

L’AMQ vient de signer une entente de partenariat avec Le Point en santé et services sociaux qui se consacre au transfert des connaissances dans le secteur de la santé. D’une durée de trois ans, cette entente permettra de bonifier le contenu et d’élargir le lectorat de sa publication phare, Le Point en santé et services sociaux.

Tout comme l’AMQ, Le Point travaille à la promotion d’un système québécois de santé optimal, au développement de pratiques de santé efficaces ainsi qu’au transfert de connaissances et de pratiques plus adaptées aux réalités des divers milieux de soins et de services.

Membre du conseil d’administration de l’AMQ, Dre Michèle Pelletier sera déléguée au comité éditorial de la revue. De plus, l’AMQ pourra prendre part aux travaux du comité d’orientation de chacun des colloques organisés par Le Point en santé et services sociaux et, selon ses objectifs, agir en tant que partenaire de ces événements.

 

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Plateforme de mobilisation de la communauté de l’AMC

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Plateforme de mobilisation de la communauté de l’AMC

L’Association médicale canadienne lance des discussions sur sa nouvelle plateforme de mobilisation de la communauté :

  • Équité et diversité en médecine : La Dre Gigi Osler, présidente de l’AMC, est fière de mener cette discussion avec les membres, et a hâte de connaître leurs réflexions et leurs expériences alors que nous travaillons à l’élaboration d’une nouvelle politique (jusqu’au 1er avril 2019).
  • Littéracie en santé numérique : Tous les utilisateurs de la plateforme, dont les organisations d’intervenants, sont invités à réviser la première proposition des membres qui pourrait être adoptée par l’AMC et à donner leur avis (jusqu’au 6 mars 2019).

En plus de ces occasions d’échanges, une discussion portant sur les effectifs médicaux et la santé et le bien-être des médecins aura lieu en ligne jusqu’au 1er avril 2019.

La plateforme de mobilisation de la communauté de l’AMC est un espace où vous pouvez vous impliquer et collaborer avec des médecins, des patients et d’autres professionnels de la santé qui, comme vous, souhaitent faire bouger les choses. Il vous suffit de vous connecter à votre compte community.cma.ca au moyen de votre nom d’utilisateur et de votre mot de passe amc.ca pour créer votre profil. Vous pourrez ensuite explorer le site et interagir avec les communautés d’intérêts, vos pairs et l’AMC.

 

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Résidents, une formation gratuite pour gagner en crédibilité

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Résidents, une formation gratuite pour gagner en crédibilité

L’Association médicale du Québec offre gratuitement à tous ses membres résidents la formation Résident crédible : une stratégie pour gagner en crédibilité. Ce programme est un moyen d’aller au-delà de la formation universitaire et ainsi de mieux vous engager dans votre résidence.

Parfaitement adaptée à votre réalité, cette formation comprend des tests de personnalité en ligne, une demi-journée de formation en salle axée sur l’action et la pratique, la mise en application des connaissances dans votre pratique, une classe virtuelle et de l’accompagnement individuel au besoin.

Ce programme vous permettra de :

  • Décoder les différents types de personnalité;
  • Définir votre style de leadership;
  • Comprendre la culture et les réseaux de pouvoir;
  • Développer votre intelligence émotionnelle;
  • Identifier les facteurs de stress.

Un programme de formation dynamique

La prochaine session en classe aura lieu le samedi 13 avril 2019 à Montréal et la prochaine classe virtuelle est prévue le samedi 11 mai.

Pour en savoir plus ou pour vous inscrire, visitez notre site Web et cliquez sur Résident crédible dans l'onglet Formations et DPC ou communiquez avec Mélissa Bourgoin à dpc@amq.ca.

 

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Résultats du sondage de novembre 2018

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Résultats du sondage de novembre 2018

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