11 médecins du Québec nommés membres honoraires de l’AMC

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11 médecins du Québec nommés membres honoraires de l’AMC

Cette année, 11 membres de l’AMQ ont l’honneur d’être nommés membres honoraires de l’AMC. Onze médecins de renom qui ont tous, à leur façon, fait preuve de professionnalisme et fait évoluer la profession médicale au Québec.

Cette nomination est accordée à ceux qui, à l'âge de 65 ans, membres actifs de l'Association depuis au moins 10 ans, ont été nommés par leurs associations médicales provinciales et territoriales et ont été approuvés à l'unanimité par le conseil d’administration de l'AMC. Les membres nommés doivent avoir mis en pratique les objectifs et les idéaux de la profession médicale.

Pour l’année 2018, les lauréats du titre de membre honoraire sont :

  • Dr André Aubry
  • Dr Hugues Beauregard
  • Dr Pierre Beauséjour
  • Dre Rachel Bujold
  • Dr Pierre Charron
  • Dr Patrick Côté
  • Dr Ghislain Devroede
  • Dre Yolande Leduc
  • Dr Jean-Marie Moutquin
  • Dr Michel-André Péloquin
  • Dre Vita Senikas

Toutes nos félicitations à nos imminents collègues !

Pour en savoir davantage sur les prix de l’AMC, écrivez à awards@cma.ca.

Aline D. Khatchikian reçoit le Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC

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Aline D. Khatchikian reçoit le Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC

Aline KhatchikianCette année, le conseil d’administration de l’AMC reconnaît l’engagement et le leadership dont a fait preuve Aline D. Khatchikian en lui décernant le Prix de leadership pour jeunes chefs de file dans la catégorie « étudiants ». Aline est étudiante en 5e année à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Ces dernières années, elle a donné de nombreuses formations à travers le monde afin de mobiliser la relève médicale autour des enjeux de la santé en plus de promouvoir l’importance de la responsabilité sociale dans la pratique médicale. Elle a également fait voter une motion sur l’obligation de donner des cours sur le don d’organes dans tous les programmes de médecine du Québec et elle donne actuellement un cours sur ce sujet à l’Université Laval.

Le Prix de leadership pour jeunes chefs de file souligne les efforts déployés aujourd’hui par de jeunes médecins qui seront les chefs de file de demain. Il est décerné par l’Association médicale canadienne, chaque année, à deux étudiants en médecine, à deux médecins résidents et à deux médecins en début de carrière membres qui ont fait preuve d’un dévouement, d’un engagement et d’un leadership exemplaires dans l’un des domaines suivants : politique, soins cliniques, éducation, recherche ou service communautaire. Les candidats doivent avoir démontré une créativité, un sens de l’initiative et une volonté de changer les choses exemplaires, avoir été actifs et efficaces à l'échelle locale, provinciale, territoriale ou nationale, et avoir servi de modèle positif pour leurs pairs et leurs collègues.

Aline D. Khatchikian a été membre du conseil d’administration de l’AMQ en 2017-2018 et s’investit au sein du comité étudiant de l’AMQ depuis 2014. Toutes nos félicitations à Aline pour cette reconnaissance de son engagement !

 

Bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé

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Bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé

evenement Winnipeg2Les 20 et 21 août prochain, l’Association médicale canadienne tiendra son premier Sommet sur la santé à Winnipeg. Cet événement complète l’habituel Conseil général. Ce dernier se tiendra le 22 août tout comme l’assemblée générale annuelle (AGA).

Le Sommet sur la santé portera essentiellement sur la façon dont l’innovation et la technologie peuvent transformer les soins de santé. Qu’ils soient médecins, scientifiques, représentants gouvernementaux, fournisseurs de soins, patients, innovateurs ou artistes, les participants seront invités à discuter avec des conférenciers de renom, dont l’ancien astronaute Chris Hadfield et la spécialiste en partenariat avec les patients, Mme Judith John, afin de répondre à la question suivante :

Comment nous préparer à l’avenir, mettre à profit les progrès technologiques et tirer avantage des innovations pour améliorer et démocratiser les soins?

Plusieurs thèmes seront abordés lors du sommet :

  • L’innovation comme point d’appui pour offrir des soins accessibles et inclusifs sur le plan culturel;
  • La technologie pour permettre et favoriser les soins axés sur le patient, et pour mieux servir les populations vulnérables;
  • Le rôle des patients et des médecins dans l’adoption progressive de l’intelligence artificielle, de la robotique et des grands changements;
  • L’humanité, l’inclusion et la réactivité pour assurer un avenir meilleur sur le plan de la santé.

Particulièrement importante cette année, l’AGA sera l’occasion de discuter des changements que l’AMC veut apporter à la structure de sa gouvernance, notamment l’abolition du Conseil général.

Les membres de l’AMC pourront également commenter le nouveau Code d’éthique et de professionnalisme, la version mise à jour du Code de déontologie de l’AMC, créé il y a 150 ans.

Pour vous inscrire ou obtenir plus d’information sur le Sommet, rendez-vous ici.

evenement Winnipeg

 

Budget 2018-2019

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Budget 2018-2019

Le 28 mars dernier, le gouvernement du Québec a présenté un dernier budget avant les élections du 1er octobre prochain.  En voici les grandes lignes concernant la santé.

Avec une hausse de 4,6 % des dépenses en santé, les coûts de santé augmentent cette année de 1,5 milliard de dollars. Au total, on parle donc de 38,5 milliards de dollars du budget qui devraient être consacrés à la santé en 2018-2019.

Ces dépenses « assurent principalement le financement des établissements de santé et de services sociaux et la rémunération des médecins », souligne le fascicule explicatif du budget.

Les dépenses des établissements de santé et de services sociaux totaliseront 26,5 milliard de dollars soit une progression de 5,3 %.

Les dépenses de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) s’établissent à 12,9 milliards de dollars, avec une croissance de 1,5 %, qui comprend un ajout de 44 millions pour la rémunération médicale. La plus grande portion de la hausse de la rémunération, à savoir 352 millions de dollars, est en effet prévue pour 2019-2020.

À noter que des investissements de 18,7 milliards de dollars sont aussi prévus pour développer le réseau de la santé et des services sociaux.

budget FR

 

L'AMQ-info fait peau neuve

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Hugo viens low res
C’est un grand plaisir pour moi de vous parler aujourd’hui de votre AMQ-info renouvelé. Votre infolettre fait peau neuve et vous sera envoyée chaque mois.

Je continuerai de vous entretenir des sujets de l’heure dans le Mot du président.

Des nouvelles chroniques s’ajoutent :

  • L’AMQ en action vous présentera les prises de position et les dossiers de votre association.
  • Sur la colline parlementaire parlera des projets de loi et des décisions gouvernementales qui influencent notre pratique médicale.
  • Nos membres en action vous cède la place. Nous parlerons chaque mois d’un membre dont les travaux, le leadership ou les propos sauront vous intéresser. Vous aimeriez partager vos expériences ? Vous voudriez nous présenter un médecin membre? Le Service des communications attend de vos nouvelles.

Je suis très fier de cette chronique car elle nous permet de mieux nous connaître. Il me fait toujours plaisir de discuter avec vous. Vous pouvez m’écrire en tout temps à president@amq.ca. Joignez-vous aussi à nos communautés sur les réseaux sociaux.

Il est maintenant l’heure de découvrir votre nouvel AMQ-info.

À bientôt !

Dr Hugo Viens, B. Sc., M. D., FRCSC 
Président de l'Association médicale du Québec

La Bourse de rayonnement 2018 à Jeunes en action

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La Bourse de rayonnement 2018 à Jeunes en action

Le Dr Hugo Viens, président de l’AMQ, et M. Alexandre Elhalwi, président du Comité des étudiants, ont remis le 20 avril dernier la Bourse de rayonnement 2018 à Mmes Sarah Brunelle et Julie Côté-Leclerc, respectivement étudiante et résidente en médecine, pour leur projet Jeunes en action.

Cette bourse provient du Fonds des projets spéciaux du Comité des étudiants de l’AMQ, mis sur pied en 2016, qui a pour mission de soutenir des initiatives étudiantes visant à améliorer le système de santé ou le bien-être de la communauté. En attribuant la bourse à ce projet, le Comité reconnaît son déroulement exemplaire, son envergure et son potentiel d’évolution.

Jeunes en action est un projet d’engagement social auprès des jeunes provenant de milieux défavorisés qui a pour but d’éduquer et de sensibiliser ces jeunes de 5 à 12 ans à différents thèmes reliés à la santé, de les intéresser aux domaines de la santé et de les motiver à poursuivre leurs études. C’est en leur inculquant de bonnes habitudes de vie et en leur présentant la diversité des programmes de la santé que ces objectifs seront atteints. Cinq activités portant sur l'activité physique, la santé mentale, la santé dentaire, l'alimentation saine et les différents professionnels de la santé (foire de stands) sont organisées pendant l'année scolaire dans une école primaire d’un secteur défavorisé de la région de la Mauricie. Le succès de Jeunes en action est basé sur l’interdisciplinarité et la promotion de la santé. 

Toutes nos félicitations aux deux récipiendaires !

 

Bourse etudianteDe gauche à droite : Dr Hugo Viens, Mme Sarah Brunelle, 
M. Alexandre Elhalwi. Mme Julie Côté-Leclerc était 
absente lors de la remise de prix

La Journée annuelle de l’AMQ

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La Journée annuelle de l’AMQ

Le 20 avril dernier avait lieu la Journée annuelle de l’AMQ placée sous le signe du professionnalisme. Au programme : les conclusions des tournées québécoise et canadienne sur le professionnalisme, une présentation sur la similitude des enjeux professionnels des médecins et des avocats et le récit de l’expérience de la communauté médicale albertaine.

Dre Isabelle Samson JAMQ4En commençant, la Dre Isabelle Samson a présenté le rapport tiré des consultations réalisées dans le cadre de la Tournée sur le professionnalisme médical de l’AMQ. Deux constats émergent des nombreux commentaires des médecins. D’abord, le double rôle de soignant et de professionnel qu’implique la profession médicale semble peu intégré chez une grande partie des médecins.

D'autre part, bien que presque tous les médecins considèrent le statu quo insoutenable, peu d’entre eux sentent être partie prenante des solutions ou des moyens à mettre en place pour entamer un changement. Pour en apprendre plus vous pouvez lire le résumé du rapport ou consulter le rapport dans son intégralité.

Par la suite, le Dr Laurent Marcoux, président de l’Association médicale canadienne (AMC) a partagé les différentes initiatives de l’AMC liées à ce dossier.

Des initiatives pancanadiennes pour renforcer le professionnalisme médical

Pour le Dr Marcoux, le professionnalisme est une valeur fondamentale qui « définit ce que nous faisons, ce que nous sommes, ainsi que nos relations avec nos collègues et nos patients ». Pas étonnant donc qu’il soit sur toutes les lèvres dans les différentes associations médicales provinciales et territoriales de tout le pays.

Dr Laurent Marcoux JAMQ5
Et c’est pourquoi l’AMC a posé plusieurs gestes pour mieux définir et promouvoir le professionnalisme médical. En décembre dernier, son conseil d’administration a notamment adopté une Charte des valeurs communes redéfinissant l’engagement des médecins les uns envers les autres. Cette charte mise sur quatre éléments clés : le respect, l’intégrité, la réciprocité et la civilité. « Nous réussissons mieux lorsque nous travaillons et croyons en notre travail ensemble, lorsque nous prenons un engagement commun et partageons un ensemble de valeurs, de vertus et de principes », a expliqué le Dr Marcoux.

D’ici la fin de l’année, l’AMC présentera aussi le Code d’éthique et de professionnalisme, issu de son code de déontologie qui est en train de subir toute une cure de rajeunissement afin de refléter l’évolution de la société. Le nouveau Code propose de mettre en évidence des vertus qui sont incarnées par la profession médicale et mises en pratique quotidiennement par les médecins : la compassion, l’honnêteté, l’humilité, l’intégrité, la conscience morale et la confiance.

Le troisième élément de la plateforme du professionnalisme de l’AMC est un cadre de responsabilisation qui sera dévoilé lui aussi plus tard cette année. Il rappellera aux médecins leur engagement envers le système de santé.

Le Dr Marcoux a profité de son passage à Montréal pour rappeler à tous les médecins l’importance de prendre soin de leur santé. Selon des résultats préliminaires du Sondage national des médecins de l’AMC :

  • Pas moins de 30 % des médecins en exercice et médecins résidents font état d’un niveau d’épuisement élevé;
  • près de 35 % ont reçu un diagnostic de dépression;
  • et le taux d’idéation suicidaire atteint près de 19 %.

« Il faut les appuyer pour mettre en place un environnement qui permet d’éviter le surmenage et aussi développer des outils de prévention », a expliqué le Dr Marcoux rappelant que la toute première Politique sur la santé des médecins de l’AMC a été rendue publique l’automne dernier. En conclusion, le président a appelé les médecins à s’engager pour améliorer le réseau en étant des agents de renouveau.

Profession médecin ou avocat : même combat!

Me Savard JAMQ4Professeure agrégée à la Faculté de droit de l’Université Laval et chercheuse responsable de l’Axe Droit et politiques de la santé du Centre de recherche en gestion des services de santé FSA-ULaval-CHU de Québec, Me Anne-Marie Savard a mis en relief les similitudes entre la profession médicale et la profession juridique.

Tout comme les médecins, les avocats ont une pratique encadrée par un contrat social tacite avec la population. Mais le modèle de l’avocat en solo dans un cabinet ou avec ses associés qui ne devait rien à personne sauf à son client a fait son temps. Dans les dernières années, on a assisté à une diversification de la profession d'avocat ainsi qu'à un engorgement du système judiciaire marqué par une baisse de l’activité judiciaire alors que le nombre d’avocats augmentait.

Il faut dire que le système de justice est devenu inadapté aux besoins des justiciables en raison notamment de la longueur et des coûts des procédures, mais aussi de l’insatisfaction par rapport aux résultats, « ce qui a conduit à une perte de confiance du public envers les institutions judiciaires et les avocats », a souligné Me Savard. Les avocats en ont pris acte. Reconnaissant que la justice est un service public, ils ont accepté devoir faire leur part pour appliquer une saine gestion des instances judiciaires étant donné que les institutions ont des ressources limitées.

Collectivement, ils ont décidé de prendre des mesures pour retrouver la confiance de la population. Le Barreau a fait pression dans le but de modifier le Code de procédure civile en 2014 dont une nouvelle version est finalement entrée en vigueur le 1er janvier 2016. Par ailleurs ils ont révisé le Code de déontologie des avocats en 2015.

Un virage culturel

Une réforme que Me Savard appelle un virage culturel et qui a consisté entre autres pour les avocats à accepter de changer leur façon de travailler. Faisant adopter le principe de proportionnalité dans le Code de procédure civile, « ils se sont engagés à informer leurs clients qu’il y a d’autres façons de régler des litiges (négociation, médiation et arbitrage) que les procès », a expliqué la professeure. Les avocats s’adressent donc moins souvent aux tribunaux. Le nouveau code de procédure civile les incite également à limiter les affaires à ce qui est nécessaire aux fins du litige et à travailler ensemble selon le principe de coopération.

Selon le nouveau code de déontologie, les avocats ne sont plus seulement redevables à leur client, mais bien « au service de la justice ». Ils doivent prendre en considération l’accessibilité à la justice, faciliter la collaboration à une saine administration de la justice et le soutien de l’autorité des tribunaux en plus de tenir compte du contexte social dans lequel le droit évolue. Enfin, il se doit de « favoriser le maintien du lien de confiance entre le public et l'administration de la justice. »

Pour elle, autant le contexte que les moyens pris pour faire évoluer la profession d’avocat appellent la comparaison avec la situation des médecins et l’évolution du professionnalisme médical. Comme le mentionne le nouveau Code de déontologie des médecins : « le médecin doit collaborer avec les autres médecins au maintien et à l’amélioration de la disponibilité et de la qualité des services médicaux auxquels une clientèle ou une population doit avoir accès. » Et, dans d’autres mots, le virage culturel vers un rôle plus social est nécessaire.

Se réinventer est possible

Dr Carl Nohr JAMQ5Le Dr Carl Nohr, ancien président de l’Association médicale de l’Alberta (AMA) et membre du conseil d’administration de l’AMC, a présenté quant à lui l’expérience de la communauté médicale albertaine qui a vécu récemment un changement profond de ses rapports avec le gouvernement et la population.

Ayant une analyse très proche de celle de l’AMQ par rapport à l’effritement du contrat social, le Dr Nohr a demandé aux participants de la Journée s’il y avait un avenir pour les médecins étant donné les difficultés actuelles du réseau de la santé.

Pour lui, la profession médicale ne peut être séparée de la société, qui lui accorde un statut « professionnel ». Malheureusement ces dernières années, on a assisté à une perte de compassion, de disponibilité, de responsabilité, de l’intérêt pour le bien public et du service altruiste, de la part des médecins, ce qui est à la base du professionnalisme.

Cela a mené à un changement de perception de la population envers les médecins. En Alberta comme au Québec, il y a des problèmes d’accès et de disponibilité. Et si les médecins albertains n’ont pas reçu d’augmentation comme les médecins au Québec dans les dernières années, la croissance annuelle du budget de la santé est montée jusqu’à 7,5 %, « juste parce que les médecins en faisaient toujours plus », ce que cette province n’était plus en mesure d’assumer. Il y avait aussi un manque flagrant de services dans les régions rurales, car de plus en plus de médecins voulaient pratiquer dans des centres urbains. Or, « c’est la responsabilité des médecins de mettre des médecins partout dans la province », assure le Dr Nohr.

Ne serait-ce que par compassion, chacun devrait en effet prendre conscience que « ce que je veux pour moi, je le veux aussi pour vous », a-t-il souligné.

Comprendre la valeur de la productivité pour le bien commun

Alors qu’il était président de l’AMA, le Dr Nohr a donc commencé à expliquer aux médecins comme au gouvernement que puisque le statu quo n’était pas possible, il était primordial qu’ils arrivent à travailler ensemble pour remédier à la situation. Selon lui, « la confiance est le fondement d’une relation productive ». La confiance avec ses partenaires comme avec ses patients. Et cela commence pour la profession médicale par prendre conscience qu’elle ne peut pas « rester un monopole centré sur ses propres intérêts ».

La solution est de revenir à la base, devenir une inspiration plutôt que d’imposer une façon de voir, et pour cela, il faut faire comprendre à tout le monde que les soins de santé doivent être axés sur le patient. Les médecins devaient oublier les soins qu’ils faisaient aux patients comme avant, oublier aussi les soins faits pour les patients comme c’est souvent le cas actuellement pour aboutir à des soins de santé qui deviendraient ce que les médecins en feraient AVEC les patients.

Une prise de conscience impossible sans comprendre que la productivité ne doit pas être considérée en fonction du volume de soins que peut prendre en charge un médecin, mais plutôt de la valeur que ces soins peuvent apporter.

Mais pour cela les médecins doivent participer à la gestion « judicieuse et consciencieuse » des ressources qui leur sont confiées.

Collaborer pour une gestion responsable

C’est donc cette gestion responsable qu’il a essayé de mettre en place pendant sa présidence, une gestion dans lequel le succès de chacun dépend du succès des autres, dans lequel l’individuel est indissociable du collectif et qui passe par la collaboration et non la confrontation.

L’Association s’est donc finalement entendue avec le gouvernement pour résoudre les deux principales problématiques de l’Alberta : trouver « les médecins dont on a besoin pour aller pratiquer dans les régions rurales et faire en sorte de pouvoir les envoyer là-bas » et utiliser la pertinence des soins pour diminuer la croissance du budget de la santé que les médecins se sont engagés à faire passer de 7,5 % à 4 %.

À la question d’un participant à la Journée qui voulait savoir comment le Dr Nohr a réussi à convaincre 78 % des membres de l’AMA de la nécessité des réformes, il a répondu « J’ai fait de mon mieux pour persuader les gens que c’était dans notre intérêt… C’est sûr qu’au bout du compte, si on a une vision de ce que nous pourrions être, on peut rallier tout le monde », a-t-il répondu.  

HugoJAMQ7
Pour terminer la journée, le président de l’AMQ, le Dr Hugo Viens, a souligné que la production du rapport sur les consultations de la Tournée sur le professionnalisme marquait le début d’un nouveau processus. « Il est clair que les médecins doivent, plus que jamais, développer une vision collective de leur profession et s’engager ensemble à renouveler le contrat social », a précisé le Dr Viens. La Tournée a montré que les médecins soutiennent les quatre pistes de solution que l’AMQ a mises de l’avant : le leadership, le professionnalisme, la gouvernance clinique et l’organisation médicale.

Et si les formes que cela prendra ne sont pas encore claires pour les médecins, le fait qu’ils y croient est pour le Dr Viens « déjà un bon pas en avant ». C’est aussi le signal que l’AMQ doit continuer d’être proactive pour faciliter l’implantation de ces solutions et pour soutenir les médecins qui s’y engageront.

Se doter d’une organisation médicale pour agir sur la performance

Dans ses relations avec les autres provinces, l’AMQ se rend compte que ceux qui réussissent à faire bouger les choses dans le bon sens sont ceux qui se prennent en main et maîtrisent leur organisation médicale dans un but de performance. C’est aussi la conclusion à laquelle arrivent les récentes études sur la rémunération des médecins, a rappelé le Dr Viens qui, « si l’on fait abstraction du bruit socio-politique qui les ont entourées, montrent clairement que la performance dans les réseaux de la santé est affectée avant tout par l’organisation médicale, et non pas par ce dont tout le monde parle : notre niveau de rémunération ou des primes mal comprises! »

L’AMQ qui s’est déjà beaucoup engagée dans le développement du leadership médical continuera dans cette voie. Elle entend aussi poursuivre sur le terrain avec ses membres la lutte contre le surdiagnostic et la surmédicalisation, mise de l’avant par l’association depuis plusieurs années. Le Dr Viens a souligné l’importance de persister à sensibiliser les médecins, les décideurs et les patients par des formations et des outils mis à leur disposition, et d’aider les leaders locaux qui se lèvent pour implanter des changements de pratique encourageant la pertinence dans leurs milieux respectifs.

Autres leaders, les médecins gestionnaires doivent être reconnus dans leurs fonctions, tant par leurs collègues médecins que par les diverses instances cliniques, administratives et gouvernementales. Le Regroupement des médecins gestionnaires de l’AMQ est un levier efficace pour continuer à les promouvoir.

Mais le chantier principal sur lequel elle veut agir maintenant sera l’organisation médicale. Actuellement, les structures rendent les médecins incapables de travailler collectivement. La communauté médicale doit pourtant apprendre à conjuguer au pluriel et l’AMQ entend faire avancer cet enjeu. Un véritable enjeu qui conduira probablement l’association à se réinventer afin de trouver les ressources nécessaires pour mener à bien cette tâche.

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Laboratoire de solutions pour la cogestion GMF/Établissement – 11 mai 2018

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Laboratoire de solutions pour la cogestion GMF/Établissement – 11 mai 2018

 

Vous êtes gestionnaires d’un GMF ou en établissement et vous vous intéressez à la cogestion ?

Il est encore temps de vous inscrire au laboratoire de solutions offert par l’AMQ.

Il s'agit d'une approche de formation qui mise sur les interactions entre les participants pour améliorer la pratique professionnelle. Pendant un atelier d’une journée rassemblant des médecins gestionnaires et des gestionnaires clinico-administratifs, chaque participant expose une situation vécue qui est étudiée par le groupe.

À la fin, les participants seront en mesure notamment d’élargir leurs capacités d'action et de réflexion, d’être plus efficaces dans leur pratique professionnelle liée à leurs fonctions de gestion et aussi de résoudre en mode collaboratif des problématiques complexes vécues dans leur pratique professionnelle.

Cette formation accréditée sera animée par Marie Côté et André Fortin. Mme Côté est experte en développement organisationnel, transformation, coaching et codéveloppement chez La Gestion Réinventée, entreprise qu’elle a créée en 2016 après la parution de son livre La Gestion réinventée : l’avenir est entre vos mains! M. Fortin accompagne les entreprises depuis 25 ans. Il s’intéresse aux processus d’innovation, aux approches collaboratives et fait la promotion d’une vision participative et rigoureuse qui table sur l’intelligence collective des groupes et sur la diversité des individus.

Cette activité se déroulera à Montréal le 11 mai 2018 et sera suivi d’une rencontre de bilan en ligne le 8 ou le 15 juin au choix des participants.

Vous pouvez encore vous inscrire en visitant l’offre de service pour les Médecins Gestionnaires sur le site Web.

 

Les prochaines formations offertes par l’AMQ

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Les prochaines formations offertes par l’AMQ

logo leadershipmedicalFormations en leadership médical – PLI

  • Mobiliser les autres – MONTRÉAL – 23 au 25 mai 2018

Comment fonctionner avec succès dans un contexte où s’entremêlent fonctions et cultures différentes? Cette formation vise à améliorer votre capacité à influencer et mobiliser d’autres individus, dans l’objectif d’obtenir leur collaboration et leur engagement dans la réalisation d’une vision organisationnelle donnée dans le milieu de la santé.
Crédits DPC : 17,25

 

  • Négociation et gestion des conflits – SAGUENAY - 6 au 8 juin 2018

Ce cours vous permettra de développer des stratégies pour gérer les conflits dans une organisation, d’éviter les écueils résultant de ces conflits et d’en faire une gestion efficace pouvant augmenter la créativité et l’innovation. Au moyen d’un exercice de négociation, vous développerez une approche planifiée et vous mettrez en pratique des techniques éprouvées afin d’obtenir des résultats dans les relations interpersonnelles.
Crédits DPC : 21

 

  • Orchestrer le changement et l'innovation – SAGUENAY - 19 et 20 septembre 2018

La mise en relation des personnes avec les organisations afin de bâtir une vision commune et un engagement menant à l’action constitue le thème central de ce cours. Par l’entremise des théories en gestion du changement, vous apprendrez à élaborer des stratégies visant à motiver, mettre en œuvre et assurer la continuité du changement, en surmontant du même coup toute résistance au changement. À travers la présentation et la discussion d’enjeux et d’exercices concrets, vous aborderez différents sujets parmi lesquels la mise en place d’un milieu de travail capable d’adaptation et la gestion des effets du changement.
Crédits DPC : 14

Pour en savoir plus et pour vous inscrire, visitez www.amq.ca/formation ou écrivez à admin@amq.ca.

L’AMQ récompense 50 ans de pratique

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L’AMQ récompense 50 ans de pratique

Cette année encore, 12 médecins membres de l’Association médicale du Québec se sont vus récompensés pour leurs 50 années de pratique. Chaque année, l’AMQ reconnaît ces belles carrières qui se poursuivent puisque ces médecins sont toujours actifs auprès de leurs patients. Chacun d’entre eux recevra au cours des prochains jours une plaque soulignant leur apport à la communauté. 

Voici la liste des médecins récompensés :

  • Dr Robert Prescott
  • Dre Lily Trokenberg-Hechtman
  • Dr Robert Dubé
  • Dr Rénald Giroux
  • Dr Richard Guimond
  • Dre Micheline Ste-Marie
  • Dr Alain G. Verdant
  • Dr Maurice Somma
  • Dr Jacques Beaudry
  • Dr Réal Dallaire
  • Dr Jacques Thivierge
  • Dr Pierre L. Turgeon

Félicitations à tous et merci de votre engagement !

Pour en savoir davantage, écrivez à admin@amq.ca.

Présentation du conseil d’administration 2018-2019

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Présentation du conseil d’administration 2018-2019

Deux nouveaux administrateurs se sont joints au conseil d’administration de votre association lors de son Assemblée générale annuelle qui se tenait le vendredi 20 avril dernier. Le Dr Adam E. Hofmann et M. Alexandre Elhalwi (représentant étudiant) se sont en effet joints aux autres administrateurs déjà en poste. Voici la composition du conseil d’administration 2018-2019 :

  • Dr Hugo Viens, président
  • Dr Vincent Demers, vice-président
  • Dre Yun Jen, présidente sortante
  • Dre Michèle Pelletier, secrétaire-trésorière
  • Alexandre Elhalwi, administrateur *
  • Dr Adam E. Hofmann, administrateur *
  • Dr Frantz-Daniel Lafortune, administrateur
  • Dr Abdo Shabah, administrateur
  • Dre Guylène Thériault, administratrice
  • Dr Michel Welt, administrateur
  • Normand Laberge, directeur général

* Nouveaux membres du conseil d’administration

Nous tenons à remercier la Dre Isabelle Samson qui quitte le conseil d’administration après cinq ans à titre d’administratrice dont une comme vice-présidente, pour son engagement et son apport dans les dossiers majeurs de l’organisation, entre autres le chantier du professionnalisme et la tournée à travers le Québec qui en a découlé. Nous remercions aussi Mme Aline Demirdjian Khatchikian, étudiante en médecine, pour sa contribution à titre d’administratrice au cours de la dernière année.

 

Quand un CMDP se donne le mandat d’agir contre le surdiagnostic

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En partant à la rencontre des médecins dans leur milieu, l’AMQ a pu constater que nombre de ses membres s’investissent dans l’amélioration des soins et services au quotidien. De belles initiatives voient le jour un peu partout. Certaines gagneraient à être implantées ou adaptées ailleurs, mais pour cela encore faut-il savoir qu’elles existent! 

Si vous avez mis en place un projet qui mériterait d’être connu ou si vous connaissez des collègues membres qui l’ont fait, n’hésitez pas à nous contacter à communications@amq.ca. Cela nous fera plaisir de présenter vos réussites.

Quand un CMDP se donne le mandat d’agir contre le surdiagnostic

Surdiagnostic, surmédication, surmédicalisation… nous connaissons tous maintenant les effets délétères des examens, traitements et interventions inutiles. Pas facile pour autant de changer sa pratique au quotidien. Certains milieux cependant se donnent les moyens d’améliorer la pertinence des soins. C’est le cas du CISSS de Laval, de son Comité d’optimisation et de pertinence des tests de laboratoire ainsi que de son Comité de formation médicale continue dont nous parle aujourd’hui le Dr Mark-Andrew Stefan, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive.

Depuis un peu plus d’un an, le conseil des médecins, pharmaciens et dentistes (CMDP) du CISSSS de Laval a décidé de faire de la lutte au surdiagnostic, sa priorité. Pour cela, il a commencé par élargir le mandat du Comité d’optimisation et de pertinence des tests de laboratoire.

« Les quatre départements de laboratoires qui en faisaient partie s’étaient rendu compte qu’ils ne pouvaient pas vraiment changer à eux seuls les pratiques des prescripteurs », explique le Dr Stefan. En plus des représentants des services de pathologie, microbiologie, hématologie et biochimie, le Comité comprend donc aussi maintenant des représentants de tous les départements cliniques de l’urgence à la chirurgie en passant par la pédiatrie, la médecine familiale ou l’obstétrique.

S’attaquer aux listes de tests des bilans

Ce Comité beaucoup « plus grand et représentatif » peut prendre en compte les préoccupations et les idées des prescripteurs eux-mêmes. Il a aussi gagné en poids. Devenu un incontournable grâce au pouvoir que lui a donné le CMDP, il est un levier intéressant pour améliorer la pertinence, car il intervient au cœur des procédures de décision.

On doit systématiquement faire appel à lui pour obtenir l’approbation d’un nouveau bilan, d’une nouvelle ordonnance collective ou d‘une modification dans l’un de ceux qui existent déjà. Cela permet « au moins d’éviter d’empirer le surdiagnostic », même si c’est surtout se montrer « opportuniste », souligne le Dr Stefan, puisqu’on agit « en réaction ».

Lors de ses rencontres, toutes les six semaines, le Comité s’interroge ainsi sur la pertinence des examens demandés dans ces formulaires.  « On a souvent eu à enlever des tests que l’on ne jugeait pas pertinents ou à diminuer leur fréquence. Donc déjà juste ainsi on peut avoir un effet sur le surdiagnostic », précise le Dr Stefan.

Cibler des projets prioritaires

Le Comité voulait cependant aller plus loin et être pro-actif. Il a donc décidé de cibler chaque année cinq projets jugés prioritaires qui peuvent concerner des examens de laboratoire ou d’imagerie médicale. Le Dr Stefan a par exemple en charge un sous-comité portant sur le pap-test. « Avec la pathologie, la médecine familiale, l’obstétrique-gynécologie, nous voulons regarder comment on peut diminuer la fréquence des pap-tests pour respecter davantage le calendrier recommandé par les sociétés savantes, puisque nous savons que certaines femmes continuent d’avoir inutilement des pap-tests chaque année. »

Les cinq premiers projets prioritaires ont tous été identifiés en s’inspirant de Choisir avec soin. Le comité en effectuera un monitorage pour voir « d’où l'on part, mais également si les stratégies mises en place ont changé quelque chose ».

Ce n’est en effet pas si simple de faire évoluer les pratiques. Si la formation continue est nécessaire, elle ne suffit pas et doit s’accompagner d’autres stratégies. Cela ne fonctionne pas si l’on fait un atelier ou que l’on invite un conférencier sans rien faire d’autre. Il peut aussi s’avérer nécessaire de changer les règles d’utilisation, refaire des formulaires quand ce sont eux qui suscitent le surdiagnostic, et parfois même comparer les pratiques des médecins pour pouvoir les harmoniser. « Il ne s’agit pas de nommer les médecins qui ont des pratiques aberrantes comparées aux autres. Mais on sait que les médecins détestent être les pires, car ils sont très compétitifs. Donc si on peut leur démontrer que leurs collègues font mieux qu’eux, ils se questionnent et modifient rapidement leur pratique! », souligne le Dr Stefan.

La formation

De son côté, le Comité de formation médicale continue, lui aussi chapeauté par le CMDP, a reçu le mandat de toujours « amener un focus sur la pertinence ». Ainsi dans les deux dernières années, non seulement il a organisé plusieurs formations portant en totalité sur la pertinence des soins, mais chaque atelier traitant d’autres sujets – il y a à peu près une formation chaque mois – devait aborder l’angle du surdiagnostic, en soulignant par exemple les recommandations de Choisir avec soin en lien avec le sujet, même si ce n’était pas le message principal.