11 médecins du Québec nommés membres honoraires de l’AMC

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11 médecins du Québec nommés membres honoraires de l’AMC

Cette année, 11 membres de l’AMQ ont l’honneur d’être nommés membres honoraires de l’AMC. Onze médecins de renom qui ont tous, à leur façon, fait preuve de professionnalisme et fait évoluer la profession médicale au Québec.

Cette nomination est accordée à ceux qui, à l'âge de 65 ans, membres actifs de l'Association depuis au moins 10 ans, ont été nommés par leurs associations médicales provinciales et territoriales et ont été approuvés à l'unanimité par le Conseil d’administration de l'AMC. Les membres nommés doivent avoir mis en pratique les objectifs et les idéaux de notre profession.

Pour l’année 2018, les lauréats du titre de membre honoraire sont :

  • Dr André Aubry
  • Dr Hugues Beauregard
  • Dr Pierre Beauséjour
  • Dre Rachel Bujold
  • Dr Pierre Charron
  • Dr Patrick Côté
  • Dr Ghislain Devroede
  • Dre Yolande Leduc
  • Dr Jean-Marie Moutquin
  • Dr Michel-André Péloquin
  • Dre Vita Senikas

Toutes nos félicitations à nos imminents collègues !

Pour en savoir davantage sur les prix de l’AMC, écrivez à awards@cma.ca.

Aline D. Khatchikian reçoit le Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC

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Aline D. Khatchikian reçoit le Prix de leadership pour jeunes chefs de file de l’AMC

Aline KhatchikianCette année, le Conseil d’administration de l’AMC reconnaît l’engagement et le leadership dont a fait preuve Aline D. Khatchikian en lui décernant le Prix de leadership pour jeunes chefs de file dans la catégorie « étudiants ». Aline est étudiante en 5e année à la Faculté de médecine de l’Université Laval. Ces dernières années, elle a donné de nombreuses formations à travers le monde afin de mobiliser la relève médicale autour des enjeux de la santé en plus de promouvoir l’importance de la responsabilité sociale dans la pratique médicale. Elle a également fait voter une motion sur l’obligation de donner des cours sur le don d’organes dans tous les programmes de médecine du Québec et elle donne actuellement un cours sur ce sujet à l’Université Laval.

Le Prix de leadership pour jeunes chefs de file souligne les efforts déployés aujourd’hui par de jeunes médecins qui seront les chefs de file de demain. Il est décerné par l’Association médicale canadienne, chaque année, à deux étudiants en médecine, à deux médecins résidents et à deux médecins en début de carrière membres qui ont fait preuve d’un dévouement, d’un engagement et d’un leadership exemplaires dans l’un des domaines suivants : politique, soins cliniques, éducation, recherche ou service communautaire. Les candidats doivent avoir démontré une créativité, un sens de l’initiative et une volonté de changer les choses exemplaires, avoir été actifs et efficaces à l'échelle locale, provinciale, territoriale ou nationale, et avoir servi de modèle positif pour leurs pairs et leurs collègues.

Aline D. Khatchikian a été membre du conseil d’administration de l’AMQ en 2017-2018 et s’investit au sein du comité étudiant de l’AMQ depuis 2014. Toutes nos félicitations à Aline pour cette reconnaissance de son engagement !

 

Bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé

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Bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé

evenement Winnipeg2Les 20 et 21 août prochain, l’Association médicale canadienne tiendra son premier Sommet sur la santé à Winnipeg. Cet événement complète l’habituel Conseil général, aussi connu sous le nom de Parlement des médecins. Ce dernier se tiendra le 22 août tout comme l’assemblée générale annuelle (AGA).

Le Sommet sur la santé portera essentiellement sur la façon dont l’innovation et la technologie peuvent transformer les soins de santé. Qu’ils soient médecins, scientifiques, représentants gouvernementaux, fournisseurs de soins, patients, innovateurs ou artistes, les participants seront invités à discuter avec des conférenciers de renom, dont l’ancien astronaute Chris Hadfield et la spécialiste en partenariat avec les patients, Mme Judith John, afin de répondre à la question suivante :

Comment nous préparer à l’avenir, mettre à profit les progrès technologiques et tirer avantage des innovations pour améliorer et démocratiser les soins?

Plusieurs thèmes seront abordés lors du sommet :

  • L’innovation comme point d’appui pour offrir des soins accessibles et inclusifs sur le plan culturel;
  • La technologie pour permettre et favoriser les soins axés sur le patient, et pour mieux servir les populations vulnérables;
  • Le rôle des patients et des médecins dans l’adoption progressive de l’intelligence artificielle, de la robotique et des grands changements;
  • L’humanité, l’inclusion et la réactivité pour assurer un avenir meilleur sur le plan de la santé.

Particulièrement importante cette année, l’AGA sera l’occasion de discuter des changements que l’AMC veut apporter à la structure de sa gouvernance, notamment l’abolition du Conseil général.

Les membres de l’AMC pourront également commenter le nouveau Code d’éthique et de professionnalisme, la version mise à jour du Code de déontologie de l’AMC, créé il y a 150 ans.

Pour vous inscrire ou obtenir plus d’information sur le Sommet, rendez-vous ici.

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Budget 2018-2019

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Budget 2018-2019

Le 28 mars dernier, le gouvernement du Québec a présenté un dernier budget avant les élections du 1er octobre prochain.  En voici les grandes lignes concernant la santé.

Avec une hausse de 4,6 % des dépenses en santé, les coûts de santé augmentent cette année de 1,5 milliard de dollars. Au total, on parle donc de 38,5 milliards de dollars du budget qui devraient être consacrés à la santé en 2018-2019.

Ces dépenses « assurent principalement le financement des établissements de santé et de services sociaux et la rémunération des médecins », souligne le fascicule explicatif du budget.

Les dépenses des établissements de santé et de services sociaux totaliseront 26,5 milliard de dollars soit une progression de 5,3 %.

Les dépenses de la Régie de l’assurance maladie du Québec (RAMQ) s’établissent à 12,9 milliards de dollars, avec une croissance de 1,5 %, qui comprend un ajout de 44 millions pour la rémunération médicale. La plus grande portion de la hausse de la rémunération, à savoir 352 millions de dollars, est en effet prévue pour 2019-2020.

À noter que des investissements de 18,7 milliards de dollars sont aussi prévus pour développer le réseau de la santé et des services sociaux.

budget2018 2019

 

Des rendez-vous à ne pas manquer

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Des rendez-vous à ne pas manquer

1er symposium sur l’accès aux données cliniques et aux données populationnelles et les systèmes de santé apprenant

C’est quoi ?

Une journée des conférenciers internationaux et locaux s’exprimeront et échangeront avec l’auditoire sur l’accès aux données cliniques et populationnelles dans le milieu de la recherche! 

Conférenciers internationaux ?

Pre Anita Burgun, Université Paris Descartes, et Pr Mark McGilchrist, Université de Dundee

Où ?

Campus Longueuil de l’Université de Sherbrooke

Quand ?

Le 27 avril 2018

Le programme est ici

Vous pouvez vous inscrire ici

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La Bourse de rayonnement 2018 à Jeunes en action

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La Bourse de rayonnement 2018 à Jeunes en action

Bourse etudianteLe Dr Hugo Viens, président de l’AMQ, et M. Alexandre Elhalwi, président du Comité des étudiants, ont remis avec plaisir la Bourse de rayonnement 2018 à Mmes Sarah Brunelle et Julie Côté-Leclerc, respectivement étudiante et résidente en médecine, pour leur projet Jeunes en action.

Cette bourse provient du Fonds des projets spéciaux du Comité des étudiants de l’AMQ, mis sur pied en 2016, qui a pour mission de soutenir des initiatives étudiantes visant à améliorer le système de santé ou le bien-être de la communauté. En attribuant la bourse à ce projet, le Comité reconnaît son déroulement exemplaire, son envergure et son potentiel d’évolution.

Jeunes en action est un projet d’engagement sociale auprès des jeunes provenant de milieux défavorisés qui a pour but d’éduquer et de sensibiliser ces jeunes de 5 à 12 ans à différents thèmes reliés à la santé, de les intéresser aux domaines de la santé et de les motiver à poursuivre leurs études. C’est en leur inculquant de bonnes habitudes de vie et en leur présentant la diversité des programmes de la santé que ces objectifs seront atteints. Cinq activités portant sur l'activité physique, la santé mentale, la santé dentaire, l'alimentation saine et les différents professionnels de la santé (foire de stands) sont organisées pendant l'année scolaire dans une école primaire d’un secteur défavorisé de la région de la Mauricie. Le succès de Jeunes en action est basé sur l’interdisciplinarité et la promotion de la santé. 

Toutes nos félicitations aux deux récipiendaires !

Laboratoire de solutions pour la cogestion GMF/Établissement – 11 mai 2018

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Laboratoire de solutions pour la cogestion GMF/Établissement – 11 mai 2018

 

Vous êtes gestionnaires d’un GMF ou en établissement et vous vous intéressez à la cogestion ?

Il est encore temps de vous inscrire au laboratoire de solutions offert par l’AMQ.

Il s'agit d'une approche de formation qui mise sur les interactions entre les participants pour améliorer la pratique professionnelle. Pendant un atelier d’une journée rassemblant des médecins gestionnaires et des gestionnaires clinico-administratifs, chaque participant expose une situation vécue qui est étudiée par le groupe.

À la fin, les participants seront en mesure notamment d’élargir leurs capacités d'action et de réflexion, d’être plus efficaces dans leur pratique professionnelle liée à leurs fonctions de gestion et aussi de résoudre en mode collaboratif des problématiques complexes vécues dans leur pratique professionnelle.

Cette formation accréditée sera animée par Marie Côté et André Fortin. Mme Côté est experte en développement organisationnel, transformation, coaching et codéveloppement chez La Gestion Réinventée, entreprise qu’elle a créée en 2016 après la parution de son livre La Gestion réinventée : l’avenir est entre vos mains!. M. Fortin accompagne les entreprises depuis 25 ans. Il s’intéresse aux processus d’innovation, aux approches collaboratives et fait la promotion d’une vision participative et rigoureuse qui table sur l’intelligence collective des groupes et sur la diversité des individus.

Cette activité se déroulera à Montréal, le 11 mai 2018 et sera suivi d’une rencontre de bilan en ligne le 8 ou le 15 juin au choix des participants.

Vous pouvez encore vous inscrire en visitant l’offre de service pour les Médecins Gestionnaires sur le site Web.

 

Les prochaines formations offertes par l’AMQ

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Les prochaines formations offertes par l’AMQ

logo leadershipmedicalFormations en leadership médical – PLI

  • Mobiliser les autres – MONTRÉAL – 23 au 25 mai 2018

Comment fonctionner avec succès dans un contexte où s’entremêlent fonctions et cultures différentes? Cette formation vise à améliorer votre capacité à influencer et mobiliser d’autres individus, dans l’objectif d’obtenir leur collaboration et leur engagement dans la réalisation d’une vision organisationnelle donnée dans le milieu de la santé.
Crédits DPC : 17,25

 

  • Négociation et gestion des conflits – SAGUENAY - 6 au 8 juin 2018

Ce cours vous permettra de développer des stratégies pour gérer les conflits dans une organisation, d’éviter les écueils résultant de ces conflits et d’en faire une gestion efficace pouvant augmenter la créativité et l’innovation. Au moyen d’un exercice de négociation, vous développerez une approche planifiée et vous mettrez en pratique des techniques éprouvées afin d’obtenir des résultats dans les relations interpersonnelles.
Crédits DPC : 21

 

  • Orchestrer le changement et l'innovation – SAGUENAY - 19 et 20 septembre 2018

La mise en relation des personnes avec les organisations afin de bâtir une vision commune et un engagement menant à l’action constitue le thème central de ce cours. Par l’entremise des théories en gestion du changement, vous apprendrez à élaborer des stratégies visant à motiver, mettre en œuvre et assurer la continuité du changement, en surmontant du même coup toute résistance au changement. À travers la présentation et la discussion d’enjeux et d’exercices concrets, vous aborderez différents sujets parmi lesquels la mise en place d’un milieu de travail capable d’adaptation et la gestion des effets du changement.
Crédits DPC : 14

Pour en savoir plus et pour vous inscrire, visitez www.amq.ca/formation ou écrivez à admin@amq.ca.

L’AMQ récompense 50 ans de pratique

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L’AMQ récompense 50 ans de pratique

Cette année encore, 12 médecins membres de l’Association médicale du Québec se sont vus récompensés pour leurs 50 années de pratique. Chaque année, l’AMQ reconnaît ces belles carrières qui se poursuivent puisque ces médecins sont toujours actifs auprès de leurs patients. Chacun d’entre eux recevra au cours des prochains jours une plaque soulignant leur apport à la communauté. 

Voici la liste des médecins récompensés :

  • Dr Robert Prescott
  • Dre Lily Trokenberg-Hechtman
  • Dr Robert Dubé
  • Dr Rénald Giroux
  • Dr Richard Guimond
  • Dre Micheline Ste-Marie
  • Dr Alain G. Verdant
  • Dr Maurice Somma
  • Dr Jacques Beaudry
  • Dr Réal Dallaire
  • Dr Jacques Thivierge
  • Dr Pierre L. Turgeon

Félicitations à tous et merci de votre engagement !

Pour en savoir davantage, écrivez à admin@amq.ca.

Présentation du conseil d’administration 2018-2019

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Présentation du conseil d’administration 2018-2019

Deux nouveaux administrateurs se sont joints au conseil d’administration de votre association lors de son Assemblée générale annuelle qui se tenait le vendredi 20 avril dernier. Le Dr Adam E. Hofmann et M. Alexandre Elhalwi (représentant étudiant) se sont en effet joints aux neuf autres administrateurs déjà en poste. Voici la composition du conseil d’administration 2018-2019 :

  • Dr Hugo Viens, président
  • Dr Vincent Demers, vice-président
  • Dre Yun Jen, présidente sortante
  • Dre Michèle Pelletier, secrétaire-trésorière
  • Alexandre Elhalwi, administrateur, représentant étudiant *
  • Dr Adam E. Hofmann, administrateur *
  • Dr Frantz-Daniel Lafortune, administrateur
  • Dr Abdo Shabah, administrateur
  • Dre Guylène Thériault, administratrice
  • Dr Michel Welt, administrateur
  • Normand Laberge, directeur général

* Nouveaux membres du conseil d’administration

Nous tenons à remercier la Dre Isabelle Samson qui quitte le conseil d’administration après cinq ans à titre d’administratrice dont une comme vice-présidente, pour son engagement et son apport dans les dossiers majeurs de l’organisation, entre autres le chantier du professionnalisme et la tournée à travers le Québec qui en a découlé. Nous remercions aussi Mme Aline Demirdjian Khatchikian, étudiante en médecine, pour sa contribution à titre d’administratrice au cours de la dernière année.

 

Quand un CMDP se donne le mandat d’agir contre le surdiagnostic

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En partant à la rencontre des médecins dans leur milieu, l’AMQ a pu constater que nombre de ses membres s’investissent dans l’amélioration des soins et services au quotidien. De belles initiatives voient le jour un peu partout. Certaines gagneraient à être implantées ou adaptées ailleurs, mais pour cela encore faut-il savoir qu’elles existent! 

Si vous avez mis en place un projet qui mériterait d’être connu ou si vous connaissez des collègues qui l’ont fait, n’hésitez pas à nous contacter à communications@amq.ca. Cela nous fera plaisir de présenter vos réussites.

Quand un CMDP se donne le mandat d’agir contre le surdiagnostic

Surdiagnostic, surmédication, surmédicalisation… nous connaissons tous maintenant les effets délétères des examens, traitements et interventions inutiles. Pas facile pour autant de changer sa pratique au quotidien. Certains milieux cependant se donnent les moyens d’améliorer la pertinence des soins. C’est le cas du CISSS de Laval, de son Comité d’optimisation et de pertinence des tests de laboratoire ainsi que de son Comité de formation médicale continue dont nous parle aujourd’hui le Dr Mark-Andrew Stefan, médecin spécialiste en santé publique et médecine préventive.

Depuis un peu plus d’un an, le conseil des médecins, pharmaciens et dentistes (CMDP) du CISSSS de Laval a décidé de faire de la lutte au surdiagnostic, sa priorité. Pour cela, il a commencé par élargir le mandat du Comité d’optimisation et de pertinence des tests de laboratoire.

« Les quatre départements de laboratoires qui en faisaient partie s’étaient rendu compte qu’ils ne pouvaient pas vraiment changer à eux seuls les pratiques des prescripteurs », explique le Dr Stefan. En plus des représentants des services de pathologie, microbiologie, hématologie et biochimie, le Comité comprend donc aussi maintenant des représentants de tous les départements cliniques de l’urgence à la chirurgie en passant par la pédiatrie, la médecine familiale ou l’obstétrique.

S’attaquer aux listes de tests des bilans

Ce Comité beaucoup « plus grand et représentatif » peut prendre en compte les préoccupations et les idées des prescripteurs eux-mêmes. Il a aussi gagné en poids. Devenu un incontournable grâce au pouvoir que lui a donné le CMDP, il est un levier intéressant pour améliorer la pertinence, car il intervient au cœur des procédures de décision.

On doit systématiquement faire appel à lui pour obtenir l’approbation d’un nouveau bilan, d’une nouvelle ordonnance collective ou d‘une modification dans l’un de ceux qui existent déjà. Cela permet « au moins d’éviter d’empirer le surdiagnostic », même si c’est surtout se montrer « opportuniste », souligne le Dr Stefan, puisqu’on agit « en réaction ».

Lors de ses rencontres, toutes les six semaines, le Comité s’interroge ainsi sur la pertinence des examens demandés dans ces formulaires.  « On a souvent eu à enlever des tests que l’on ne jugeait pas pertinents ou à diminuer leur fréquence. Donc déjà juste ainsi on peut avoir un effet sur le surdiagnostic », précise le Dr Stefan.

Cibler des projets prioritaires

Le Comité voulait cependant aller plus loin et être pro-actif. Il a donc décidé de cibler chaque année cinq projets jugés prioritaires qui peuvent concerner des examens de laboratoire ou d’imagerie médicale. Le Dr Stefan a par exemple en charge un sous-comité portant sur le pap-test. « Avec la pathologie, la médecine familiale, l’obstétrique-gynécologie, nous voulons regarder comment on peut diminuer la fréquence des pap-tests pour respecter davantage le calendrier recommandé par les sociétés savantes, puisque nous savons que certaines femmes continuent d’avoir inutilement des pap-tests chaque année. »

Les cinq premiers projets prioritaires ont tous été identifiés en s’inspirant de Choisir avec soin. Le comité en effectuera un monitorage pour voir « d’où on part, mais également si les stratégies mises en place ont changé quelque chose. »

Ce n’est en effet pas si simple de faire évoluer les pratiques. Si la formation continue est nécessaire, elle ne suffit pas et doit s’accompagner d’autres stratégies. Cela ne fonctionne pas si l’on fait un atelier ou que l’on invite un conférencier sans rien faire d’autre. Il peut aussi s’avérer nécessaire de changer les règles d’utilisation, refaire des formulaires quand ce sont eux qui suscitent le surdiagnostic, et parfois même comparer les pratiques des médecins pour pouvoir les harmoniser. « Il ne s’agit pas de nommer les médecins qui ont des pratiques aberrantes comparées aux autres. Mais on sait que les médecins détestent être les pires, car ils sont très compétitifs. Donc si on peut leur démontrer que leurs collègues font mieux qu’eux, ils se questionnent et modifient rapidement leur pratique! », souligne le Dr Stefan.

La formation

De son côté, le Comité de formation médicale continue, lui aussi chapeauté par le CMDP, a reçu le mandat de toujours « amener un focus sur la pertinence ». Ainsi dans les deux dernières années, non seulement il a organisé plusieurs formations portant en totalité sur la pertinence des soins, mais chaque atelier traitant d’autres sujets – il y a à peu près une formation chaque mois – devait aborder l’angle du surdiagnostic, en soulignant par exemple les recommandations de Choisir avec soin en lien avec le sujet, même si ce n’était pas le message principal.

 

Rapport sur le professionnalisme

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RAPPORT SUR LE PROFESSIONNALISME

La Journée annuelle de l’AMQ a été placée sous le signe du professionnalisme. Lors de ce rendez-vous, la Dre Isabelle Samson, responsable du chantier sur le professionnalisme et de la tournée québécoise de l’AMQ, a présenté les principaux résultats qui ressortent de cette consultation.

Vous pouvez dès maintenant lire le rapport disponible sur le site web de l’AMQ (hyperlien) ou prendre connaissance des grandes lignes du document dans le résumé suivant de la présentation de la Dre Samson.

Elle a commencé par expliquer le contexte historique et politique des relations entre la profession médicale, le gouvernement et la société. Il faut en effet comprendre que tout comme le contrat social évolue en fonction du développement collectif de la société et de ses attentes, le professionnalisme médical doit le faire aussi.

Sans un professionnalisme médical fort et partagé par l’ensemble de la communauté, les privilèges accordés à la profession médicale sont en péril.

 

Retrouver la confiance de la population

En raison de son statut particulier, la profession médicale est en effet un groupe auto-organisé en associations professionnelles, qui possède une formation scientifique standardisée, détient des valeurs morales fortes et a des responsabilités professionnelles, éthiques et légales réglementées. Cela lui donne une responsabilité sociale en plus des compétences cliniques nécessaires. Dans leur pratique, les médecins se doivent donc d’atteindre un équilibre entre l’intérêt du patient et celui de l’ensemble de la communauté. 

Or, dans les dernières années, étant donné le contexte de restriction des finances publiques et l’incapacité du système de santé à offrir un réel accès aux soins et aux services à la population, les négociations constantes entre les médecins et le gouvernement ont provoqué un grand mécontentement s’apparentant à du Dr Bashing. Cela a même amené l’expression d’une perte de confiance de la population vis-à-vis de la profession médicale. 

Et si le lien de confiance entre la population et la profession se brise, cela finira par avoir un effet néfaste sur la relation directe entre le médecin et son patient. D’où l’importance aujourd’hui, selon l’AMQ, que la profession médicale s’engage à redéfinir le contrat social, et ce, en collaboration avec la population et le gouvernement. Il faut rétablir le lien de confiance qui les unit et l’AMQ croit fermement que le professionnalisme médical est LA solution à cette crise.

 

À la recherche d’un juste équilibre

Les médecins doivent trouver un juste équilibre entre le clinique et le social et donc entre les deux pendants du professionnalisme, leur rôle de soignant et leur rôle de professionnel.

Avec la Tournée sur le professionnalisme, lancée au cours de l’automne 2017, l’AMQ entendait sensibiliser les médecins québécois à cet enjeu tout en les aidant à développer une vision commune du professionnalisme. C’était aussi l’occasion de discuter avec eux de leurs idées sur l’avenir de la profession.

rapport professionnalisme 2018

Deux constats émergent des nombreux commentaires recueillis lors des rencontres avec les médecins des différentes régions du Québec. D’abord, le rôle de soignant et celui du professionnel semblent peu intégrés chez une grande partie de la profession médicale.

Également, bien que presque tous les médecins considèrent le statu quo insoutenable, peu d’entre eux sentent être partie prenante des solutions ou des moyens à mettre en place pour entamer un changement.

S’il n’est pas possible de parler de généralisation des résultats, la forte récurrence de nombreux thèmes permet de croire que les résultats sont assez représentatifs de la profession. 

 

Le rôle professionnel dans l’angle mort du soignant

Les médecins se considèrent d’abord et avant tout comme des soignants. Le travail d’équipe, les institutions, l’autorégulation et l’autonomie clinique sont des moyens pour soutenir le rôle de soignant plutôt qu’une responsabilité professionnelle à part entière. L’effort individuel au quotidien est tellement grand pour le médecin que l’effort collectif devient difficile.

Et les médecins souffrent d’autant plus des critiques sur le manque d’accès ou les salaires élevés, qu’ils les reçoivent comme un désaveu de leurs efforts individuels.

« J’ai l’impression que j’en donne beaucoup, mais la société trouve que ce n’est pas encore assez, et c’est très décevant. »

 « Je n’ai pas jeté l’éponge pour mes patients, ça, je vais toujours continuer. Mais à un niveau plus large, c’est difficile. »

« On est à l’heure de la communication et on ne communique pas bien avec les patients. On ne parle pas à la population collectivement, c’est toujours par le biais des médias et de représentants qui ne nous ressemblent pas. »

 

Un fort sentiment d’exclusion

Il est évident pour les médecins rencontrés que le lien de confiance avec la population s’effrite de plus en plus et que la réputation de la profession médicale est durement atteinte.

Malheureusement, ils se sentent impuissants devant cette marée de critiques et ne voient pas comment être partie prenante des solutions ou des changements à mettre en place pour rétablir la relation de confiance entre la profession et la population.

Des médecins aimeraient faire quelque chose pour changer la situation, mais ne savent pas comment s’y prendre. Pour d’autres, les efforts requis semblent démesurés ou les solutions sont hors de leur portée. Également, les médecins ont l’impression que leurs actions individuelles n’auront pas beaucoup d’influence sur le reste de la profession ou qu’ils ne seront pas écoutés.

Enfin, ils se sentent exclus des solutions, et certains estiment même que les actions doivent venir d’ailleurs.

« Les médecins ont le devoir de proposer des solutions, mais on ne sait pas qui a le rôle de les écouter. »

« C’est sûr qu’on devrait être plus impliqués, mais on n’est pas toujours invités autour de la table, il paraît qu’on pose trop de questions. »

« On ne devrait pas être les seuls à porter l’odieux de la situation, pourquoi c’est à nous de rétablir notre image alors que c’est les médias et le gouvernement qui nous ont traînés dans la boue ? »

 

La lumière au bout du tunnel 

Lors de la Tournée, l’AMQ a mis de l’avant quatre pistes de solution pour que les médecins puissent passer à l’action tant dans leur pratique quotidienne qu’à propos de leur image publique : exprimer quotidiennement les valeurs du professionnalisme médical, développer et soutenir le leadership médical, maintenir la gouvernance clinique et redéfinir l’organisation médicale.

Des avenues assez positivement reçues. Presque tous les médecins ont démontré de l’intérêt à développer leur professionnalisme médical, ce qui permet à l’AMQ de croire que les efforts de sensibilisation sur ce concept ont porté leurs fruits.

En revanche, ils ont de plus en plus de mal à exprimer leur leadership sur le terrain. Parmi les médecins qui s’engagent actuellement dans des fonctions de gestion ou des initiatives de changement ou qui l’ont fait par le passé, plusieurs en sortent découragés et démobilisés en raison des obstacles à surmonter et des difficultés à faire bouger les choses.

Parmi les solutions, la gouvernance clinique semble la piste la moins pertinente pour les médecins. Il faut dire qu’elle est plus complexe à définir. Enfin, les médecins considèrent que de travailler sur une meilleure organisation médicale pourrait avoir des effets considérables sur leur pratique.

« Des groupes de médecins, des assemblées entières veulent discuter des conditions de pratique maintenant, et pas seulement des conditions de rémunération. C’est très nouveau. »

« On n’a pas été formés pour être gestionnaires, moi j’ai choisi la médecine pour être médecin, pas pour être gestionnaire. »

« Nous aurions tout intérêt à mieux former les jeunes médecins sur l’organisation/les règlements de leur hôpital, ce qui aurait un impact sur leur responsabilisation (règlements du CMDP). »

Les commentaires entendus lors des ateliers illustrent très bien l’inconfort des médecins et la difficulté de la profession à entamer les changements nécessaires.

Historiquement, la sélection, la formation et la structure de régulation des médecins ont encouragé le rôle individuel du médecin soignant, alors que les attentes de la société sont maintenant dirigées vers les médecins professionnels comme communauté. Les médecins doivent donc plus que jamais développer une vision collective de leur profession et s’engager ensemble à renouveler le contrat social.

Mais, même s’ils y croient, les médecins ne sont pas forcément prêts à s’y engager ou ils ne savent pas comment le faire. Ceux qui le font doivent être encouragés, soutenus et reconnus par la profession médicale.

Tous les médecins peuvent mettre en place collectivement des conditions gagnantes et aidantes dans leurs milieux. Ce peut être par une contribution financière qui permet à des médecins de s’acquitter des tâches de gestion, par le soutien à des associations qui représentent, défendent et font la promotion de la profession médicale, en appuyant des initiatives dans les milieux cliniques ou encore en contribuant activement à la hauteur de leur capacité.

 

rapport professionnalisme couverture 2018