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Premier Sommet de la santé de l’AMC

Les 20 et 21 août derniers se déroulait le premier Sommet sur la santé de l’Association médicale canadienne (AMC). Avec pour thématique « Bâtir un avenir meilleur sur le plan de la santé », ces deux journées ont été une belle démonstration de la mise en place des changements amorcés il y a deux ans par l’AMC.

Très couru, le Sommet sur la santé a réuni plus de 750 participants, majoritairement des médecins, mais aussi des patients, d’autres professionnels de la santé et des organismes de défense ou de soutien aux patients.

Il a été l’occasion de discussions et de conférences intéressantes sur la façon de se préparer à l’avenir, de mettre à profit les progrès technologiques et de tirer avantage des innovations pour améliorer et démocratiser les soins.

L’innovation peut en effet ouvrir la voie à des soins accessibles, inclusifs et diversifiés sur le plan culturel. La technologie de son côté peut favoriser et mettre à l’avant-plan les soins axés sur le patient, ainsi qu’améliorer les services aux populations vulnérables. Enfin, patients et médecins doivent se préparer à l’afflux d’innovations.

Les participants ne sont pas près d’oublier leur rencontre avec Monsieur Chris Hadfield, premier commandant canadien de la station spatiale internationale en 2013, ou Mme Judith John, une représentante des patients dont la conférence a été un franc succès. Gestionnaire et patiente, Mme John a expliqué comment les soins eux-mêmes peuvent être « la meilleure innovation en matière de soins de santé ». Pour elle, de nombreux problèmes liés aux soins de santé pourraient être réglés en créant des liens plus solides entre les gens.  

L’innovation au cœur de l’amélioration des soins

Autre succès : le Grand Carrefour s’est révélé une vitrine fort intéressante de plusieurs innovations canadiennes en santé et en médecine. Les participants pouvaient en effet y rencontrer des innovateurs et discuter des solutions qu’ils ont su créer pour améliorer les soins aux patients.

Deux Québécois se sont notamment démarqués : le Dr Adam Hofmann, membre du conseil d’administration de l’Association médicale du Québec (AMQ), ainsi que le Dr Yanick Beaulieu, membre de l’AMQ. Le premier a lancé une application gratuite, Medmo, qui permet aux médecins de famille de poser des questions à des spécialistes, de leur demander des consultations ou encore de transmettre des renseignements relatifs à leur pratique. Le second a mis sur pied une plateforme numérique, Reacts (pour Remote Education, Augmented Communication, Training and Supervision) pour aider les médecins à échanger de l’information et des connaissances facilement. Ils peuvent ainsi envoyer des dossiers et des messages instantanés, organiser des vidéoconférences et des téléconsultations avec leurs patients – ce qui réduit le nombre de rendez-vous en personne – ou encore former, superviser et guider leurs collègues.

Lieu de rassemblement et de rencontres où échanger des idées et stimuler le changement, le Grand Carrefour a permis de rapprocher les participants et de poursuivre la conversation lancée sur la scène principale avec les conférenciers et les autres intervenants.

Cette nouvelle formule de sommet a su répondre aux attentes des participants qui ont autant apprécié le volet plus traditionnel de conférences et de tables rondes que le Grand carrefour.

Maintien du Conseil général

Les propositions de l’AMC en matière de gouvernance ont cependant été moins bien accueillies. Il faut dire que les médecins canadiens ont un lien très émotif avec ce qu’ils appellent leur Parlement : le Conseil général.

Lors de l’Assemblée générale, qui se déroulait le lendemain du Sommet de la santé, après beaucoup de discussions confuses autour des procédures, les membres de l’AMC ont finalement voté en faveur du maintien du Conseil général contrairement aux recommandations de l’organisation.

Le remaniement du processus électoral et des nominations n’a pas non plus atteint le seuil des deux tiers de votes favorables nécessaires à l’adoption des règlements administratifs. Finalement, une seule proposition a été adoptée, celle de rationaliser la structure du conseil d’administration notamment en réduisant le nombre de ses membres de 26 à 19.