Dans le cadre de la campagne électorale provinciale 2007, l'Association médicale du Québec (AMQ) a voulu pousser l'analyse au-delà des engagements contenus dans les programmes des principaux partis politiques. Afin d'aider les médecins à faire leurs choix électoraux de façon éclairée, l'AMQ a demandé aux partis d'apporter des précisions quant à leurs positions sur des enjeux fondamentaux pour l'avenir de notre système de santé et de la profession médicale.
Les questions soumises à l'Action démocratique du Québec, au Parti Libéral du Québec et au Parti Québécois reflètent des enjeux qui ont fait l'objet de discussions et de réflexion au sein du conseil d'administration de l'AMQ et de groupes de travail qu'il a mis en place au cours des dernières années.
Votre parti est-il prêt à s'engager formellement à soutenir, sur les plans financier et organisationnel, les cliniques médicales dans leur processus d'informatisation et de partage des données cliniques avec les autres professionnels oeuvrant dans la communauté ou dans les établissements publics ?
Quelle est la position de votre parti sur la possibilité que les établissements publics puissent, sous forme de contrat, recourir aux services de certaines cliniques privées pour la prestation de services médicaux ou chirurgicaux, financés publiquement ?

Nous accusons réception de votre lettre du 2 mars adressée à monsieur Mario Dumont, chef de l'Action démocratique du Québec.
En campagne électorale, les partis sont souvent sollicités par des organismes et regroupements qui veulent connaître, par questionnaire le plus souvent, les positions des uns et des autres sur des sujets et des enjeux très précis.
L'Action démocratique du Québec ne fait pas exception à la règle et elle est, tout comme ses candidats, sollicitée régulièrement à cette fin.
Tout en reconnaissant l'importance de plusieurs des enjeux soulevés dans le cadre de ces démarches, l'Action démocratique du Québec considère néammoins qu'une campagne électorale est une période unique et privilégiée pour établir un dialogue direct avec les citoyens électeurs, et c'est ce qu'elle entend privilégier.
Pour cette raison, l'ADQ a adopté comme politique, pour la durée de la présente campagne, de ne pas complèter les questionnaires qui lui sont transmis.
Cette décision s'appuie également sur le fait que l'ADQ fait déjà largement connaître ses positions, en annonçant et en expliquant quotidiennement ses idées, propositions et projets tout au long de la campagne. L'ADQ a aussi été le tout premier parti à avoir publié sa plate-forme électorale.
Cela dit, l'ADQ a un énorme respect pour le travail accompli par les organismes qui, comme le vôtre, améliorent l'exercice démocratique par leur apport. C'est pourquoi il importe que vous sachiez que vos préoccupations ne sont pas ignorées par l'ADQ, qui tient compte en tout temps de l'ensemble des réflexions qui peuvent enrichir sa démarche ainsi que le débat démocratique.
André Beaudet
Directeur des communications
Action démocratique du Québec

Vous trouverez ci-dessous les réponses du Parti Québécois aux questions de l'Association médicale du Québec.
Vous identifiez dans votre lettre des enjeux qui préoccupent grandement la population québécoise, tout particulièrement en ce qui concerne les besoins en ressources humaines et la prise en charge des maladies chroniques.
À ce titre, un gouvernement du Parti Québécois s'engage non seulement à s'attaquer à la pénurie de médecins de famille, mais à accroître l'offre de service. Pour garantir l'accès aux soins de santé, où que l'on soit, nous entendons notamment investir :
D'une part, nous voulons permettre aux Québécoises et aux Québécois d'avoir accès plus facilement à un médecin qu'ils connaîtront pour assurer le suivi de leur état de santé. D'autre part, nous voulons mieux répondre aux besoins des gens qui doivent recevoir des soins à la maison, qui sont atteints d'une déficience, d'un cancer ou encore en phase terminale.
Précisons par ailleurs, qu'un gouvernement du Parti Québécois s'engage également à réduire l'attente, à offrir des services sociaux plus efficaces, à mettre l'accent sur la prévention et à garantir une meilleure santé et une sécurité accrue pour les travailleurs.
En ce qui concerne les enjeux identifiés dans votre lettre concernant l'organisation du travail et les technologies de l'information, bien qu'ils ne fassent pas l'objet d'engagements spécifiques dans notre plateforme, un gouvernement du Parti Québécois ne saurait s'opposer dans l'avenir à des initiatives qui permettraient d'améliorer encore plus la qualité des soins offerts à la population.
Finalement, en ce qui concerne votre enjeu touchant à l'interface public/privé, nous estimons que les règles édictées par le ministère de la Santé du Québec doivent être respectées. Ces règles encadrent les types de collaborations reconnus entre le public et le privé et, sans contester qu'il y a toujours place à l'amélioration, leur modification commanderait une minutieuse analyse de la part d'un gouvernement du Parti Québécois.
Nous espérons avoir répondu à vos interrogations et nous vous prions d'agréer l'expression de nos sentiments les plus respectueux.
Shirley Bishop
Parti Québécois
Vous pouvez ici télécharger la réponse du PLC via ce document en format PDF et signé de la main de M. Philippe Couillard, Candidat du PLQ. Jean-Talon. Le document débute comme ceci :
Monsieur le Président,
Dans le cadre de la campagne électorale actuellement en cours au Québec, votre association a
interpellé les différents partis politiques en lice, dans une lettre du 2 mars dernier.
Pour le Parti libéral du Québec, il est clair que les enjeux que vous soulevez — les ressources
humaines, l’organisation du travail, la prise en charge des malades chroniques, les soins de
première ligne, les technologies de l’information et l’interface public/privé — sont des thèmes
importants pour l’avenir de nos soins de santé et de nos services sociaux.