Nouvelles

Propositions du gouvernement du Québec suite au jugement de la Cour suprême dans l'affaire Chaoulli

jeudi 16 février 2006

Un premier pas vers un apport accru du privé

Montréal, le 16 février 2006 — L'Association médicale du Québec (AMQ) accueille favorablement l'ouverture que fait au secteur privé le gouvernement du Québec dans son document de discussion sur les suites à donner au jugement de la Cour suprême. « Nous prendrons le temps d'analyser attentivement le document et de consulter la communauté médicale du Québec, souligne le président de l'AMQ, le Dr Robert Ouellet. De façon préliminaire, l'AMQ se réjouit de voir la volonté du gouvernement de maintenir un financement public fort de notre système de santé. Quant à la contribution du secteur privé dans la prestation des services, nous constatons que l'ouverture, bien que timide, est bien réelle et constitue un pas dans la bonne direction. Nous pensons que le secteur privé peut offrir beaucoup plus pour contribuer à améliorer la qualité et l'efficacité du système de santé, tout en respectant le principe d'équité. »

L'AMQ réagit favorablement à l'intention du gouvernement d'investir dans des activités de prévention. « Nous savons tous que ce sont les habitudes de vie (tabac, alcool, alimentation et exercice physique) qui sont les principaux déterminants de la santé. Même si l'efficacité réelle des programmes de prévention et de promotion de la santé est difficile à évaluer, nous croyons que c'est la seule véritable façon de limiter le recours au système de santé et de faire en sorte que le citoyen soit le premier responsable de sa propre santé. »

Le président de l'AMQ mentionne que les médecins ne demandent pas mieux que de poursuivre les mesures visant à améliorer l'efficience et l'efficacité du système de santé. D'ailleurs, dans un récent sondage réalisé auprès de la communauté médicale, 71% des médecins pensent qu'ils doivent revoir leur façon de travailler pour améliorer la santé de la population. « Mais ces mesures comportent des limites et ne règleront pas de façon fondamentale le déséquilibre criant entre l'offre de services et les besoins de la population. »

Par ailleurs, l'AMQ se réjouit de voir le débat sur la place du privé en santé devenir enfin public. « L'AMQ réclame depuis longtemps qu'on discute, de façon ouverte et pragmatique, de la contribution du secteur privé à la prestation des services de santé, souligne le Dr Ouellet. Nous sommes heureux que le débat se fasse enfin et nous entendons y participer de façon très active. Le gouvernement peut compter sur notre collaboration enthousiaste et constructive. »

Source :   Chantal Mantha

Conseillère en communication

Association médicale du Québec

(514) 866-0660

1-800-363-3932

chantal.mantha@amq.ca