Mourir dans la dignité - Enquête de l’AMQ auprès des médecins du Québec : 66 % des médecins québécois reconnaissent l’aide médicale à mourir comme un soin approprié de fin de vie

Montréal, le 15 septembre 2013 - Un sondage effectué pour le compte de l’Association médicale du Québec auprès des médecins québécois en mai dernier révèle que la majorité des médecins (66 %) sont en accord avec la reconnaissance de l’aide médicale à mourir comme un soin approprié de fin de vie. Parmi les médecins susceptibles de recevoir une demande d’un patient, 41 % accepteraient d’offrir l’aide médicale à mourir à leur patient si celui-ci correspond aux critères d’admissibilité.

Les médecins répondants sont presque unanimement en accord (94 %) avec le fait de  modifier la Loi sur les services de santé et les services sociaux pour que soit reconnu le droit de recevoir des soins palliatifs.

La grande majorité d’entre eux (73 %) sont en accord avec des modifications législatives visant à rendre contraignantes les directives médicales anticipées.

L’AMQ suit ce dossier de près depuis plusieurs années ce qui l’a amenée à participer à la consultation du Collège des médecins du Québec à ce sujet en 2009 et à déposer un mémoire à la Commission spéciale sur Mourir dans la dignité en 2010. L’AMQ a aussi fait entendre son point de vue à ce sujet dans le cadre du Conseil général de l’Association médicale canadienne. Elle déposera mardi un mémoire dans le cadre de la commission parlementaire sur le projet de loi 52 qui débute cette semaine à l’Assemblée nationale du Québec.

« Au Québec, l’acceptation sociale du concept d’aide médicale à mourir comme soins de fin de vie est grandissante, a déclaré Dr Laurent Marcoux, président de l’AMQ. Le débat social des quatre dernières années a permis d’en définir les concepts et de prendre en considération l’ensemble des enjeux et des intervenants. Avec le projet de loi 52, le gouvernement québécois propose un cadre législatif respectant le droit d’accès à ces services pour la population ainsi que le droit des médecins à l’objection de conscience.  Le rôle de la profession médicale est maintenant de s’assurer que les patients en fin de vie aient accès à des soins palliatifs de qualité et que les modalités des soins de fin de vie soient adéquates, en tenant compte des principes de justice sociale et des considérations déontologiques propres à l’exercice de la médecine. »

Ce sondage a été effectué électroniquement par la firme de sondage Léger auprès d’un échantillon de 1201 médecins québécois. Les résultats du sondage sont disponibles ici : www.amq.ca/documents/sondage-mourir-dignite-fr.pdf


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