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Commissaire à la santé et au bien-être : une absence de deux ans qui aura coûté cher au système de santé

jeudi 17 mai 2018

Montréal, le 17 mai 2018 – L’Association médicale du Québec (AMQ) se réjouit du retour du Commissaire à la santé et au bien-être (CSBE), mais se désole aussi de son absence pendant deux ans. L’abrogation de la Loi sur le Commissaire à la santé et au bien-être en 2016 a conduit à la dissolution d’un organisme indépendant de surveillance dont le système de santé avait pourtant le plus grand besoin.

« Le Commissaire est le seul moyen que l’on ait d’obtenir de façon neutre et indépendante toutes les évaluations nécessaires à la performance du système de santé qui est, rappelons-le, le poste budgétaire le plus important de l’État québécois », a expliqué le Dr Hugo Viens, président de l’AMQ.

L’AMQ demande instamment au parti au pouvoir et aux partis d’opposition de s’engager à renforcer le mandat du prochain CSBE s’ils sont élus en octobre prochain.

La dissolution du CSBE ainsi que le transfert de certaines de ses fonctions à l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) et au ministre de la Santé lui-même sont la preuve qu’il faut mieux protéger cet organisme.

Le Commissaire doit relever de l’Assemblée nationale afin qu’il ne soit plus tributaire d’une décision politique et budgétaire, comme cela a été le cas en 2016 et en 2017. Il faut par ailleurs modifier la loi pour lui assurer un financement suffisant et récurrent, garant de son indépendance, et lui permettre de reconstituer son équipe rapidement afin de reprendre ses travaux au plus vite.

« Il y a urgence : notre système de santé a connu plusieurs bouleversements depuis 2016. L’annonce des lois 20 et 130 a eu des répercussions, de même que la suspension de plusieurs de leurs articles ainsi que les dernières ententes avec les fédérations médicales. Or, ces répercussions n’ont pu être analysées avec l’objectivité nécessaire comme l’aurait permis un organisme neutre », a regretté le Dr Hugo Viens.

Comme l’a toujours souligné l’AMQ, la société québécoise a besoin d’un mécanisme de reddition de comptes et d’imputabilité crédible et indépendant en matière de santé.