Nouvelles | Communiqués de presse | Communiqués 2018

Annonce IPS : l'AMQ prône une meilleure prise en charge populationnelle en équipe

mercredi 14 février 2018

Montréal, le 14 février 2018 – L’Association médicale du Québec (AMQ) se réjouit que le gouvernement, l’ordre des infirmières et des infirmiers du Québec et le Collège des médecins du Québec misent enfin sur la collaboration entre les différents professionnels de la santé pour améliorer l’accès. C’est important de donner les moyens aux IPS de participer à la mise en place de traitements pour six maladies chroniques, mais l’AMQ espère que tout sera fait pour que cela se concrétise sur le terrain.

Depuis des années, l’AMQ rappelle qu’il est primordial d’aller en ce sens si l’on veut améliorer l’organisation des soins et des services en première ligne. En octobre dernier, avec ses partenaires du Collectif 15 Solutions en santé et services sociaux, l’Alliance des patients pour la santé, l’Association des cadres supérieurs de la santé et des services sociaux et la Confédération des syndicats nationaux, l’AMQ soulignait justement l’importance de prioriser la pratique interdisciplinaire. Pour y arriver, le collectif estime qu’il faut miser sur des milieux de pratique organisés selon les modèles reconnus et appropriés ainsi que l’élargissement des champs de compétence, dans une optique de complémentarité.

« Si l’on veut que l’urgence cesse d’être la porte d’entrée du système de santé, il faut que les patients puissent voir le bon professionnel de la santé, au bon moment », explique le président de l’AMQ qui ajoute que la seule façon d’éviter l’épuisement des professionnels de la santé passe par la fin du travail en silo. 

Attention au dédoublement des actes

L’annonce d’aujourd’hui est certes un pas dans la bonne direction, mais l’AMQ reste préoccupée de la situation actuelle dans le réseau. Rien de concret n’a été dit sur la façon dont on va s’assurer que les IPS de première ligne et les nouvelles classes d’infirmières spécialisées se trouvent au bon endroit pour agir dans des équipes complémentaires. Aussi, « plus que jamais, il faut s’assurer que l’on utilise au mieux les compétences de chacun. Il n’est pas nécessaire d’avoir complété des études de médecins ou d’IPS pour injecter des vaccins. Pourtant, l’on sait que cela prend beaucoup de temps avant qu’un changement de culture se produise et que les professionnels de la santé à qui l’on ouvre de nouveaux champs de compétence les utilisent effectivement », souligne le Dr Viens.

Pour l’instant, le Québec compte moins de 500 IPS et selon les dernières statistiques, alors qu’elles en ont le droit depuis janvier 2016, encore trop peu d’infirmières cliniciennes se prévalent des nouveaux actes qu’elles ont obtenus et notamment la prescription de certains médicaments.