Communiqué 18 août - Les médecins du Québec sont ouverts à l’élargissement des responsabilités des pharmaciens à certaines conditions

Montréal, le 18 août 2011 – Les médecins du Québec sont très majoritairement ouverts à l’élargissement des responsabilités des pharmaciens. Ils considèrent toutefois que ces nouvelles responsabilités doivent s’exercer en respectant certaines conditions précises qui garantiront la sécurité des patients.

C’est ce qui ressort d’un sondage mené en juin dernier par l’Association médicale du Québec (AMQ) auprès de tous les médecins du Québec. Le sondage visait à prendre le pouls des médecins concernant les demandes de changements législatifs demandés par l’Ordre des pharmaciens du Québec en mars dernier : http://www.opq.org/fr/services_public/communiques/83

 

La sécurité des patients avant tout

« Le message des médecins du Québec est sans équivoque, a commenté la présidente de l’AMQ, la Dre Ruth Vander Stelt. Ils sont d’accord avec une contribution accrue des pharmaciens, mais pas au détriment de la sécurité des malades. »

En ce qui a trait au prolongement de certaines ordonnances par le pharmacien, il doit se faire selon des critères très précis définis par les médecins et doit être limité dans le temps, dans une optique de dépannage.

Selon une majorité de répondants, les pharmaciens pourraient être autorisés à adapter une ordonnance, à condition que le médecin prescripteur soit informé de l’intention du pharmacien et puisse donner son accord.

Pour ce qui est de permettre au pharmacien de contribuer à la résolution de certains problèmes de santé simples, les médecins considèrent que cela pourrait se faire à certaines conditions, selon des critères définis et dans des contextes très précis.

Les médecins du Québec sont massivement en accord avec un changement qui permettrait aux pharmaciens d’administrer certains médicaments et à enseigner leur utilisation.

Toutefois une majorité de médecins s’opposent à ce que les pharmaciens puissent demander certains tests de laboratoire. Ils considèrent qu’il est de la responsabilité du médecin de faire la demande de test, l’appréciation et l’analyse clinique des résultats et de ses suites (traitement et suivi).

« Notre sondage démontre clairement que les médecins du Québec sont ouverts à un élargissement des responsabilités des pharmaciens, affirme la Dre Vander Stelt.  Ils considèrent toutefois que la sécurité des patients doit être le tout premier critère qui devrait guider le législateur dans son action. Ils ont massivement invoqué la nécessité que le médecin soit informé de toute intention du pharmacien concernant le prolongement ou l’adaptation d’une ordonnance. Ils rappellent également que le diagnostic est un acte médical qui doit être réservé aux médecins. »

Une synthèse des résultats du sondage est disponible sur le site de l’AMQ.


À propos de l’AMQ

L'AMQ regroupe près de 10 000 omnipraticiens, spécialistes, résidents et étudiants en médecine. Sa mission est de rassembler l’ensemble des membres de la profession médicale du Québec, dans un contexte de réflexion et d’action, afin d’améliorer les conditions de pratique de la médecine et la santé de la population québécoise.

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Pour une entrevue avec la Dre Ruth Vander Stelt, communiquez avec :

Myriam Labelle
Conseillère en communication
Association médicale du Québec
(514) 866-0660, poste 244
1 800 363-3932
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